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Mais elles sont peu devant l'immensité de l'effort nécessaire
de formation, de réflexion, de cohésion pour
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sur une ligne clairement à gauche ! 
 

Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /2009 12:05

Le « camp du non » part à la bataille en ordre dispersé


J'emprunte volontiers ce titre pour un chapeau de cet article sur la consultation européenne de juin prochain. Qu'il soit divisé entre la droite et la gauche, c'est naturel, mais qu'il soit divisé, aussi, à gauche est une catastrophe.

Néanmoins, le terme "d'euroseptiques" est inexact ! Notre vote s'appliquait à un cette orientation libérale du TCE. Mais l'autre orientation manque de forces politiques pour apparaître et prendre place comme une réelle propsition ALTERNATIVE à la liberale !

Cette consultation va marquer le deuxième rendez-vous (après la présidentielle et l'impossible "candidat commun"), non des nonnistes du 29 mars 2005 mais de ce qui apparaît bien maintenant comme la stratégie de l'échec dans la convergence du "NON de Gauche".

Il n'existe pas (encore) de volonté politique suffisemment forte qui permette d'unifier le front du refus de l'Europe libérale pour construire une autre Europe, une Europe du progrès social, des libertés collectives, de la démocratie, de la Laïcité.




Source
: lesechos.fr [ 10/03/09 ]



A droite, comme à gauche, les eurosceptiques lancent ces jours-ci leur campagne pour les élections du 7 juin. Crédités au total de 30 % des voix, ils se présentent très divisés, au risque de n'avoir que peu d'élus. Forts de la victoire du « non » au référendum de 2005, conscients que les élections européennes servent souvent de défouloir, ils se verraient bien créer la surprise en juin prochain. A trois mois du scrutin, les eurosceptiques sont crédités, au total, de presque 30 % des suffrages dans le dernier sondage Ifop. Mais ils abordent l'échéance en ordre dispersé. Du coup, difficile de savoir ce qu'il en sortira : pour obtenir des élus, chaque formation politique doit obtenir, dans chaque circonscription, au moins 5 % des suffrages exprimés.

· Le NPA

Le Nouveau Parti anticapitaliste, crédité de 9 % des intentions de vote, a refusé la main tendue par les communistes et les partisans de Jean-Luc Mélenchon, jugeant être les mieux placés pour tirer profit du rejet, à l'extrême gauche, de la politique de Nicolas Sarkozy. Le NPA, qui vient de se substituer à la LCR, a dévoilé ses têtes de liste hier. Omar Slaouti, enseignant à Argenteuil, conduira la liste en Ile-de-France, sur laquelle Olivier Besancenot devrait figurer en numéro trois, une place non éligible. Le leader trotskiste, qui ne souhaite pas aller à Strasbourg, a argué de la nécessité « de faire émerger, de nouveaux visages ». Le parti, qui espère surfer sur la popularité de son porte-parole, fera campagne sur son « refus de voir les travailleurs et la population de toute l'Europe payer une crise dont ils ne sont pas responsables ».

· Lutte ouvrière

En 2004, LO avait fait listes communes avec la LCR. Cette fois, l'autre parti trotskiste est contraint de faire cavalier seul. Arlette Laguiller, eurodéputée de 1999 à 2004, ne se présente pas. « Notre solution, ce n'est pas de refonder le capitalisme, ce n'est pas de moraliser le capitalisme, mais c'est de détruire le capitalisme », martèle Nathalie Arthaud, la porte-parole du parti et tête de liste dans le Sud-Est. LO est créditée de 3 % des intentions de vote.

· Front de gauche

Le PCF et le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon ont lancé ce week-end la campagne de leur Front de gauche. Avec un objectif : faire de ces élections un « double référendum », contre l'Europe du traité de Lisbonne et la politique de Nicolas Sarkozy. Trois circonscriptions (Est, Sud-Est et Outre-mer) sont encore ouvertes pour de possibles alliances avec les Alternatifs - également courtisés par le NPA d'Olivier Besancenot -, voire le MRC de Jean-Pierre Chevènement. Ils sont crédités de 4 % des intentions de vote.

· Gaullistes-DLR

Crédité de 2 % des intentions de vote, Nicolas Dupont-Aignan rêve d'incarner le « «non» raisonnable ». Assurant avoir financé ses listes - il a lancé, pour y parvenir, une souscription nationale -, le député gaulliste, président de Debout la République, lance le 24 mars sa campagne « pour une autre Europe, radicalement différente ». « Euro cher, délocalisations, concurrence déloyale, régression sociale, soumission aux Etats-Unis, mépris du suffrage universel : l'échec des partisans de la supranationalité est flagrant et sans appel », insiste l'ex-UMP, prônant les co- opérations autour de projets concrets et la suppression de la Commission de Bruxelles. Lui-même ne figurera qu'en deuxième position en Ile-de-France, derrière le professeur de droit Anne-Marie Le Pourhiet.

· Libertas

Replié en Vendée depuis la présidentielle, Philippe de Villiers se fait à nouveau entendre. Ces derniers jours, le président du MPF a dénoncé, pêle-mêle, le projet de loi sur le statut des beaux-parents, le rapport Balladur sur la réforme des collectivités territoriales et le retour de la France dans la structure militaire intégrée de l'Otan. Le tout avant de lancer, demain, sa campagne européenne. Réclamant une Europe « démocratique, transparente, protectrice », il part à la bataille avec le mouvement CPNT (Chasse, Pêche, Nature et Traditions) de Frédéric Nihous, sous la bannière « Libertas » de l'Irlandais Declan Ganley, leader du « non » au traité de Lisbonne dans son pays. Philippe de Villiers sera tête de liste dans l'Ouest. En 2004, le MPF avait obtenu 6,67 % des voix, CPNT 1,73 %. Le dernier sondage Ifop les crédite de 5 %.

· LEPEN

Le parti de Jean-Marie Le Pen, qui tient ce week-end à Arras sa « grande convention européenne » sur le thème du « retour des nations », joue gros. Pour apporter la preuve qu'il a encore un avenir alors que les scrutins des deux dernières années ont été désastreux pour lui, le FN n'a d'autre choix que de faire aussi bien qu'aux européennes de 2004, soit 9,81 % des voix. Pas sûr que le contexte de crise et - selon lui - de « décadence morale » suffise aux Listes d'entente populaire et nationale (pour LEPEN), emmenées par Jean-Marie Le Pen dans le Sud-Est et sa fille Marine dans le Nord. Le Parti de la France, tout juste créé par Carl Lang et d'anciens membres du FN, sera présent, aussi, dans plusieurs circonscriptions.

RENAUD CZARNES ET PIERRE-ALAIN FURBURY, Les Echos
Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Europe - Communauté : République sociale
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