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Bonjour !

Merci à celles et ceux qui ont la gentillesse
de reprendre la lecture de ce blog politique.

Les échéances électorales sont évidemment importantes.
Mais elles sont peu devant l'immensité de l'effort nécessaire
de formation, de réflexion, de cohésion pour
reconstruire le parti des socialistes
sur une ligne clairement à gauche ! 
 

Projets de Lois

Samedi 30 juin 2007 6 30 /06 /2007 17:46
 

 

La communauté universitaire est globalement rassurée par cette nouvelle version du texte
 


Recalée en début de semaine, la réforme sur les universités pourra être présentée dès mercredi prochain en Conseil des Ministres
.
Hier, la Ministre de l'Enseignement Supérieur a présenté une nouvelle version du texte à la communauté universitaire. C'est « un texte d'équilibre parce que cette réforme est urgente et nécessitait une adhésion plus large de l'ensemble de la communauté universitaire », a commenté Valérie Pécresse, à l'issue de 2 heures de table-ronde avec les organisations universitaires.


Les 3 points qui étaient contestés par les étudiants, les personnels, enseignants-chercheurs et présidents d'université ont été corrigés
. Le nouveau texte prévoit désormais que « toutes les universités » devront prendre leur autonomie « dans un délai de 5 ans », et « toutes seront accompagnées » dans ce processus, a précisé la Ministre. Ensuite, les Conseils d'Administration pourront comporter entre 20 et 30 membres (contre 20 initialement). Ils seront « resserrés et stratèges mais avec une souplesse pour que les universités pluridisciplinaires puissent s'organiser », a argumenté la ministre.
Enfin, la possibilité donnée aux universités de sélectionner les étudiants dès l'entrée en master (bac 4) a disparu du texte car « la plupart de mes partenaires souhaitaient que soit d'abord abordée la question de la réussite en Licence », a expliqué Valérie Pécresse.


« Le Président de la République avait besoin d'entendre l'ensemble de la communauté universitaire pour comprendre les enjeux », a justifié la Ministre de l'Enseignement Supérieur faisant référence aux consultations menées en début de semaine par le chef de l'Etat suite aux inquiétudes exprimées par l'ensemble des acteurs de l'université. Ceux-ci, à l'exception notable des présidents d'université, très demandeurs d'autonomie, ont toutefois prévenu qu'ils resteraient « vigilants ».



« Nous sauvons l'essentiel »


Les représentants de la communauté universitaire se disent « rassurés » par la nouvelle version du projet de loi sur l'autonomie des universités. « Le texte était inacceptable il y a une semaine parce qu'il dénaturait le modèle universitaire français : aujourd'hui nous sauvons l'essentiel », estime Bruno Julliard, président de l'Union Nationale des Etudiants de France (UNEF).


De son côté, Jean-Pierre Finance, premier responsable de la Conférence des Présidents d'Université (CPU), relève que « l'essentiel des remarques que (la CPU) avait faites ont été intégrées au nouveau texte », en citant la mention, écrite noir sur blanc, que les universités devront « toutes » avoir acquis leur autonomie « dans un délai de 5 ans ».


La question des pouvoirs accrus des présidents d'université et surtout de la possibilité pour eux de recruter des personnels contractuels - c'est-à-dire hors fonction publique -, focalise en revanche la crainte des enseignants-chercheurs et personnels non-enseignants


« Le texte continue à ne pas nous satisfaire », a assuré Gérard Aschieri, Secrétaire Général de la FSU. 

Patrick Gonthier, Secrétaire Général de l'UNSA-Education, a pour sa part déploré une « fragilisation de la Fonction Publique et un droit de veto qui donne des pouvoirs exorbitants aux présidents ».

Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Projets de Lois
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Mercredi 4 juillet 2007 3 04 /07 /2007 11:41

Justice automatique : danger !


