Trait d'Union de l'Eure
"Assez parlé d'égalité, il est temps de faire des
égaux" (Jean Jaurès)
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Bonjour !
Merci à celles et ceux qui ont la gentillesse
de reprendre la lecture de ce blog politique.
Les échéances électorales sont évidemment importantes.
Mais elles sont peu devant l'immensité de l'effort nécessaire
de formation, de réflexion, de cohésion pour
reconstruire le parti des socialistes
sur une ligne clairement à gauche !
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La communauté universitaire est globalement rassurée par cette
nouvelle version du texte
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Recalée en début de semaine, la réforme sur les universités pourra être présentée dès mercredi prochain en Conseil des Ministres.Hier, la Ministre de l'Enseignement Supérieur a présenté une nouvelle version du texte à la communauté universitaire. C'est « un texte d'équilibre parce que cette réforme est urgente et nécessitait une adhésion plus large de l'ensemble de la communauté universitaire », a commenté Valérie Pécresse, à l'issue de 2 heures de table-ronde avec les organisations universitaires. Les 3 points qui étaient contestés par les étudiants, les personnels, enseignants-chercheurs et présidents d'université ont été corrigés. Le nouveau texte prévoit désormais que « toutes les universités » devront prendre leur autonomie « dans un délai de 5 ans », et « toutes seront accompagnées » dans ce processus, a précisé la Ministre. Ensuite, les Conseils d'Administration pourront comporter entre 20 et 30 membres (contre 20 initialement). Ils seront « resserrés et stratèges mais avec une souplesse pour que les universités pluridisciplinaires puissent s'organiser », a argumenté la ministre. Enfin, la possibilité donnée aux universités de sélectionner les étudiants dès l'entrée en master (bac 4) a disparu du texte car « la plupart de mes partenaires souhaitaient que soit d'abord abordée la question de la réussite en Licence », a expliqué Valérie Pécresse. « Le Président de la République avait besoin d'entendre l'ensemble de la communauté universitaire pour comprendre les enjeux », a justifié la Ministre de l'Enseignement Supérieur faisant référence aux consultations menées en début de semaine par le chef de l'Etat suite aux inquiétudes exprimées par l'ensemble des acteurs de l'université. Ceux-ci, à l'exception notable des présidents d'université, très demandeurs d'autonomie, ont toutefois prévenu qu'ils resteraient « vigilants ». « Nous sauvons l'essentiel » Les représentants de la communauté universitaire se disent « rassurés » par la nouvelle version du projet de loi sur l'autonomie des universités. « Le texte était inacceptable il y a une semaine parce qu'il dénaturait le modèle universitaire français : aujourd'hui nous sauvons l'essentiel », estime Bruno Julliard, président de l'Union Nationale des Etudiants de France (UNEF). De son côté, Jean-Pierre Finance, premier responsable de la Conférence des Présidents d'Université (CPU), relève que « l'essentiel des remarques que (la CPU) avait faites ont été intégrées au nouveau texte », en citant la mention, écrite noir sur blanc, que les universités devront « toutes » avoir acquis leur autonomie « dans un délai de 5 ans ». La question des pouvoirs accrus des présidents d'université et surtout de la possibilité pour eux de recruter des personnels contractuels - c'est-à-dire hors fonction publique -, focalise en revanche la crainte des enseignants-chercheurs et personnels non-enseignants. « Le texte continue à ne pas nous satisfaire », a assuré Gérard Aschieri, Secrétaire Général de la FSU. Patrick Gonthier, Secrétaire Général de l'UNSA-Education, a pour sa part déploré une « fragilisation de la Fonction Publique et un droit de veto qui donne des pouvoirs exorbitants aux présidents ». |
Le projet de loi instaurant des peines planchers est prochainement débattu au Parlement. Il prévoit qu’en cas de récidive d’un délit même minime, les juges ne puissent prononcer une peine inférieure à un seuil déterminé par la loi. Le dispositif s’appliquerait dès l’âge de treize ans. C’est ainsi qu’un mineur volant un DVD dans un supermarché, déjà condamné pour vol, serait par principe condamné à six mois d’emprisonnement. Un adolescent de plus de 16 ans pourrait se voir, quant à lui, refuser le bénéfice de l’atténuation de peine en cas de récidive de faits commis avec violence. La peine plancher alors applicable serait la même que pour les majeurs, c’est-à-dire deux ans d’emprisonnement. Certes, les juges pourraient, par exception, opter pour une peine inférieure au plancher, mais leurs décisions seraient strictement contraintes.
