Vous et nous

Refusons
les pleins pouvoirs
à Sarkozy !
Affirmons
la voix de la gauche
aux élections législatives.
 
Législative 
1° tour : J-34

 

Fil rouge

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Bonjour !

Merci à celles et ceux qui ont la gentillesse
de reprendre la lecture de ce blog politique.

Les échéances électorales sont évidemment importantes.
Mais elles sont peu devant l'immensité de l'effort nécessaire
de formation, de réflexion, de cohésion pour
reconstruire le parti des socialistes
sur une ligne clairement à gauche ! 
 

Edito

Lundi 2 octobre 2006 1 02 /10 /2006 15:38

 

Bonjour,

Je suis heureux de vous accueillir sur le Blog de Trait d'Union de l'Eure.

Nous vous donnerons, ici, des informations sur nos activités.

La période sera consacrée principalement à la préparation des élections présidentielles de 2007 et notamment à la désignation du candidat de tous les socialistes.

Ce blog est aussi un espace de débats. Merci de respecter ce qui fait l'originalité de l'identité du Parti socialiste : la liberté du débat, des analyses, des propositions. L'invective et l'insulte en sont exclus. Mais la force et la "rugosité" d'un propos ne place pas toujours celui-ci dans la catégorie de l'irrespect.

Bienvenue à toutes et à tous.

Gérard Contremoulin

 

Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Edito
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Jeudi 26 octobre 2006 4 26 /10 /2006 13:12

Chacun le sait, je ne suis pas fabiusien !

 

Mais je suis un militant de notre Parti qui appuie ses choix sur les nécessités impérieuses de l'heure. Il nous faut un candidat d'expérience, fidèle, qui sache analyser sereinement les situations et soit capable de se remettre en cause. Un candidat qui atteste par ses prises de positions sur les grands sujets de la période qu'il assume le projet socialiste et se trouve en phase avec nos grands combats.

Justice sociale, défense du pouvoir d'achat des salaires et amélioration des bas revenus, Laïcité, institutions politiques et sociales, Europe, éducation, recherche, sécurité non sécuritaire...

Un candidat qui soit animé d'une vraie conviction que la démocratie n'est pas le populisme, qui ne mélange pas la consultation sociale avec la démagogie, qui ne confonde pas référendum d'initiative populaire et sondage, contrôle démocratique et "jurys citoyens" !

C'est au moment où tous les sondages donnaient le OUI  au TCE gagnant à plus de 60% que Fabius s'est engagé avec nous sur le NON ! Une large majorité de notre peuple s'est exprimé en ce sens. Et c'est lui, encore, qui a formulé au lendemain du scrutin référendaire, la nécessité pour TOUS les socialistes, de redéfinir ENSEMBLE des bases nouvelles pour la poursuite de la construction européenne...

Homme de convictions, rassembleur, responsable, animer d'une perspective européenne et internationale pour le pays, voilà pourquoi je soutiens Laurent Fabius.

OUI, la droite doit être battue parce qu'elle plonge notre pays dans l'injustice et la régression sociales, elle conduit une politique de revanche sociale en s'attaquant aux grands équilibres acquis et conservés de hautes luttes depuis la Libération : laïcité, sécurité sociale, droit du travail, régime des retraites, baisse de la durée du temps de travail. C'est une politique de revanche au service du patronat car ces acquis ont été obtenus à l'époque contre ses "intérêts". Il n'a JAMAIS désarmé. Il faut une "opposition frontale" à ces politiques comme l'a revendiqué Laurent Fabius.

Ce style d'attitude politique a déjà été l'objet de débats dans le Parti. Rappelons nous du moment où il fallait défendre une ligne politique à gauche (le "Tenir bon") contre les funestes "5 conditions pour gouverner avec la droite". Une voix s'était fait entendre pour la défendre au nom de François Mitterrand. C'était au Congrès de Metz (1979) et cette voix était (déjà) celle de Laurent Fabius ! Elle préparait la victoire de 1981...

Aujourd'hui, n'oublions pas cela au moment où nous allons désigner notre candidat.

Pour battre la droite et l'extrême droite, nous avons besoin d'un candidat capable de s'opposer nettement à leurs thèmes, à leurs propositions. Nous prendrions un gros risque à penser que l'on peut chasser impunément sur leurs terres.