Hélène Franco, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature


 
Photo: DR
 

Le projet de loi instaurant des peines planchers est prochainement débattu au Parlement. Il prévoit qu’en cas de récidive d’un délit même minime, les juges ne puissent  prononcer une peine inférieure à un seuil déterminé par la loi. Le dispositif s’appliquerait dès l’âge de treize ans. C’est ainsi qu’un mineur volant un DVD dans un supermarché, déjà condamné pour vol, serait  par principe condamné à six mois d’emprisonnement. Un adolescent de plus de 16 ans pourrait se voir, quant à lui, refuser le bénéfice de l’atténuation de peine en cas de récidive de faits commis avec violence. La peine plancher alors applicable serait la même que pour les majeurs, c’est-à-dire deux ans  d’emprisonnement. Certes, les juges pourraient, par exception, opter pour une peine inférieure au plancher, mais leurs décisions seraient  strictement contraintes.


Le gouvernement affirme que les peines planchers lutteront contre la récidive grâce à leur effet dissuasif. Le même débat faisait rage concernant la peine de mort : contrairement à ce que prétendaient les tenants de la peine capitale, son abolition a été  suivie non d’une hausse mais d’une baisse du taux de criminalité (nombre de crimes par habitant) : la dissuasion qui lui était attachée n’était donc que pure fiction.


Le gouvernement prétend que les pays ayant adopté un système  comparable ont de meilleurs résultats en matière de lutte contre la récidive. La plupart des pays qui connaissent des peines planchers les ont réservées à des crimes ou des délits graves, ce qui n’est pas le cas du système français qui s’appliquerait à de simples vols. Il n’est pas démontré, au vu de l’évolution de la délinquance et de la criminalité aux Etats-Unis par exemple, que les peines planchers permettent d’assurer la paix civile. En revanche, leur taux de détention est dix fois supérieur au nôtre. C’est d’ailleurs l’explosion du nombre de détenus et l’absence d’effet positif sur le taux de criminalité et de délinquance qui ont déterminé l’Australie à renoncer, en 2001, à un système similaire adopté  en 1996. La France s’apprête donc à appliquer un système inefficace, dont les effets dangereux ont  déjà été expérimentés  ailleurs.


Avec ce projet, la justice deviendrait une machine à punir, automatisée, qui ne prendrait plus en compte les situations individuelles. Notre société renoncerait à l’éducation de ses enfants. Les prisons, déjà surpeuplées, se rempliraient encore davantage de petits délinquants. Est-ce dans cette société qu’une majorité de Français souhaite vivre ? 


Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Projets de Lois
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Dimanche 8 juillet 2007 7 08 /07 /2007 00:11

 

 

 

Récidive : la difficile position d'équilibre de Rachida Dati devant le Parlement



Source : LE MONDE | 04.07.07 | 15h21  •  Mis à jour le 04.07.07 | 15h21 
 


La chancellerie a vivement contesté, mardi 3 juillet, une estimation faite par Pierre Tournier, chercheur du CNRS (Le Monde du 4 juillet), selon laquelle la future loi contre la récidive pourrait conduire 10 000 personnes de plus en prison. L'examen du projet de loi par le Parlement, à partir du 5 juillet au Sénat puis du 17 à l'Assemblée, n'est pas sans risque pour le gouvernement : il contraint la ministre de la justice, Rachida Dati, à tenir une position d'équilibre difficile.

 


La ministre doit convaincre les parlementaires de l'UMP que son texte sera vraiment "dissuasif" pour les délinquants. Depuis 2003, une partie des députés de la majorité pousse à la surenchère sur ce sujet, réclamant de véritables peines automatiques qui ont été promises par Nicolas Sarkozy. Cette volonté a déjà abouti, en décembre 2005, au vote d'une loi limitant les peines de sursis et les sorties anticipées de prison.


Mais pour que le projet reçoive l'assentiment du Conseil constitutionnel et des milieux judiciaires, Mme Dati ne cesse d'insister sur le fait que les peines minimales instaurées par le projet de loi ne seront pas automatiques afin de préserver le principe de l'individualisation des peines : par une motivation spéciale, sur la base de "garanties exceptionnelles d'insertion" fournies par le récidiviste, le juge pourra toujours descendre sous la peine minimale.


Le chercheur Pierre Tournier précise que si les magistrats "utilisent systématiquement la marge de manoeuvre prévue" pour aller en deçà des planchers, "il n'y aura aucun changement". Mais magistrats et avocats soulignent que les juges correctionnels n'ont guère l'habitude de motiver leurs décisions ou n'ont pas les informations suffisantes pour le faire. En pratique, ils risquent, pour les délits, de se contenter d'appliquer les peines minimales. De l'ordre d'un tiers de la peine encourue, elles dépassent les peines moyennes prononcées par les tribunaux.