Le gouvernement affirme que les peines planchers lutteront contre la récidive grâce à leur effet dissuasif. Le même débat faisait rage concernant la peine de mort : contrairement à ce que
prétendaient les tenants de la peine capitale, son abolition a été suivie non d’une hausse mais d’une baisse du taux de criminalité (nombre de crimes par habitant) : la dissuasion qui lui
était attachée n’était donc que pure fiction.
Le gouvernement prétend que les pays ayant adopté un système comparable ont de meilleurs résultats en matière de lutte contre la récidive. La plupart des pays qui connaissent des peines
planchers les ont réservées à des crimes ou des délits graves, ce qui n’est pas le cas du système français qui s’appliquerait à de simples vols. Il n’est pas démontré, au vu de l’évolution de la
délinquance et de la criminalité aux Etats-Unis par exemple, que les peines planchers permettent d’assurer la paix civile. En revanche, leur taux de détention est dix fois supérieur au nôtre.
C’est d’ailleurs l’explosion du nombre de détenus et l’absence d’effet positif sur le taux de criminalité et de délinquance qui ont déterminé l’Australie à renoncer, en 2001, à un système
similaire adopté en 1996. La France s’apprête donc à appliquer un système inefficace, dont les effets dangereux ont déjà été expérimentés ailleurs.
Avec ce projet, la justice deviendrait une machine à punir, automatisée, qui ne prendrait plus en compte les situations individuelles. Notre société renoncerait à l’éducation de ses enfants. Les
prisons, déjà surpeuplées, se rempliraient encore davantage de petits délinquants. Est-ce dans cette société qu’une majorité de Français souhaite vivre ?
Récidive : la difficile position d'équilibre de Rachida Dati devant le Parlement
Source : LE MONDE | 04.07.07 | 15h21 • Mis à jour le 04.07.07 | 15h21
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Communiqué du Bureau National du PS
Le projet de loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat aura pour principal effet une dégradation des conditions de travail et un ralentissement des créations
d’emplois, sans aucun effet sur le pouvoir d’achat des Français.
Seul un tiers des salariés pourra bénéficier de la détaxation des heures supplémentaires. Les salariés ne choisiront pas leur temps de travail, seuls les employeurs pouvant en décider,
et la principale conséquence sera une intensification et une dégradation des conditions de travail de nombreux salariés. Cette mesure contribuera à asphyxier les régimes de protection
sociale, employeurs et salariés étant expressément incités à sous-déclarer le temps réel de travail. Et elle jouera pleinement contre l’emploi, les employeurs étant
financièrement incités à recourir aux heures supplémentaires plutôt qu’à embaucher.
L’abaissement du bouclier fiscal à 50 % des revenus constitue une course au moins disant fiscal qui s’opèrera au bénéfice exclusif des plus grandes fortunes. Destiné à
remettre en cause l’impôt sur la fortune, il représente un cadeau fiscal de 45 000 euros pour les 13.000 foyers disposant d’un patrimoine supérieur à 7 millions d’euros qui capteront ainsi les
trois quarts du bénéfice total du bouclier (810 millions d’euros pour 235.000 ménages). Les 90% de Français qui gagnent moins de 3000 euros par mois n’y gagneront rien alors même
que les plus fortunés y gagneront près de 4 SMIC par mois : difficile dès lors de parler de revalorisation du travail !
La suppression de l’essentiel des droits de succession, alors que 75 % des successions échappent aujourd’hui à toute imposition, s’opèrera au bénéfice des 10 % de Français les plus
fortunés qui détiennent 50 % du patrimoine du pays : difficile de parler de justice fiscale quand on subventionne les pires inégalités sur fonds publics !
La déduction de l’impôt sur le revenu de 20 % des intérêts versés pour l’achat d’une habitation favorisera la hausse des prix, dès lors que cette réforme ne sera pas réservée aux
primo-accédants, et aggravera encore les inégalités puisqu’elle bénéficiera principalement aux plus gros emprunts. Il eut été plus efficace et plus juste d’utiliser ces 3 milliards d’euros à
l’élargissement du bénéfice du prêt à taux zéro.
Au prétexte de favoriser la transparence dans l’octroi des « parachutes dorés », le projet de loi se borne à renvoyer aux conseils d’administration des grandes entreprises le soin de
lutter contre les abus, ce qui revient à ne strictement rien changer aux pratiques actuelles. Elle est à mille lieues de la proposition de loi déposée par le Parti Socialiste en 2003, à
laquelle l’UMP s’était opposée.