Or, que ce soit les jurys citoyens, le démantèlement de la carte scolaire (qu'il faudra évidemment retravailler), l'encadrement militaire des jeunes en situation de délinquance, une conception très sécuritaire de la sécurité, ces "idées" ne sont pas socialistes.

Je souhaite que la référence de notre candidat soit effectivement le projet. Il est ridicule et désobligeant pour nous de le qualifier, comme Ségolène Royal vient de le faire, de "petit Livre Rouge". Enfin... ne l'avons nous pas adopté, ce projet ?

Un mandat présidentiel se prépare, se construit, s'assume ! Ce n'est pas une "aventure".

Gérard CONTREMOULIN, délégué fédéral à la formation, section de Vernon.

 

Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Edito
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Samedi 28 octobre 2006 6 28 /10 /2006 01:58

 

Poursuivons sans désemparer.

Décidément, la "sondagite" (que l'on peut aussi écrire : Sond' agit') continue de frapper sévèrement !

Ségolène Royal aurait perdu 15 points dans les derniers sondages réalisés avant le Zénith de Paris. Conservons notre appréciation sur cette mode. N'en tenons pas compte.

Pour plusieurs raisons :

- Le panel est toujours le même, celui des sympathisants, c'est-à-dire précisément celles et ceux qui ne participeront pas aux votes des 16 et 23 novembre.

- Et s'ils ont résisté à la campagne des adhésions électroniques, c'est qu'ils ne souhaitaient vraiment pas "franchir le pas" et participer à la désignation. Qu'ils continuent donc.

- N'en déduisons surtout pas que ce phénomène se décalque à l"intérieur du Parti.

- N'en concluons donc pas qu'il serait désormais possible de relâcher nos efforts pour l'explication, la réflexion et les débats avec nos camarades de section. Bien au contraire !

Le 18 novembre n'est que dans 3 semaines. D'ici là, les candidats vont redoubler d'efforts pour convaincre. Il nous faut intensifier les appels à débattre, créer les occasions d'échange, lire et faire lire leurs propos. Laurent Fabius n'a rien à craindre d'une clarification. Au contraire, il a tout à y gagner.

Et c'est d'ailleurs ce que confirme Ségolène Royal lorsqu'elle souhaite que les débats nationaux (à la télé ou devant les militants) "se terminent au plus vite". Elle confirme ce que nous disons, à savoir que si elle est en phase avec le projet socialiste lorsqu'elle n'en brosse que les grandes lignes, il en va tout autrement lorsqu'elle entre dans le concret de ses propositions... D'ailleurs, elle les fait évoluer au gré des réactions (encadrement militaire des mineurs délinquants, jurys citoyens, carte scolaire). Quels sont alors ses vrais engagements ? Toute la question est là.

Et puis, au fil des réunions de sections où je vais défendre la candidature de Laurent Fabius, force est de constater que nos nouveaux camarades sont demandeurs de ces débats entre socialistes. Ils posent des questions, relancent sur les réponses que nous leur donnons. Ils veulent aussi qu'on les aide à comprendre. Oui, la politique est affaire de réflexion.

Non, "il n'est pas tant que cela finisse". Bien sûr, "cela" finira , mais uniquement lorsque le moment sera venu.

 

En attendant, poursuivons sans désemparer. On ne perd que les batailles que l'on ne mène pas.

Gérard CONTREMOULIN

Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Edito
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Samedi 4 novembre 2006 6 04 /11 /2006 12:27

 

Vive nos débats de sections !

Evreux, Louviers, Gaillon, bientôt Vernon, j'aurai eu la chance de parcourir ces sections et de rencontrer nos camarades. Ils ont envie de débattre, de poser des questions et d'exprimer leurs attentes et quelquefois, leurs craintes devant des propositions très "personnelles".  En un mot comprendre pour participer pleinement à la désignation du candidat des socialistes à l'élection présidentielle. Particulièrement nos nouveaux camarades.

Je veux dire, ici, que j'ai trouvé en mes coprésentateurs des camarades soucieux de respecter tous les candidats. C'est essentiel pour préserver nos batailles futures, celles de la campagne officielle.

Se respecter, c'est dire ce que nous pensons des idées de chacun des candidats. C'est aussi accepter de les entendre.