"La modélisation scientifique de M. Tournier dénature l'esprit du texte
, critique Michel Dobkine, directeur du cabinet de la garde des sceaux. Son estimation n'est valable que si les peines minimales sont automatiques. Or, elles ne le sont pas. La loi sera prescriptive, mais continuera de préserver la marge d'appréciation des juges."


La chancellerie n'a réalisé aucune étude d'impact mais, selon M. Dobkine, "un vol de CD en récidive ne conduira pas à deux ans de prison comme l'affirment certains, car ce n'est pas la pratique des juges". Dans le cadre des peines minimales, des sursis partiels pourront en outre continuer d'être prononcés par les juges, même à la deuxième récidive.


La commission des lois du Sénat a amendé le texte, le jugeant trop dur. Les députés risquent de le trouver trop mou. 


Nathalie Guibert

Extraits de l'intervention du Sénateur Robert Badinter





Enquête sur "l'exemple" américain, inspirateur du texte :

Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Projets de Lois
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Dimanche 8 juillet 2007 7 08 /07 /2007 03:12
Débat


très instructif entre :

- Michel Forissier, maire (UMP) de Meyzieu (69) ; 
- Jean-Paul Bret, maire (PS) de Villeurbanne (69) ; 
- Françoise Neymarc, vice-présidente du tribunal pour enfants de Lyon ; 
- Christophe Maillard, association "Liberté chérie". 


Source
: Télé Lyon Métropole (TLM), 28/5/07.



Suite
 
Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Projets de Lois
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Dimanche 15 juillet 2007 7 15 /07 /2007 19:41

Projet de loi sur l’emploi et le pouvoir d’achat


Logo-PS-avec-bandeau.png   Communiqué du Bureau National du PS

 


Le projet de loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat aura pour principal effet une dégradation des conditions de travail et un ralentissement des créations d’emplois, sans aucun effet sur le pouvoir d’achat des Français.


Seul un tiers des salariés pourra bénéficier de la détaxation des heures supplémentaires
. Les salariés ne choisiront pas leur temps de travail, seuls les employeurs pouvant en décider, et la principale conséquence sera une intensification et une dégradation des conditions de travail de nombreux salariés. Cette mesure contribuera à asphyxier les régimes de protection sociale, employeurs et salariés étant expressément incités à sous-déclarer le temps réel de travail. Et elle jouera pleinement contre l’emploi, les employeurs étant financièrement incités à recourir aux heures supplémentaires plutôt qu’à embaucher.


L’abaissement du bouclier fiscal à 50 % des revenus constitue une course au moins disant fiscal
qui s’opèrera au bénéfice exclusif des plus grandes fortunes. Destiné à remettre en cause l’impôt sur la fortune, il représente un cadeau fiscal de 45 000 euros pour les 13.000 foyers disposant d’un patrimoine supérieur à 7 millions d’euros qui capteront ainsi les trois quarts du bénéfice total du bouclier (810 millions d’euros pour 235.000 ménages). Les 90% de Français qui gagnent moins de 3000 euros par mois n’y gagneront rien alors même que les plus fortunés y gagneront près de 4 SMIC par mois : difficile dès lors de parler de revalorisation du travail !


La suppression de l’essentiel des droits de succession, alors que 75 % des successions échappent aujourd’hui à toute imposition, s’opèrera au bénéfice des 10 % de Français les plus fortunés
qui détiennent 50 % du patrimoine du pays : difficile de parler de justice fiscale quand on subventionne les pires inégalités sur fonds publics !


La déduction de l’impôt sur le revenu de 20 % des intérêts versés pour l’achat d’une habitation favorisera la hausse des prix
, dès lors que cette réforme ne sera pas réservée aux primo-accédants, et aggravera encore les inégalités puisqu’elle bénéficiera principalement aux plus gros emprunts. Il eut été plus efficace et plus juste d’utiliser ces 3 milliards d’euros à l’élargissement du bénéfice du prêt à taux zéro.


