Trait d'Union de l'Eure
"Assez parlé d'égalité, il est temps de faire des
égaux" (Jean Jaurès)
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Bonjour !
Merci à celles et ceux qui ont la gentillesse
de reprendre la lecture de ce blog politique.
Les échéances électorales sont évidemment importantes.
Mais elles sont peu devant l'immensité de l'effort nécessaire
de formation, de réflexion, de cohésion pour
reconstruire le parti des socialistes
sur une ligne clairement à gauche !
par Catherine Picard,
Présidente de l’UNADFI
Depuis plusieurs mois se sont multipliées au sommet de l’Etat des déclarations tendant à minimiser le danger des sectes, remettant en
cause, dans le même temps la MIVILUDES (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) et les dispositifs existants.
Et pourtant, on observe fréquemment que des mouvements sectaires externalisent leurs activités dans différents domaines (santé, formation, Droits de l’Homme, etc.) et sous différentes formes :
entreprises, associations, ONG, etc. Ces microstructures, avançant masquées, représentent un danger pernicieux. La mission interministérielle analyse ces phénomènes, suit leurs évolutions et sert
d’intermédiaire avec les différentes administrations. C’est pourquoi, je tenais ici à réaffirmer l’aide précieuse que la MIVILUDES apporte aux victimes et aux associations qui les accompagnent en coordonnant les services de l’Etat.
Quant au dispositif mis en place par la ministre de l’Intérieur, il affiche une volonté répressive à laquelle nous ne pouvons être opposés. Il est cependant regrettable que l’aspect prévention ne soit plus une priorité. Et comment de ce fait
traduire une logique répressive alors que les dispositions nécessaires pour recouvrer les 44 millions d’euros dus par les Témoins de Jéhovah ne sont toujours pas prises ? Les victimes sont encore
trop souvent peu entendues et désabusées lorsque leurs dossiers aboutissent à des non-lieux.
Aujourd’hui, même si les pouvoirs publics semblent avoir reconnu l’ampleur du phénomène, avoir entendu notre rappel à la vigilance et même si la MIVILUDES semble moins remise en cause,
l’éventuelle refonte des modalités de la loi de 1905 reste une menace. Financièrement puissants, infiltrés au plus haut des Etats et des instances européennes, des mouvements sectaires n’attendent plus que la reconnaissance de "religion" pour être entièrement
légitimés.
SECTES ET POUVOIRS PUBLICS
D
e « déclarations maladroites » en « controverses», le sujet des sectes en France prend une tournure hautement politique qui dépasse le clivage traditionnel droite-gauche.
La ministre de l’Intérieur, en modifiant la composition des cellules de vigilance auprès des préfets, exclut les associations de victimes. Elles sont
pourtant les partenaires privilégiés des pouvoirs publics pouvant, par leur témoignage, instruire le dossier sur un territoire précis.
En soufflant le chaud et le froid, les différents ministères qui se sont exprimés ne font que participer à la confusion entretenue par les sectes
elles-mêmes.
Le dossier que nous vous proposons de consulter est un rappel chronologique des faits, des débats engendrés par les différentes déclarations concernant le phénomène sectaire.
Lire le dossier : http://www.unadfi.org/spip.php?article733
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