Ainsi, parler de la stratégie des alliances est au coeur de l'engagement socialiste. Rappeler qu'à chaque grande étape de la bataille pour la conquête pour le pouvoir, cette question revient, avec constance, est une nécessité qui permet de clarifier les positions respectives. C'est utile pour permettre de bien choisir les 16 et 23 novembre. 

En 1971, au congrès d'Epinay, le Parti Socialiste a adopté la stratégie d'Union de la Gauche contre celle dite de la troisième force (alliance avec le Centre et/ou la démocratie chrétienne). S'en est suivi l'adoption du premier projet socialiste ("Changer la vie") puis du Programme Commun de Gouvernement (PS, PCF, Radicaux de Gauche).

Lorsqu'il s'est agit de préparer la bataille de l'après Giscard, ce débat s'est incarné dans une opposition de ligne entre les "5 conditions pour gouverner avec la droite" soutenue par Michel Rocard et le "Tenir bon" de François Mitterrand. C'étais le congrès de Metz (1979). Celui qui défendait cette dernière ligne, c'était Laurent Fabius ! C'est ainsi que François Mitterrand devint notre candidat puis le Président de la République, le 10 mai 1981 !

Comment gagner sans chercher, dès maintenant, le rassemblement de la Gauche ?

Aujourd'hui, Laurent Fabius vient d'utiliser ce mot d'ordre de "Tenir Bon". Il donne ainsi la mesure du débat d'investiture. Il trace la perspective nécessaire pour rassembler la gauche, condition indispensable pour gagner contre la droite et défaire l'extrême droite.

Je préfère entendre cet engagement que de lire "qu'il ne faut pas effrayer les centristes dont on a besoin au 2ème tour » (DSK, Figaro, avril 2005).

De même, alors que certains (PCF, altermondialistes, LCR) débattent actuellement d’une candidature unique à la gauche de notre parti, Ségolène Royal, partisane du «oui » au traité constitutionnel, ignore nos partenaires traditionnels et le reste de la gauche.

 

La candidate joue le centre : avec l’entrée en campagne de Bayrou, elle le perdra vite. Le PS n’a remporté de victoires qu’en proposant des réforme sociales profondes (de la semaine des 40 h en 1936 au slogan « Et maintenant l’Europe sociale ! » en 2004) et en choisissant clairement la stratégie du rassemblement de la gauche. C’est nécessaire pour gagner. Et c’est nécessaire ensuite pour réussir et gouverner.

 

Si elle était désignée, Ségolène Royal aurait probablement du mal à opérer le rassemblement de la gauche : à ce jour, aucune formation de gauche n’a approuvé ses propositions.

 

- Comment imaginer que le PCF approuverait de louer la « valeur travail » mais d’oublier d’augmenter précisément les salaires ?

 

- Comment penser que les radicaux de gauche pourraient se retrouver dans une défense molle de la laïcité face à la montée du communautarisme et du fanatisme religieux ?

 

- Comment croire que les écologistes soutiendraient une candidature qui ne dit rien de l’après-pétrole et ne propose pas de sortir du tout-nucléaire ?

 

- Comment obtenir le soutien des chevènementistes en faveur d’une candidate qui affirmait qu’en cas de victoire du Non le 29 mai 2005, les cantines scolaires de Poitou-Charentes fermeraient et qui ne dit rien de la réorientation sociale de l’Europe ?

 

Et comment les forces de gauche, sauf contorsion, pourraient-elles se retrouver dans une candidature favorable à la suppression de la carte scolaire, la remise en cause des 35 heures, la régionalisation de la justice, la fin du regroupement familial pour les immigrés ? D’ailleurs, Marie-George Buffet le 18 septembre dernier déclarait : si S. Royal est présente au deuxième tour de la présidentielle, « j'appellerai les hommes et les femmes de gauche à se rassembler pour battre la droite, sans conditions. En revanche, si elle forme un gouvernement sur une politique social-libérale, celle qu'elle prône aujourd'hui, je dirai que nous ne sommes pas pour aller dans ce gouvernement"

Je connais l'esprit taquin des militants socialistes. Il est probablement la marque de notre estime réciproque. Surtout lorsque l'on imagine la force de la tentation...

Voyons ce qu'il en est...