Au prétexte de favoriser la transparence dans l’octroi des « parachutes dorés », le projet de loi se borne à renvoyer aux conseils d’administration des grandes entreprises le soin de lutter contre les abus, ce qui revient à ne strictement rien changer aux pratiques actuelles. Elle est à mille lieues de la proposition de loi déposée par le Parti Socialiste en 2003, à laquelle l’UMP s’était opposée.


Ces mesures, d’un coût total d’un minimum de 13 milliards d’euros, ne pourront être financées
, de l’aveu même du Président de la République et du Premier Ministre, sans une augmentation de 5 points de TVA. Elles reviennent donc à faire payer par la majorité des Français les cadeaux fiscaux accordés à une petite minorité d’entre eux.

Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Projets de Lois
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Dimanche 15 juillet 2007 7 15 /07 /2007 19:45


La réforme des universités n'est pas à la hauteur des enjeux



Logo-PS-avec-bandeau.png     Communiqué du parti socialiste


Une réforme de l’enseignement supérieur est nécessaire : il faut développer l’enseignement supérieur. C’est un choix décisif pour notre avenir. Toutes les données convergent pour attester que les grands rapports de force sociaux économiques vont se jouer sur cette question. D’une manière générale, la réforme présentée par le gouvernement, au-delà des reculs et hésitations, porte largement sur la gouvernance. Elle n’est donc pas à la hauteur des enjeux.


Le premier impératif vise en effet les moyens
. Ils ne sont pas au rendez-vous, puisqu’aucun collectif budgétaire n’est même envisagé, alors que des réductions massives d’impôts à destination des plus favorisés, se multiplient. C’est la raison pour laquelle nous préconisons plus que jamais une augmentation de 10 % par an, et pendant 5 ans du budget de l’enseignement supérieur. Il n’y aura pas de réforme positive, sans moyens supplémentaires ; à l’inverse, les moyens supplémentaires trouvent leur sens à travers une réforme approfondie et concrète.


L’objectif à poursuivre concerne
la réforme du premier cycle universitaire ; le taux d’échec en premier cycle dépasse la barre des 50 %. Or, la France manque d’étudiants . Nous proposons un renforcement de l’encadrement pédagogique en 1ère année, un suivi pédagogique, et la mise en place d’un conseil en orientation individualisé. Nous préconisons, également, une amélioration rapide des conditions de vie étudiante, en matière de logement et de santé, afin de faire reculer toutes les précarités. La revendication légitime de l’Allocation d’autonomie doit être traitée sérieusement avec toutes les organisations de jeunesse.


Nous souhaitons, par ailleurs,
un rapprochement entre les organismes publics de recherche et l’université, perspective totalement absente du projet gouvernemental. Il faut des synergies et des complémentarités entre ces 2 mondes qui restent trop cloisonnés. Dans cette logique, il convient de soutenir les revendications des jeunes chercheurs, pour une meilleure reconnaissance, un statut, une place véritable dans les conventions collectives.


Enfin, nous approuvons la nécessité d’une nouvelle gouvernance des universités, dès lors qu’elle respecte plusieurs principes :

  • une contractualisation associant les établissements, l’État et les collectivités territoriales, sur des objectifs clairement assumés ;
  • une démocratisation favorisant une plus grande représentation étudiante, mais aussi un recul sensible de la sélection, et notamment de la sélection sociale par l’échec ;
  • l’affirmation du caractère national des diplômes et le rejet de toute disparité de moyens entre les universités.


Nous ne pouvons nous satisfaire de la situation de l’université française. Les objectifs fixés par le gouvernement Fillon ne correspondent pas au défi qui est devant nous ; la méthode pas davantage. L’impératif de la démocratisation réelle de l’enseignement supérieur rejoint l’exigence de la compétition économique. La droite ne l’a toujours pas compris.

Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Projets de Lois
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Samedi 13 octobre 2007 6 13 /10 /2007 22:25

 

Instaurer un système comparable à celui des partis politiques, en pleine affaire Denis Gautier-Sauvagnac.




