Trait d'Union de l'Eure
"Assez parlé d'égalité, il est temps de faire des
égaux" (Jean Jaurès)
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Bonjour !
Merci à celles et ceux qui ont la gentillesse
de reprendre la lecture de ce blog politique.
Les échéances électorales sont évidemment importantes.
Mais elles sont peu devant l'immensité de l'effort nécessaire
de formation, de réflexion, de cohésion pour
reconstruire le parti des socialistes
sur une ligne clairement à gauche !
16 novembre : ne pas se tromper de scrutin...
Notre vote du jeudi 16 novembre n'est pas un vote contre la droite ! C'est un vote pour choisir lequel des 3 candidats pourra le mieux rassembler la Gauche.
Même si l'argumentaire pro Royal veut confondre 1° tour de l'investiture et 1° tour de la présidentielle, ce n'est qu'une supercherie ! Six mois séparent ces deux scrutins et une campagne. On comprend bien que le but recherché est de ne pas tenir compte de ce qui fait précisément la valeur d'une consultation électorale : le débat citoyen. On se souvient de la formidable explication publique qui a eu lieu lors du référendum sur le Traité Constitutionnel. Elle avait donné lieu à une véritable appropriation par les citoyens de ce texte. On se rappelle l'ampleur du résultat.
Evidemment, pour s'en souvenir, il vaut mieux y avoir participé.
C'est cela le vrai changement dans le fonctionnement de notre démocratie. C'est la confiance que l'on accorde au débat réel et non à l'image que l'on s'en fait, intoxiqué que l'on est par les médias !
Le 16 novembre, nous allons choisir le candidat qui nous paraît être le mieux en phase non pas ce concept vide de sens et de réalité que l'on appelle "l'opinion", mais avec notre électorat, celui que l'on connaît concrètement dans nos sections lorsque l'on analyse les résultats électoraux bureaux de vote par bureaux de vote ; lorsque élus, on tient permanence dans nos villes et nos villages ; lorsque militants, on fait vivre nos associations, nos syndicats.
Beaucoup d'arguments ont été développé ici sur la position de Laurent FABIUS depuis le congrès de Dijon.
Sur la laïcité où il a proposé que les socialistes prennent l'initiative d'une loi contre le port de signes religieux à l'école, pour l'adoption d'une Charte de la Laïcité, contre le rapport Machelon (sur la modification de la loi de 1905).
Sur la défense du pouvoir d'achat des salaires et des retraites et pensions. L'augmentation programmée du SMIC (1.500€) avec un coup de pouce immédiat de 100€.
Sur la reconnaissance du dialogue social avec l'organisation, programmée et échéancée (!) d'une conférence nationale entre les partenaires sociaux.
Sur la nécessaire relance de la construction européenne en utilisant la présidence de l'Union Européenne qui nous échoit en 2008. Institutions européennes, charte sociale (sur laquelle nous avons été victorieux aux dernières élections européennes.
Sur La modification des institutions de la 5° République dans le sens de la mise en place d'un régime parlementaire, abandonnant l'actuel présidentialisme, avec un référendum (lui aussi échéancé).
Sur la place réservée à l'écologie avec la création d'un vice premier ministre en charge de ce secteur.
C'est cette étape-là que nous devons franchir le 16 novembre pour mieux nous préparer à franchir les autres...
Ne pas se tromper de séquence dans cette bataille décisive pour rompre avec le libéralisme, qu'il soit de droite ou social-libéral.
Votez et faites voter Laurent FABIUS
Tiens... tiens... quand les masques tombent !
Réponse à l'article d'Hervé Baro que l'on pourra trouver à l'adresse suivante :
http://desirsdavenir09.over-blog.com/article-4520992.html
Mon cher camarade Hervé,
Tu te souviens, nous avons eu, souvent, l'occasion de "croiser le fer" ensemble lors des commissions des résolutions des congrès de l'ex FEN... A l'époque, nous étions peu nombreux à la défendre. Tu te rappelles le congrès de Pau... Je luttais à l'époque, contre toi, pour refuser le changement de nom, eu égard à l'héritage qu'il portait... Vous aviez été rattrapés par la "modernité"…
Un nombre certain de camarades, dont tu étais, me reprochait mon manque de respect pour la Charte d'Amiens (autonomie du syndical par rapport au politique). Et vos arguments n'étaient pas toujours d'une finesse exemplaire… Je les acceptais avec philosophie !