Ces mesures, d’un coût total d’un minimum de 13 milliards d’euros, ne pourront être financées, de l’aveu même du Président de la République et du Premier Ministre, sans une
augmentation de 5 points de TVA. Elles reviennent donc à faire payer par la majorité des Français les cadeaux fiscaux accordés à une petite minorité d’entre eux.
Communiqué du parti socialiste
Une réforme de l’enseignement supérieur est nécessaire : il faut développer l’enseignement supérieur. C’est un choix décisif pour notre avenir. Toutes les données convergent pour
attester que les grands rapports de force sociaux économiques vont se jouer sur cette question. D’une manière générale, la réforme présentée par le gouvernement, au-delà des
reculs et hésitations, porte largement sur la gouvernance. Elle n’est donc pas à la hauteur des enjeux.
Le premier impératif vise en effet les moyens. Ils ne sont pas au rendez-vous, puisqu’aucun collectif budgétaire n’est même envisagé, alors que des réductions massives d’impôts à
destination des plus favorisés, se multiplient. C’est la raison pour laquelle nous préconisons plus que jamais une augmentation de 10 % par an, et
pendant 5 ans du budget de l’enseignement supérieur. Il n’y aura pas de réforme positive, sans moyens supplémentaires ; à l’inverse, les moyens supplémentaires trouvent leur sens à
travers une réforme approfondie et concrète.
L’objectif à poursuivre concerne la réforme du premier cycle universitaire ; le taux d’échec en premier cycle dépasse la barre des 50 %. Or, la
France manque d’étudiants . Nous proposons un renforcement de l’encadrement pédagogique en 1ère année, un suivi pédagogique, et la mise en place d’un conseil en orientation
individualisé. Nous préconisons, également, une amélioration rapide des conditions de vie étudiante, en matière de logement et de santé, afin de faire reculer toutes les précarités. La
revendication légitime de l’Allocation d’autonomie doit être traitée sérieusement avec toutes les organisations de jeunesse.
Nous souhaitons, par ailleurs, un rapprochement entre les organismes publics de recherche et l’université, perspective totalement absente du projet gouvernemental. Il
faut des synergies et des complémentarités entre ces 2 mondes qui restent trop cloisonnés. Dans cette logique, il convient de soutenir les revendications des jeunes chercheurs, pour une
meilleure reconnaissance, un statut, une place véritable dans les conventions collectives.
Enfin, nous approuvons la nécessité d’une nouvelle gouvernance des universités, dès lors qu’elle respecte plusieurs principes :
Nous ne pouvons nous satisfaire de la situation de l’université française. Les objectifs fixés par le gouvernement Fillon ne correspondent pas au défi qui est devant nous ; la méthode pas
davantage. L’impératif de la démocratisation réelle de l’enseignement supérieur rejoint l’exigence de la compétition économique. La droite ne l’a toujours pas
compris.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE du CONSEIL CONSTITUTIONNEL
Le Conseil Constitutionnel a été saisi par 60 députés et 60 sénateurs de la loi relative à la maîtrise de l’immigration, à l’intégration et à l’asile. Par sa décision n° 2007-557 DC du 15 novembre 2007, le Conseil Constitutionnel a, d’une part, sous certaines réserves, jugé conforme à la Constitution l’article 13 de la loi déférée relatif aux « tests ADN » et, d’autre part, annulé l’article 63 de la même loi relatif aux « statistiques ethniques ».
I – Le Conseil constitutionnel a, sous certaines réserves, jugé conforme à la Constitution l’article 13 de la loi déférée relatif aux « tests ADN ».
Cet article 13 fixe les conditions et les modalités permettant à un enfant mineur demandeur d’un visa d’une durée supérieure à 3 mois, ou à son représentant légal, de solliciter dans le cadre du regroupement familial qu’il soit procédé à son identification par ses empreintes génétiques pour apporter un élément de preuve d’une filiation déclarée avec sa mère lorsqu’il n’a pas été possible d’apporter cette preuve au moyen d’un acte de l’état civil.