R
ichard Mallié, député UMP des Bouches-du-Rhône, a déposé, vendredi 12 octobre, une proposition de loi concernant le financement des syndicats. L
'objectif : "mettre en place un système de financement comparable à celui instauré en 1995 pour la vie politique" afin de mettre fin à une "opacité qui est pour notre République totalement inacceptable".


Richard Mallié propose que le financement n
'émane que de l'État et des dons privés, et prenne en compte "l'audience et la représentativité des syndicats". Les organisations devront publier leur compte, et la mise à disposition des locaux devra être transparente. A ce sujet, il note que, pour l'année 1999, "l'occupation gratuite de la Bourse du travail à Paris a représenté l'équivalent d'un loyer annuel de 1,5 million d'
euros".


Le député propose aussi de supprimer les mises à disposition de personnels "aussi bien de la part de l'État
et des collectivités territoriales que de la part des entreprises". Le sujet du financement des syndicats se trouve sous les feux de l'actualité du fait de l'affaire Denis Gautier-Sauvagnac. Selon certaines sources, en effet, les présumés retraits suspects s'inscriraient dans le cadre d'un financement occulte des organisations syndicales.


Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Projets de Lois - Communauté : République sociale
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Lundi 29 octobre 2007 1 29 /10 /2007 08:50

 

Les financements pour les quartiers diminuent, proteste Ville et Banlieue
 
 
Source : Gazette Santé - Social du 29 octobre 2007
 
 
Il est contradictoire d’annoncer un énième plan Marshall pour les banlieues et baisser les financements attribués aux villes concernées, en amputant de 30 millions d'euros la dotation de solidarité urbaine, dénonce, le 25 octobre, Ville et Banlieue de France. 
 
Après les émeutes de l'automne 2005, cette association qui regroupe 120 maires de toutes sensibilités politiques, avait lancé un manifeste commun. Ils estiment que «les banlieues sont absentes de toutes les priorités affichées par le gouvernement » (Grenelle de l'environnement, projet de loi de finances 2008 ou propositions de la commission «Attali» pour la relance de la croissance).
 
La secrétaire d'Etat à la Politique de la ville, Fadela Amara, prépare prépare, en menant une concertation nationale, un nouveau "plan banlieue" dont les principales mesures devraient être annoncées début janvier. 
 
 «Les problèmes des banlieues ne se résoudront pas par la seule mise à jour de la politique de la ville», estime Ville et Banlieue. Celle-ci a remis aux ministres en charge du Logement et de la Ville 30 propositions pour "contribuer activement" à la préparation du "plan banlieue".
 
Première priorité : désenclaver leurs villes, notamment en réengageant l'Etat dans la desserte des villes de banlieue y compris sur les liaisons de banlieue à banlieue. Autre proposition : faire appliquer l'article 55 de la loi Solidarité et renouvellement urbains (SRU), qui impose 20% de logements sociaux aux communes, et privilégier fiscalement les communes qui bâtissent du logement social. 
 
En ce qui concerne les chantiers de rénovation urbaine menée par l'Agence nationale de rénovation urbaine (Anru), les maires estiment nécessaire d'"imposer la maîtrise des loyers et des charges des logements rénovés", sous peine de voir leurs habitants migrer vers des zones meilleur marché, créant ainsi le risque de nouveaux ghettos. 
 
Pour lutter contre le chômage, ilss souhaitent l'instauration de l'"emploi franc" qui permettrait à tout résident d'une ZUS (zone urbaine sensible) d'accéder à un emploi privé exonéré de charges patronales.
 
Les maires jugent indispensables de "renforcer la péréquation financière nationale et locale", afin que toutes les communes, même les plus pauvres, puissent offrir à leurs habitants un service public comparable à celui des villes mieux dotées. 
Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Projets de Lois - Communauté : République sociale
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Samedi 17 novembre 2007 6 17 /11 /2007 00:19

  

COMMUNIQUÉ DE PRESSE du CONSEIL CONSTITUTIONNEL


Le Conseil Constitutionnel a été saisi par 60 députés et 60 sénateurs de la loi relative à la maîtrise de l’immigration, à l’intégration et à l’asile. Par sa décision n° 2007-557 DC du 15 novembre 2007, le Conseil Constitutionnel a, d’une part, sous certaines réserves, jugé conforme à la Constitution l’article 13 de la loi déférée relatif aux « tests ADN » et, d’autre part, annulé l’article 63 de la même loi relatif aux « statistiques ethniques ».