Quelle n'est pas ma surprise aujourd'hui de voir que tu signes, en tant que socialiste, avec tes anciennes responsabilités syndicales ! Ta prise de position serait-elle celle de l'organisation au nom de laquelle tu te présentes ? Le SE-Unsa, dont tu te revendiques, aurait-il décidé de rompre avec cette posture légitime de non descente dans "l'arène politique" ? J'en doute.
Et quand bien même le serait-elle, c'est au secrétaire général de l'exposer, pas à un "ancien" dirigeant. C'est le B A BA des règles en la matière.
Tu es désormais conseiller général. C'est déjà beaucoup. Peu après ton élection, tu nous as expliqué qu'il ne t'était plus possible de rester membre du secrétariat national de l'UNSA. Ta position était totalement conforme à la Charte d'Amiens et j'ai trouvé que, de ton point de vue, tu étais parfaitement honnête avec nous. D'autant qu'à ta place, je n'aurais pas fait le même choix.
Tu as parfaitement le droit d'exprimer une position politique sur le fait syndical. Je le fais moi même souvent, mais fais le en tant que politique, pas en tant que responsable syndical, fut-ce au nom de responsabilités passées... Aujourd'hui, pourquoi ce mélange des genres que tu as tant fustigé dans le passé ?
Si tu restes fidèle à tes convictions d'autonomie du politique et du syndical : assume ce choix jusqu'au bout.
Alors, pourquoi ?
Il faut que le faux pas de Royal à propos des 35 H des enseignants soit considéré par son entourage comme suffisamment grave pour "faire monter au créneau" des anciens responsables syndicaux enseignants et pour que tu te décides à réagir ainsi, en contradiction avec les règles que je t'ai toujours vu respecter... J'imagine (pour te trouver des excuses) la force des "amicales" pressions de tes amis, comme l'on dit.
Mais comme elle arrive tard cette déclaration ! En fin de campagne bien sûr ! En fait de rénovation, l'équipe de Royal finit par révéler son vrai visage : des méthodes recuites de fin de campagne... politicienne !
Gérard Contremoulin,
responsable de "Trait d'Union 27", délégué fédéral à la formation
Édito : Laurent Fabius pour faire gagner la gauche
Notre campagne de désignation touche à sa fin. Le débat nous a collectivement renforcés. Loin d’être une «machine à perdre », comme l’avait dit Ségolène Royal en octobre pour l’empêcher ou le contourner, le débat est une machine à gagner pour le PS ! Le débat a permis à chaque candidat de dire sa vérité et à chaque militant de se faire son jugement.
Laurent Fabius est plus que jamais le candidat qu’il faut désigner les 16 et 23 novembre prochain. Pour battre la droite c’est lui qui propose la seule ligne politique gagnante et la seule démarche vraiment cohérente :
1. Candidat d’une gauche décomplexée, Laurent Fabius est le seul à porter pleinement le projet socialiste.
2. La modernité n’est pas toujours là où l’on croit. Parce qu’il défend notre projet, Laurent Fabius est plus moderne que ne le sont ses compétiteurs quand ils se réclament de solutions passées : celles de la social-démocratie des années 50-60 ou du blairisme des années 90. Laurent Fabius est le seul à tirer pleinement les conséquences du durcissement du capitalisme financier, qui appelle aujourd’hui de nouvelles réponses. Et pas seulement des « on verra » ou « on négociera ».
3. La démarche politique de Ségolène Royal apparaît désormais plus clairement : faire parler de soi dans les médias en multipliant les propos contradictoires, quitte à ce que le PS et la gauche en sortent affaiblis. Jouer systématiquement la victime, alors qu’elle bénéficie du soutien de l’appareil du Parti et des moyens les plus importants. Ségolène Royal veut briser les tabous ; prenons garde de ne pas briser en chemin les chances du rassemblement de la gauche. Il appartient à chacun de rester fidèle à l’éthique socialiste.
4. Des trois candidats, Laurent Fabius est le seul à proposer une véritable démarche présidentielle : conception précise de la fonction et définition claire des partenaires. Un Président qui préside, un Parlement renforcé, une République nouvelle. Et le rassemblement de la gauche comme seule stratégie. Pas question pour lui de parler de « majorités de projets » avec la droite ou le centre.
Le socialisme, c’est d’abord un choix de liberté. Les 16 et 23 novembre prochain, les militants voteront en conscience et non pas comme demandent de le faire les médias et les sondages.