Le Conseil Constitutionnel a relevé qu’en posant ces règles le législateur n’a pas entendu appliquer aux étrangers le droit français de la filiation. Il n’a pas dérogé aux règles du droit international privé posées par le code civil. Ainsi la filiation de l’enfant étranger reste en principe soumis à la loi personnelle de la mère étrangère. Le Conseil a jugé que la loi déférée n’avait ni pour objet ni pour effet de créer un droit spécial réservé aux étrangers, tant quant à l’établissement du lien de filiation qu’à sa preuve. Tous les modes de preuve reconnus par la loi personnelle de la mère étrangère pourront donc être utilisés. En particulier, l’article 13 n’est pas applicable à la filiation adoptive qui continuera à se prouver par la production d’un jugement. Sous ces réserves, qui assurent l’égalité entre tous les modes d’établissement de la filiation, la loi ne pose pas de distinctions relatives à l’état des personnes contraires au principe d’égalité.
Le Conseil a par ailleurs jugé qu’en limitant la nouvelle faculté de « test ADN » à l’établissement d’une filiation avec la mère, le législateur a, comme il devait le faire, pris en compte d’autres principes de valeur constitutionnelle : le droit à une vie familiale normale, le respect de la vie privée de l’enfant et du père et la sauvegarde de l’ordre public, qui inclut la lutte contre la fraude. Le Conseil a estimé que la conciliation entre ces différents principes n’était pas manifestement déséquilibrée par le nouveau dispositif qui est subordonné à une demande de l’intéressé.
Les autres distinctions posées par la loi et son décret d’application sont, également, dans le cadre d’une expérimentation, conformes à la Constitution car elles se fondent sur la carence de l’état civil de l’État étranger.
Au total, l’article 13 ne dispense pas les autorités diplomatiques ou consulaires de vérifier, au cas par cas, la validité et l’authenticité des actes de l’état civil produit, dont la force probante reste régie par l’article 47 du code civil. Sous cette autre réserve, qui interdit une application systématique du recours aux « tests ADN » dans les États où se déroulera cette expérimentation, l’article 13 ne porte pas atteinte au droit de mener une vie familiale normale constitutionnellement garantie.
II – Le Conseil Constitutionnel a jugé contraire à la Constitution l’article 63 de la loi déférée relatif aux statistiques ethniques.
Cet article 63 permet, sous réserve d’une autorisation de la CNIL, la conduite d’études portant sur la mesure de la diversité des origines des personnes, de la discrimination et de l’intégration.
Le Conseil constitutionnel a doublement examiné cet article :
- D’une part, il a jugé que si les traitements nécessaires à la conduite des études sur la mesure de la diversité des origines peuvent porter sur des données objectives, ils ne sauraient reposer sur l’origine ethnique ou la race. L’article 63 ne prenait pas en compte ce principe énoncé par l’article 1er de la Constitution.
- D’autre part, et en tout état de cause, l’amendement dont est issu l’article 63 était dépourvu de tout lien avec la loi déférée qui ne comportait à l’origine que des dispositions liées à l’entrée et au séjour des étrangers en France. De ce seul fait, l’article 63, ayant été adopté au terme d’une procédure irrégulière, a été annulé.
Le Conseil constitutionnel ne s’est pas d’office saisi d’autres articles pour examiner leur conformité à la Constitution.
Source : La Gazette
«Le comité pour la réforme des collectivités locales présidé par Edouard Balladur devrait supprimer la clause de compétence générale des départements et des régions», a estimé Dominique Perben,
membre du comité
‘Balladur’ dans un entretien accordé à la Gazette, le 12 février 2009.
Le calendrier sera tenu. Les derniers réglages auront lieu dans la semaine du 23 février 2009 et, dans la foulée, en fonction de l'agenda du chef de l’Etat, le comité «Balladur» remettra son
rapport à l'Elysée.
D'après Dominique Perben, député (UMP) du Rhône et membre de l'instance, en marge d'un déplacement de la mission temporaire du sénat sur l'organisation et l'évolution des collectivités
territoriales, les grandes lignes du document sont fixées.
Ce n'est finalement pas un mais "2 projets de lois qui seront endossés au rapport" :
La fusion des départements du Grand Paris au menu Dominique Perben le confirme : «le comité planche bien sur la fusion des quatre départements du cœur de l'agglomération parisienne (NDLR : Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val de Marne) dans une entité dotée des compétences du conseil général et de la communauté urbaine». Une préconisation proche de celle du sénateur maire (UMP) des Pavillons-sous-Bois, Philippe Dallier.
Une option écartée lors de la réunion du 9 février 2009 par la conférence métropolitaine qui rassemble notamment la ville de Paris et le conseil régional d'Ile-de-France.
Le syndicat mixte d'études ouvert que ces collectivités vont créer n'emporte pas l'adhésion du comité. "Les élus qui le souhaite prônent en fait le statut quo", tranche Dominique Perben
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