On reproche à Laurent Fabius un passé "social-libéral". Les positions qu'il a défendues au gouvernement ont toujours été celles des socialistes. Cela étant, évitons les malentendus ou, pire, les procès d’intention. Certains imputent par exemple à Laurent Fabius le tournant de la rigueur : c’est faux. Ce tournant, c’est Pierre Mauroy qui l’a décidé en tant que Premier ministre en 1983. Cf. une lecture de Verbatim sur le media citoyen Agoravox : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=7542.

Il est faux également de dire que Laurent Fabius « avait autorisé un allégement de la fiscalité sur les stock-options » (Le Monde du 6 octobre 2006). Le journal a d’ailleurs été contraint de publier un rectificatif. La disposition adoptée en 2001 a en réalité alourdi la fiscalité sur les plus-values des stock-options supérieures à 150 000 euros en introduisant une taxation progressive. D'où les réactions de l’UMP à l'époque : «Est-ce bien le moment d'ajouter après l'IRPP et l'ISF un troisième impôt progressif ?» (Ph. Auberger) ou encore « Le présent article vise à alourdir la fiscalité portant sur la fraction des plus-values d'acquisition supérieures à un million de francs » (Ph. Marini)

.

Par ailleurs, Laurant Fabius a expliqué qu’il avait évolué dans ses analyses, pour tenir compte de l’évolution du monde et de la France. Tout le monde au PS demande à juste titre qu’on tire les leçons du 21 avril : Laurent Fabius est le seul responsable à l’avoir fait. Est-ce critiquable ?

 

Le prochain débat télévisé du 9 novembre doit porter sur les dossiers européens et internationaux. Le sujet est déterminant. Nous aurons à coeur d'être attentifs aux engagements et aux "postures" de nos candidats.

Le moment de la décision approche... Restons mobilisés.

Gérard Contremoulin, section de Vernon.

 

Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Edito
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Samedi 11 novembre 2006 6 11 /11 /2006 20:30

Restons sereins sans accepter l'inacceptable !

 

A quelques jours du 1° tour, la tension monte ! Les manipulations de fichiers, dont l'Eure a su se préserver, touche quelques grosses fédérations... Jean-Luc Mélenchon révèle, dans son blog, la situation de la fédération de l'Hérault... Pour tristement habituelle qu'elle soit là-bas, cette situation est proprement inacceptable ! Vous trouverez ci dessous un article sur ce qui s'y passe.

La Vidéo où S. Royal évoque les 35h pour les profs de collège est contestée par son équipe... parce qu'elle ne serait pas complète. Ci dessous, l'adresse de la version "complète".

Pour notre fédération, chacun connaît maintenant le style assez personnel de notre camarade Denis Szalkowski. Les commentaires sur Jean-Luc Mélenchon, qu'il nous livre ici, en donnent un nouvel exemple. L'insulte n'a jamais réussi en politique qu'à disqualifier son auteur...

 

J'aurais pu choisir de supprimer ledit commentaire, mais ce type de méthode n'est pas la nôtre. N'est-il pas préférable que chacun puisse le lire...

 

Il est étonnant pourtant qu'il se livre à ce genre de provocation, lui qui pratique la menace judiciaire...

 

Il m'en a livré, ici, un exemple. En effet, j'avais cité, dans ce blog, sa protestation (que je trouvais légitime) à propos de l'accord PS-PRG sur un nouveau Traité Constitutionnel Européen, reprenant les parties 1 et 2 du texte rejeté par les Français.

 

Par souci de rester fidèle à son expression, et pour la relayer, je citais in extenso ses propos, entre guillemets... 

 

Notre camarade Denis, lecteur assidu, a exigé le retrait de ce propos, sous peine de procédure judiciaire, constat d'huissier, etc. arguant qu'il ne m'avait pas autorisé à le faire...

 

Sa position n'était pourtant pas confidentielle puisqu'il l'avait diffusée assez largement. Je l'avais reçu par un mail dont la liste de diffusion était invisible comme l'indiquait la mention "undisclosed recipients".

 

Puis, en forme de dialogue, j'ajoutais le commentaire personnel suivant :

 

 

 

Mercredi 01 Novembre 2006

Bien sûr qu'il faut protester contre cette initiative prise par la direction du Parti. Bien sûr que tu as raison, Denis, de t'insurger contre ce que tu appelles à juste titre un "déni de démocratie".