I – Le Conseil constitutionnel a, sous certaines réserves, jugé conforme à la Constitution l’article 13 de la loi déférée relatif aux « tests ADN ».

Cet article 13 fixe les conditions et les modalités permettant à un enfant mineur demandeur d’un visa d’une durée supérieure à 3 mois, ou à son représentant légal, de solliciter dans le cadre du regroupement familial qu’il soit procédé à son identification par ses empreintes génétiques pour apporter un élément de preuve d’une filiation déclarée avec sa mère lorsqu’il n’a pas été possible d’apporter cette preuve au moyen d’un acte de l’état civil.

Le Conseil Constitutionnel a relevé qu’en posant ces règles le législateur n’a pas entendu appliquer aux étrangers le droit français de la filiation. Il n’a pas dérogé aux règles du droit international privé posées par le code civil. Ainsi la filiation de l’enfant étranger reste en principe soumis à la loi personnelle de la mère étrangère. Le Conseil a jugé que la loi déférée n’avait ni pour objet ni pour effet de créer un droit spécial réservé aux étrangers, tant quant à l’établissement du lien de filiation qu’à sa preuve. Tous les modes de preuve reconnus par la loi personnelle de la mère étrangère pourront donc être utilisés. En particulier, l’article 13 n’est pas applicable à la filiation adoptive qui continuera à se prouver par la production d’un jugement. Sous ces réserves, qui assurent l’égalité entre tous les modes d’établissement de la filiation, la loi ne pose pas de distinctions relatives à l’état des personnes contraires au principe d’égalité.

Le Conseil a par ailleurs jugé qu’en limitant la nouvelle faculté de « test ADN » à l’établissement d’une filiation avec la mère, le législateur a, comme il devait le faire, pris en compte d’autres principes de valeur constitutionnelle : le droit à une vie familiale normale, le respect de la vie privée de l’enfant et du père et la sauvegarde de l’ordre public, qui inclut la lutte contre la fraude. Le Conseil a estimé que la conciliation entre ces différents principes n’était pas manifestement déséquilibrée par le nouveau dispositif qui est subordonné à une demande de l’intéressé.

Les autres distinctions posées par la loi et son décret d’application sont, également, dans le cadre d’une expérimentation, conformes à la Constitution car elles se fondent sur la carence de l’état civil de l’État étranger.

Au total, l’article 13 ne dispense pas les autorités diplomatiques ou consulaires de vérifier, au cas par cas, la validité et l’authenticité des actes de l’état civil produit, dont la force probante reste régie par l’article 47 du code civil. Sous cette autre réserve, qui interdit une application systématique du recours aux « tests ADN » dans les États où se déroulera cette expérimentation, l’article 13 ne porte pas atteinte au droit de mener une vie familiale normale constitutionnellement garantie.

II – Le Conseil Constitutionnel a jugé contraire à la Constitution l’article 63 de la loi déférée relatif aux statistiques ethniques.

Cet article 63 permet, sous réserve d’une autorisation de la CNIL, la conduite d’études portant sur la mesure de la diversité des origines des personnes, de la discrimination et de l’intégration.

Le Conseil constitutionnel a doublement examiné cet article :

- D’une part, il a jugé que si les traitements nécessaires à la conduite des études sur la mesure de la diversité des origines peuvent porter sur des données objectives, ils ne sauraient reposer sur l’origine ethnique ou la race. L’article 63 ne prenait pas en compte ce principe énoncé par l’article 1er  de la Constitution.

- D’autre part, et en tout état de cause, l’amendement dont est issu l’article 63 était dépourvu de tout lien avec la loi déférée qui ne comportait à l’origine que des dispositions liées à l’entrée et au séjour des étrangers en France. De ce seul fait, l’article 63, ayant été adopté au terme d’une procédure irrégulière, a été annulé.

Le Conseil constitutionnel ne s’est pas d’office saisi d’autres articles pour examiner leur conformité à la Constitution.

Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Projets de Lois - Communauté : République sociale
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Vendredi 13 février 2009 5 13 /02 /2009 02:45


Le comité Balladur devrait prôner "une quinzaine de régions"


Source : La Gazette

«Le comité pour la réforme des collectivités locales présidé par Edouard Balladur devrait supprimer la clause de compétence générale des départements et des régions», a estimé Dominique Perben, membre du
comité ‘Balladur’ dans un entretien accordé à la Gazette, le 12 février 2009.

Le calendrier sera tenu. Les derniers réglages auront lieu dans la semaine du 23 février 2009 et, dans la foulée, en fonction de l'agenda du chef de l’Etat, le comité «Balladur» remettra son rapport à l'Elysée.
D'après Dominique Perben, député (UMP) du Rhône et membre de l'instance, en marge d'un déplacement de la mission temporaire du sénat sur l'organisation et l'évolution des collectivités territoriales, les grandes lignes du document sont fixées.

Ce n'est finalement pas un mais "2 projets de lois qui seront endossés au rapport" :

  1. Le premier sera consacré à l'architecture locale sur l'ensemble du territoire
  2. Le second au Grand Paris.
Sur le 1er volet, la commission prêchera, d'après Dominique Perben, en faveur d'une "quinzaine de régions". Elle se gardera de définir les contours de ces entités. Le dossier est explosif. "Mais nous tenons à afficher notre volonté là-dessus", explique Dominique Perben.


Statut de métropole

Un nouveau statut de métropole figurera bien au menu. Dominique Perben souhaite qu'il regroupe à la fois les compétences des conseils généraux et des communautés urbaines.
"Je suis plutôt favorable à 7 à 8 métropoles", confie Dominique Perben et le vice-président (UMP) du conseil général du Rhône de citer :
  • Lyon,
  • Lille,
  • Marseille,
  • Bordeaux,
  • Nantes,
  • Nice,
  • Strasbourg
  • Toulouse
    "L'idée n'est pas pour autant de fermer cette possibilité aux autres agglomérations. Je souhaite après une première phase qu'elles puissent présenter leurs candidatures", espère le député UMP.

    La fusion des départements du Grand Paris au menu Dominique Perben le confirme : «le comité planche bien sur la fusion des quatre départements du cœur de l'agglomération parisienne (NDLR : Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val de Marne) dans une entité dotée des compétences du conseil général et de la communauté urbaine». Une préconisation proche de celle du sénateur maire (UMP) des Pavillons-sous-Bois, Philippe Dallier.
    Une option écartée lors de la réunion du 9 février 2009 par la conférence métropolitaine qui rassemble notamment la ville de Paris et le conseil régional d'Ile-de-France.
    Le syndicat mixte d'études ouvert que ces collectivités vont créer n'emporte pas l'adhésion du comité. "Les élus qui le souhaite prônent en fait le statut quo", tranche Dominique Perben


    Pente douce pour l’intercommunalité
    Pour les intercommunalités, le comité s'oriente vers une option douce. A l'instar d'Alain Marleix, secrétaire d'Etat à l'Intérieur et aux collectivités territoriales, Dominique Perben penche pour un fléchage sur les listes lors des municipales de 2014. Un système inspiré par les modes de scrutins de Paris, Lyon et Marseille. «Aller plus loin ne serait sans doute pas conforme à la tradition française», soupèse l'ancien ministre de la décentralisation (nov. 1995-juin 1997).

    Les conseils généraux et les conseils régionaux selon ce schéma se transforment en collectivités spécialisées.
    Les grands équilibres entre ces deux strates ne se trouvent guère modifiés. "Il n'y a pas beaucoup de compétences à bouger", jauge Dominique Perben.
    Le regroupement des deux niveaux d'administrations ne fait pas partie du programme. Seule est envisagée la fusion, en 2014, des mandats des conseillers généraux et des conseillers régionaux.
    "Depuis que nous avons écarté la date de 2011 les esprits se sont beaucoup apaisés", se félicite Dominique Perben. «Les associations d'élus, dans les discussions informelles que nous pouvons avoir avec elles se montrent beaucoup plus ouvertes qu'elles ne l'ont été lors de leurs auditions», estime-t-il encore.

Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Projets de Lois - Communauté : République sociale
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