À l'UMP, couacs et désaccords se multiplient
Source : Ouest France - mardi 15 janvier 2008

Patrick Devedjian veut donner aux municipales « une dimension nationale ». Jean-Pierre Raffarin n'est pas de cet avis. : Archives Frédéric Girou
Si le PS cultive ses divisions, l'UMP n'est pas à l'abri de la cacophonie. Par exemple à propos des municipales des 9 et 16 mars. Nicolas Sarkozy et François
Fillon veulent politiser ce scrutin et vont s'impliquer dans la campagne, en se partageant les villes. Le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, est sur la même ligne :
il faut donner aux municipales « pour « . Les
régionales de 2004 ont été perdues par la droite parce que, pensent-ils, on a voulu en faire « .
»vingt-deux élections locales»mobiliser l'électorat»une dimension nationale
Jean-Pierre Raffarin et Henri Guaino, conseiller spécial du Président, ne sont pas de cet avis. Pour l'ancien Premier ministre,
« : mieux vaut, estime-t-il, que « . »la politique locale ne soit pas systématiquement un enjeu national, sinon on mobilise surtout le camp adverse»la situation locale est déterminante
Il est vrai que les Français interrogés par des instituts de sondage affirment qu'ils se prononceront surtout en fonction de considérations locales et, à une forte
majorité, se disent opposés à un engagement du président dans la campagne. Certains ministres eux-mêmes préfèrent « leur
campagne. La candidate de l'UMP à Paris, Françoise de Panafieu, juge que Nicolas Sarkozy doit trouver « dans son soutien aux
candidats. »une juste mesure»ne pas nationaliser
Autre point de désaccord au sein de l'UMP : la suspension de la culture du maïs OGM Mon 810 décidée par le chef de l'État. Dans une
tribune publiée dans le Journal du Dimanche, le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, voit là « ,
et demande que le Parlement se saisisse de ce débat au lieu de laisser « . « par cette décision a déclaré de son côté, Patrick Ollier, président de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée : chez les
parlementaires UMP « selon lui. Mais François Fillon indique que cette « est un « . »compromis scellé dans le Grenelle de
l'Environnement»décision politique»tout le monde est vent debout»Je suis très désagréablement surpris»prospérer les peurs
irraisonnées et les discours dogmatiques»un nouveau procès en hérésie
Enfin, alors que Fadela Amara doit présenter son plan banlieue le 22 janvier à Vaux-en-Velin, sa ministre de tutelle, Christine Boutin, ministre de la Ville,
affirmait, hier, dans la Croix : ... »Je ne crois pas en un plan banlieue, mais en une autre politique de la
Ville«
Jean-Yves BOULIC.
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