 

Que ce soit le Préambule, que ce soit la Partie I, que ce soit la Partie II, telles qu'elles sont actuellement formulées, ces composantes du TCE sont INACCEPTABLES.

 

La Laïcité n'y est pas défendue, le Libéralisme y reste constitutionnalisé, les valeurs y sont malmenées et la charte sociale y reste non exécutoire...

 

Mais, Denis, comment vas -tu t'y prendre pour entraîner tes coéquipiers de Désirs d'Avenirs dans cette protestation... 

 

De ce point de vue, reconnais que notre positionnement, aux cotés de Laurent Fabius, en ouvre réellement la perspective ...

 

Car nous voulons relancer l'Europe. Et la prochaine présidence de l'Union Européenne qu'assurera la France en 2008 nous oblige à l'exigence vis à vis de notre candidat(e) à la présidentielle...

 

Il reviendra à notre pays de conduire la relance de l'Europe :

- Quel budget ?

- Quelle Europe sociale ?

- Quelles institutions ?

 

Laurent Fabius s'est engagé clairement sur ces points et voilà pourquoi il faut le soutenir.

Gérard Contremoulin

 

 

J'aurai pu persister. J'ai préféré retirer l'ensemble de l'article plutôt que de servir à notre camarade matière à diversion pendant ce débat qui devait rester l'essentiel de notre action de militants.

La dernière fois qu'un politique m'a ainsi menacé, c'était un élu municipal dont j'avais écrit dans un tract qu'il était membre du FN ! C'était un adversaire politique, pas un concurrent...

 

Aujourd'hui, les dérapages et les bogs ségoléniens semblent montrer qu'en matière de 35 H, elle aurait un  "plan B" pour le collège (ce que les profs vont très certainement apprécier !) ; que sa "maîtrise" des dossiers nucléaires mériterait encore quelques sessions de "soutien scolaire" (ce qui éviterait à JL Bianco d'avoir à se livrer à  des mises au points autant laborieuses qu'acrobatiques).

 

Alors, le temps est vraiment venu de garder ses nerfs. Et de se souvenir que le Président de la République est détenteur de la clé du feu nucléaire ; que la France présidera l'Union Européenne en 2008 au moment où il faudra relancer l'Europe sociale, institutionnelle ; que notre base électorale a besoin de propositions concrètes, non de promesses moralisatrices sur les "valeurs" ; que la démocratie a besoin d'être restaurée après les années Chirac plutôt que de cultiver la suspicion envers les élus...

 

Bref, notre Pays a besoin d'un candidat "à la hauteur de l'ambition", vraiment ancré sur l'identité de la gauche, sur la satisfaction des besoins des travailleurs et des salariés qui gagnent pas tous le SMIC.

 

Qu'un ancien ministre socialiste viennent rappeler ces quelques réalités et qu'il soit plutôt aussi convaincant que bon orateur ne mérite pas qu'on le traite de "clown" !

 

Que des camarades qui soutiennent S. Royal se soient sentis autorisés à interpeler le 1° Secrétaire fédéral poiur lui dire que son invitation de Jean-Luc Mélenchon constituait une "provocation", tout cela en dit (trop) long sur l'évolution de la situation de leur mentor au fil de la campagne interne !

 

Encore quelques jours : gardons nos nerfs camarades !

Gérard CONTREMOULIN

 

 

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Mercredi 15 novembre 2006 3 15 /11 /2006 10:56

 

 

16 novembre : ne pas se tromper de scrutin...

 

Notre vote du jeudi 16 novembre n'est pas un vote contre la droite ! C'est un vote pour choisir lequel des 3 candidats pourra le mieux rassembler la Gauche.

 

Même si l'argumentaire pro Royal veut confondre 1° tour de l'investiture et 1° tour de la présidentielle, ce n'est qu'une supercherie ! Six mois séparent ces deux scrutins et une campagne. On comprend bien que le but recherché est de ne pas tenir compte de ce qui fait précisément la valeur d'une consultation électorale : le débat citoyen. On se souvient de la formidable explication publique qui a eu lieu lors du référendum sur le Traité Constitutionnel. Elle avait donné lieu à une véritable appropriation par les citoyens de ce texte. On se rappelle l'ampleur du résultat.

