Trait d'Union de l'Eure
"Assez parlé d'égalité,
il est temps de faire des égaux" (Jean Jaurès)
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Le 21 juillet, c'est l'heure de vérité. «Nul ne peut être assuré» que la réforme des institutions sera votée lors du Congrès à Versailles par les 577 députés et les 331 sénateurs, reconnaît d'ailleurs sans ambage le président UMP de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer. «Cela se jouera à quelques voix».
Le bon coup de Sarkozy avec le PRG. Les radicaux de gauche sauveront-ils à eux seuls la réforme des institutions ? Oui, c'est possible, semble se dire le chef de l'Etat qui, selon L'Express.fr, aurait fait une concession majeure au petit parti de Jean-Michel Baylet. Afin d'obtenir un vote positif ou au minimum l'abstention de ces parlementaires, Nicolas Sarkozy et François Fillon devraient abaisser le seuil nécessaire pour constituer un groupe à l'Assemblée et au Sénat à 10 élus. Ce qui permettrait au PRG d'avoir deux groupes autonomes dans les deux chambres du Parlement. Dans une dernière tentative pour emporter l'adhésion d'autres élus, notamment socialistes, Nicolas Sarkozy pourrait également annoncer cette semaine un décompte partiel du temps de parole du chef de l'Etat dans l'audiovisuel. Favorable à un décompte, Bernard Accoyer a déjà envoyé une lettre au CSA pour lui demander d'étudier la question.
Les «nonistes» de la majorité UMP-Nouveau Centre. Ils savent qu'ils peuvent faire perdre leur camp, mais semblent déterminés à aller jusqu'au bout de leurs convictions. Une dizaine de députés UMP, qui refusent que la Constitution de Michel Debré soit dénaturée (limitation du 49-3, partage de l'ordre du jour…), s'apprêtent à voter contre la réforme. En première lecture déjà, début juin, à l'Assemblée nationale, 13 élus du groupe majoritaire avaient émis un vote négatif, 5 s'étaient abstenus et trois n'avaient pas pris part au vote. La plupart ont indiqué qu'ils entendaient maintenir leur vote négatif : c'est le cas des chiraco-villepinistes Henri Cuq, Guy Geoffroy, François Goulard, Jean-Pierre Grand, Jacques Le Guen, des élus du CNI Gilles Bourdouleix et Christian Vanneste ainsi que de Jacques Myard, Bernard Debré. Ils ont été rejoints par Lionnel Luca, qui avait voté pour en première lecture.
Le PS unanimement contre… sauf un. L'orateur socialiste Arnaud Montebourg, référent sur le texte des institutions, a répété que les
parlementaires socialistes, comme les Verts et le PCF, voteraient contre la réforme des institutions à Versailles : «A ceux qui pensent qu'ils pourront espérer les défections des uns ou des
autres, je peux vous dire que nous serons tous là le 21 juillet. Malheureusement, nous voterons non.» Sauf peut-être un trublion : Jack Lang.
Lire la suite : http://www.lefigaro.fr:80/politique/2008/07/15/01002-20080715ARTFIG00375-institutions-tractations-avant-un-vote-indecis-.php
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