Dimanche 16 mars 2008
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Nette victoire : BRAVO à nos camarades !
Ne boudons pas notre plaisir. 9 mois après la présidentielle, la droite est en échec, la gauche gagne en sièges et surtout, en voix ! Ce qui signifie qu'elle
est majoritaire dans le pays.
Comme Laurent Fabius l'avait souhaité, lors des élections de ce dimanche, les françaises et les français ont adressé un carton jaune, et
parfois vraiment rouge, à Sarkozy et à son gouvernement. Les campagnes menées par les listes de la gauche ont obtenu des résultats excellents dans beaucoup de villes et de villages. Ils
permettent même à la gauche de regagner plus d'une quarantaine de villes de plus de 20.000 habitants.
Les pertes dans la majorité sont importantes pour les ministres des gouvernements de la droite : Colombes (Rama Yade), Périgueux (Xavier Darcos), Paris 12°
(Christine Lagarde), Paris 4° (Christine Albanel), Amiens (Gilles de Robien), Metz (Jean-Marie Rausch), Toul (Nadine Morano) ; ou dans des grandes métropoles régionales comme Toulouse,
Strasbourg, Saint Etienne, Caen, Reims, Roanne, Angoulême, Dôle, Blois, … A noter pour Metz qu'il s'agira du 1° maire socialiste depuis l'instauration du suffrage universel en 1848
!!!
Dans l'Eure, en plus des résultats du 1° tour, la gauche gagne les deux plus grandes villes (+ de 20.000) Évreux et Vernon !
Mais aussi Les Andelys, Gaillon, Pont de l'Arche.
Aux cantonales la gauche gagne (au moins) 8 départements. Elle en détient maintenant 59.
Seule la centralisation nationale des voix va permettre de connaître avec exactitude l'état du rapport des forces politiques dans le pays. Car gagner une ville en obtenant 500 voix (Hervé Morin -
épaignes) ou 600 voix (François Fillon - Solesmes) ne représente pas tout à fait la même réalité politique que ce qu'il est nécessaire
d'obtenir pour gagner à Paris, Lyon ou encore Évreux, Vernon, Les Andelys, Gaillon ou Pont de l'Arche...
Les socialistes doivent comprendre et mesurer les attentes que cette victoire porte. En effet, lorsque que la liesse légitime qui s'empare ce soir des équipes
gagnantes sera passée, le travail commencera. Avec l'apparition d'une réalité extrêmement perverse : la séparation politique des niveaux territoriaux, nouvelle sorte de "cohabitation", que l'on
peut résumer ainsi : à la droite, le pouvoir central (présidence de la République et gouvernement), à la gauche plus de la moitié des départements, la quasi totalité des régions, beaucoup de
villes importantes et de villes moyennes. Mais aussi dans les petites villes et villages où les systèmes de scrutin (panachage) ont vu arriver de nouveaux élus, plus progressistes comme à
Gasny (où Pascal Jolly gagne 21 des 25 sièges !), ou d'être réélus comme à Perriers sur Andelle (Philippe Gérics dont toute la liste est élue...).
Cette coupure politico territoriale contient les germes d'une véritable crise politique sur fond de décentralisation. En effet, la droite nous a montré sa
manière de décentraliser : transfert des charges de l'État vers les collectivités territoriales sans transfert des moyens budgétaires correspondant (cf. le transfert des routes nationales vers
les départements) ... Ce qui ne peut, à terme, que conduire à une explosion de la fiscalité locale.
Et cette coupure, importante ce soir, est la traduction de l'inquiétude ressentie par nos concitoyens qui, devant la politique de Sarkozy et de son
gouvernement, choisissent de se donner des élus locaux solidaires. Cette situation nous a fait gagner ce dimanche… Lui trouver une solution politique doit faire l'objet de toute notre
attention…
Pour l'heure, VIVE la VICTOIRE !
Gérard Contremoulin
Youpi !
La mesquinerie, Denis, ça met en évidence la bêtise et la méchanceté. Et je doute que tu fasses partie de cette catégorie, dis moi si je me trompe.
En bon donneur de leçon tu devrais montrer l'exemple et te réjouir de cette victoire. Ah non c'est vrai, toi le grand gardien de la sacrosainte investiture du parti, tu ne peux accepter la victoire sans l'étiquette. Alors je suis sincèrement désolé, oui désolé, désolé que tu aies été associé de prêt ou de loin à notre victoire, cela n'en valait pas la peine, il n'y en avait nul besoin.
Mais que risque donc Pascal Jolly maintenant, vas-tu demander sa radiation du parti ? Est-ce que ca "pue" de faire ça ou pas ? Attention Denis, ta crédibilité est en jeu, à moins qu'elle est disparu le 9 mars...........YOUPI
On peut perdre des élections en les gagnant. Tu sembles ne pas connaître la réalité de ce qui s'est passé. Laurent Longet attend toujours vos messages de soutien alors qu'il n'a fait que suivre les directives de notre Parti ? Qui sont les bons petits soldats ? A Vernon, certains ont joué le PCF contre le PS comme certains ont joué le Modem contre Ségolène.
J'ose croire dans ton propos que tu n'oublies pas que liberté et autonomie sont constitutifs de l'identité socialiste. Si je puis me permettre un conseil, vu ton très jeune âge, tâche de ne pas l'oublier ! Au PS, les Dieux et les maîtres ne sont que de biens petits seigneurs.
@bientôt !
NB Mon commentaire sybillin ne traitait d'aucune situation particulière.