 

Evidemment, pour s'en souvenir, il vaut mieux y avoir participé.

 

C'est cela le vrai changement dans le fonctionnement de notre démocratie. C'est la confiance que l'on accorde au débat réel et non à l'image que l'on s'en fait, intoxiqué que l'on est par les médias !

Le 16 novembre, nous allons choisir le candidat qui nous paraît être le mieux en phase non pas ce concept vide de sens et de réalité que l'on appelle "l'opinion", mais avec notre électorat, celui que l'on connaît concrètement dans nos sections lorsque l'on analyse les résultats électoraux bureaux de vote par bureaux de vote ; lorsque élus, on tient permanence dans nos villes et nos villages ; lorsque militants, on fait vivre nos associations, nos syndicats.

 

Beaucoup d'arguments ont été développé ici sur la position de Laurent FABIUS depuis le congrès de Dijon.

Sur la laïcité où il a proposé que les socialistes prennent l'initiative d'une loi contre le port de signes religieux à l'école, pour l'adoption d'une Charte de la Laïcité, contre le rapport Machelon (sur la modification de la loi de 1905). 

 

Sur la défense du pouvoir d'achat des salaires et des retraites et pensions. L'augmentation programmée du SMIC (1.500€) avec un coup de pouce immédiat de 100€.

Sur la reconnaissance du dialogue social avec l'organisation, programmée et échéancée (!) d'une conférence nationale entre les partenaires sociaux.

Sur la nécessaire relance de la construction européenne en utilisant la présidence de l'Union Européenne qui nous échoit en 2008. Institutions européennes, charte sociale (sur laquelle nous avons été victorieux aux dernières élections européennes.

Sur La modification des institutions de la 5° République dans le sens de la mise en place d'un régime parlementaire, abandonnant l'actuel présidentialisme, avec un référendum (lui aussi échéancé).

Sur la place réservée à l'écologie avec la création d'un vice premier ministre en charge de ce secteur.

C'est cette étape-là que nous devons franchir le 16 novembre pour mieux nous préparer à franchir les autres...

Ne pas se tromper de séquence dans cette bataille décisive pour rompre avec le libéralisme, qu'il soit de droite ou social-libéral.

Votez et faites voter Laurent FABIUS

Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Edito
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Jeudi 16 novembre 2006 4 16 /11 /2006 03:38

 

Tiens... tiens... quand les masques tombent !

 

 

 

Réponse à l'article d'Hervé Baro que l'on pourra trouver à l'adresse suivante :

 

http://desirsdavenir09.over-blog.com/article-4520992.html

 

 

 

Mon cher camarade Hervé,

 

 

 

Tu te souviens, nous avons eu, souvent, l'occasion de "croiser le fer" ensemble lors des commissions des résolutions des congrès de l'ex FEN... A l'époque, nous étions peu nombreux à la défendre. Tu te rappelles le congrès de Pau... Je luttais à l'époque, contre toi, pour refuser le changement de nom, eu égard à l'héritage qu'il portait... Vous aviez été rattrapés par la "modernité"…

 

 

 

Un nombre certain de camarades, dont tu étais, me reprochait mon manque de respect pour la Charte d'Amiens (autonomie du syndical par rapport au politique). Et vos arguments n'étaient pas toujours d'une finesse exemplaire… Je les acceptais avec philosophie !

 

 

Quelle n'est pas ma surprise aujourd'hui de voir que tu signes, en tant que socialiste, avec tes anciennes responsabilités syndicales ! Ta prise de position serait-elle celle de l'organisation au nom de laquelle tu te présentes ? Le SE-Unsa, dont tu te revendiques, aurait-il décidé de rompre avec cette posture légitime de non descente dans "l'arène politique" ? J'en doute.

 

 

 

Et quand bien même le serait-elle, c'est au secrétaire général de l'exposer, pas à un "ancien" dirigeant. C'est le B A BA des règles en la matière.

 

 

 

Tu es désormais conseiller général. C'est déjà beaucoup. Peu après ton élection, tu nous as expliqué qu'il ne t'était plus possible de rester membre du secrétariat national de l'UNSA. Ta position était totalement conforme à la Charte d'Amiens et j'ai trouvé que, de ton point de vue, tu étais parfaitement honnête avec nous. D'autant qu'à ta place, je n'aurais pas fait le même choix.

 

 

 

Tu as parfaitement le droit d'exprimer une position politique sur le fait syndical. Je le fais moi même souvent, mais fais le en tant que politique, pas en tant que responsable syndical, fut-ce au nom de responsabilités passées... Aujourd'hui, pourquoi ce mélange des genres que tu as tant fustigé dans le passé ?

 

 

Si tu restes fidèle à tes convictions d'autonomie du politique et du syndical : assume ce choix jusqu'au bout.

 

 

Alors, pourquoi ?

 

 

 

Il faut que le faux pas de Royal à propos des 35 H des enseignants soit considéré par son entourage comme suffisamment grave pour "faire monter au créneau" des anciens responsables syndicaux enseignants et pour que tu te décides à réagir ainsi, en contradiction avec les règles que je t'ai toujours vu respecter... J'imagine (pour te trouver des excuses) la force des "amicales" pressions de tes amis, comme l'on dit.

 

 

 

Mais comme elle arrive tard cette déclaration ! En fin de campagne bien sûr ! En fait de rénovation, l'équipe de Royal finit par révéler son vrai visage : des méthodes recuites de fin de campagne... politicienne !

 

 

Gérard Contremoulin,

responsable de "Trait d'Union 27", délégué fédéral à la formation

 

 

 

 

 

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Jeudi 16 novembre 2006 4 16 /11 /2006 04:38
 

Édito : Laurent Fabius pour faire gagner la gauche

 

Notre campagne de désignation touche à sa fin. Le débat nous a collectivement renforcés. Loin d’être une «machine à perdre », comme l’avait dit Ségolène Royal en octobre pour l’empêcher ou le contourner, le débat est une machine à gagner pour le PS ! Le débat a permis à chaque candidat de dire sa vérité et à chaque militant de se faire son jugement.

 

Laurent Fabius est plus que jamais le candidat qu’il faut désigner les 16 et 23 novembre prochain. Pour battre la droite c’est lui qui propose la seule ligne politique gagnante et la seule démarche vraiment cohérente :

 

1. Candidat d’une gauche décomplexée, Laurent Fabius est le seul à porter pleinement le projet socialiste.

 

2. La modernité n’est pas toujours là où l’on croit. Parce qu’il défend notre projet, Laurent Fabius est plus moderne que ne le sont ses compétiteurs quand ils se réclament de solutions passées : celles de la social-démocratie des années 50-60 ou du blairisme des années 90. Laurent Fabius est le seul à tirer pleinement les conséquences du durcissement du capitalisme financier, qui appelle aujourd’hui de nouvelles réponses. Et pas seulement des « on verra » ou « on négociera ».

 

3. La démarche politique de Ségolène Royal apparaît désormais plus clairement : faire parler de soi dans les médias en multipliant les propos contradictoires, quitte à ce que le PS et la gauche en sortent affaiblis. Jouer systématiquement la victime, alors qu’elle bénéficie du soutien de l’appareil du Parti et des moyens les plus importants. Ségolène Royal veut briser les tabous ; prenons garde de ne pas briser en chemin les chances du rassemblement de la gauche. Il appartient à chacun de rester fidèle à l’éthique socialiste.

 

4. Des trois candidats, Laurent Fabius est le seul à proposer une véritable démarche présidentielle : conception précise de la fonction et définition claire des partenaires. Un Président qui préside, un Parlement renforcé, une République nouvelle. Et le rassemblement de la gauche comme seule stratégie. Pas question pour lui de parler de « majorités de projets » avec la droite ou le centre.

 

Le socialisme, c’est d’abord un choix de liberté. Les 16 et 23 novembre prochain, les militants voteront en conscience et non pas comme demandent de le faire les médias et les sondages.

 

Grâce à eux, il y aura un second tour, Laurent Fabius sera désigné et il fera gagner la gauche.

Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Edito
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Jeudi 16 novembre 2006 4 16 /11 /2006 23:58

 

Ségolène ROYAL est élue !

 

A l'heure où j'écris, la victoire de Ségolène Royal est définitivement acquise, d'une ampleur réelle et obtenu par une participation remarquable. Les militants se sont massivement mobilisés. Il faut le reconnaître et l'interpréter comme un message fort.

"La responsabilité du gagnant, c'est de rassembler" disait Pierre Moscovici dans l'émission d'Arlette Chabot. Telle est bien la tâche, prioritaire, qui attend la candidate élue.

Quelles initiatives Ségolène Royal prendra-t-elle, demain ou dans les prochains jours, pour nous rassembler ? Il lui revient de cimenter sa victoire avec tout le Parti pour conduire la bataille contre la droite.

Je me suis élevé, dans ces lignes comme dans les réunions de sections auxquelles j'ai participé, contre le doute parfois émis que tous se retrouveront, à l'issue du vote, autour du candidat élu. Je persiste. Et puisque nous y sommes, j'observe que cette victoire a été acquise dans le cadre d'une confrontation politique. Rassembler celles et ceux qui n'ont pas voté pour elle -et Ségolène Royal s'y est engagée ce soir- consiste à revenir au Projet socialiste ; à préciser ses intentions sur ses propositions personnelles ; à envisager de prendre en compte celles de ses challengers et donc, les nôtres...

Nous voulons tous battre la droite. Chacun l'a dit pendant cette campagne interne. Le dire est necéssaire mais pas suffisant. Il faut maintenant étayer les intentions par des propositions concrètes et il faut les concevoir comme autant de signaux forts envoyés à notre électorat, à notre base sociale, et en premier lieu vers toutes celles et tout ceux qui souffrent le plus des conséquences du libéralisme.

Voilà comment il faut, comment elle peut rassember les socialistes. Pour François MITTERRAND, la feuille de route était d'abord de rassembler les socialistes pour ensuite rassembler la Gauche et convaincre le peuple de gauche. Viser la grande rencontre entre la majorité sociologique et la majorité politique. Elle est toujours d'actualité...

Nous avons fait campagne pour Laurent Fabius, nous avons pointé ce qui ne nous convenait pas dans les propositions des autres candidats. Nous l'avons fait pour des raisons politiques. Ce sont ces raisons, maintenant, qui constituent la clé du rassemblement dans le cadre du Projet socialiste.

Chacun doit maintenant prendre la mesure de la décision que le parti vient de prendre hier soir. Un deuxième chapitre s'ouvre sur des responsabilités et des perspectives nouvelles. Ségolène Royal, comme les autres candidats, doit engager la réflexion pour construire une attitude politique commune.

Alors nous serons rassemblés. Alors pourra commencer l'ascension vers la victoire en mai 2007, à la condition d'avoir réussi le premier tour... Oui, c'est en analysant, sans concession, les raisons du 21 avril 2002 que nous nous ouvrirons la voie vers l'Elysée... et que nous préparerons, simultanément, la victoire des législatives de Juin.

N'oublions jamais que l'extrême droite attend, sans avoir à beaucoup parler, tout faux pas de notre part. Ce n'est pas "affectivement" que le 21 avril est une souffrance, c'est "concrètement", en terme de pouvoir d'achat, de casse du service public, d'abandon des grands acquis sociaux de la Libération, de misère pour une partie toujours plus importante de nos concitoyens. C'est d'abord vers eux que nous devons, en tant que socialistes, nous tourner.

C'est aussi en faisant cela que nous construirons les conditions politiques qui rendront les candidatures alternatives à gauche inutiles. Si nous ne tenons pas cette ligne, alors ces candidatures prendront de la densité. Pour notre perte !

 

Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Edito
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Lundi 20 novembre 2006 1 20 /11 /2006 11:51

 

Le débat continue à gauche...

 

Le débat s'intensifie depuis le 17 novembre sur la situation à gauche après la désignation de Ségolène Royal. Les militants ne doivent pas craindre le débat, nous l'avons suffisamment dit pendant la campagne interne pour ne pas nous désavouer aujourd'hui.

Oui, j'ai bien dit : ne pas se désavouer ! On ne peut pas considérer le matin que ce pourquoi on militait la veille au soir est devenu caduque. Tout le monde est capable de comprendre cela.

Alors beaucoup de blogs font vivre ce débat et notamment "Bellaciao". Au fur et à mesure, nous les ajouterons dans la liste des Liens (à gauche).

 

Quelques articles :

http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=37140

http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=37066

http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=37012

http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=36952

 

 

 

 

Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Edito
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