Grâce à eux, il y aura un second tour, Laurent Fabius sera désigné et il fera gagner la gauche.
Ségolène ROYAL est élue !
A l'heure où j'écris, la victoire de Ségolène Royal est définitivement acquise, d'une ampleur réelle et obtenu par une participation remarquable. Les militants se sont massivement mobilisés. Il faut le reconnaître et l'interpréter comme un message fort.
"La responsabilité du gagnant, c'est de rassembler" disait Pierre Moscovici dans l'émission d'Arlette Chabot. Telle est bien la tâche, prioritaire, qui attend la candidate élue.
Quelles initiatives Ségolène Royal prendra-t-elle, demain ou dans les prochains jours, pour nous rassembler ? Il lui revient de cimenter sa victoire avec tout le Parti pour conduire la bataille contre la droite.
Je me suis élevé, dans ces lignes comme dans les réunions de sections auxquelles j'ai participé, contre le doute parfois émis que tous se retrouveront, à l'issue du vote, autour du candidat élu. Je persiste. Et puisque nous y sommes, j'observe que cette victoire a été acquise dans le cadre d'une confrontation politique. Rassembler celles et ceux qui n'ont pas voté pour elle -et Ségolène Royal s'y est engagée ce soir- consiste à revenir au Projet socialiste ; à préciser ses intentions sur ses propositions personnelles ; à envisager de prendre en compte celles de ses challengers et donc, les nôtres...
Nous voulons tous battre la droite. Chacun l'a dit pendant cette campagne interne. Le dire est necéssaire mais pas suffisant. Il faut maintenant étayer les intentions par des propositions concrètes et il faut les concevoir comme autant de signaux forts envoyés à notre électorat, à notre base sociale, et en premier lieu vers toutes celles et tout ceux qui souffrent le plus des conséquences du libéralisme.
Voilà comment il faut, comment elle peut rassember les socialistes. Pour François MITTERRAND, la feuille de route était d'abord de rassembler les socialistes pour ensuite rassembler la Gauche et convaincre le peuple de gauche. Viser la grande rencontre entre la majorité sociologique et la majorité politique. Elle est toujours d'actualité...
Nous avons fait campagne pour Laurent Fabius, nous avons pointé ce qui ne nous convenait pas dans les propositions des autres candidats. Nous l'avons fait pour des raisons politiques. Ce sont ces raisons, maintenant, qui constituent la clé du rassemblement dans le cadre du Projet socialiste.
Chacun doit maintenant prendre la mesure de la décision que le parti vient de prendre hier soir. Un deuxième chapitre s'ouvre sur des responsabilités et des perspectives nouvelles. Ségolène Royal, comme les autres candidats, doit engager la réflexion pour construire une attitude politique commune.
Alors nous serons rassemblés. Alors pourra commencer l'ascension vers la victoire en mai 2007, à la condition d'avoir réussi le premier tour... Oui, c'est en analysant, sans concession, les raisons du 21 avril 2002 que nous nous ouvrirons la voie vers l'Elysée... et que nous préparerons, simultanément, la victoire des législatives de Juin.
N'oublions jamais que l'extrême droite attend, sans avoir à beaucoup parler, tout faux pas de notre part. Ce n'est pas "affectivement" que le 21 avril est une souffrance, c'est "concrètement", en terme de pouvoir d'achat, de casse du service public, d'abandon des grands acquis sociaux de la Libération, de misère pour une partie toujours plus importante de nos concitoyens. C'est d'abord vers eux que nous devons, en tant que socialistes, nous tourner.
C'est aussi en faisant cela que nous construirons les conditions politiques qui rendront les candidatures alternatives à gauche inutiles. Si nous ne tenons pas cette ligne, alors ces candidatures prendront de la densité. Pour notre perte !
Le débat continue à gauche...
Le débat s'intensifie depuis le 17 novembre sur la situation à gauche après la désignation de Ségolène Royal. Les militants ne doivent pas craindre le débat, nous l'avons suffisamment dit pendant la campagne interne pour ne pas nous désavouer aujourd'hui.
Oui, j'ai bien dit : ne pas se désavouer ! On ne peut pas considérer le matin que ce pourquoi on militait la veille au soir est devenu caduque. Tout le monde est capable de comprendre cela.
Alors beaucoup de blogs font vivre ce débat et notamment "Bellaciao". Au fur et à mesure, nous les ajouterons dans la liste des Liens (à gauche).
Quelques articles :
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=37140
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=37066
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=37012
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=36952
2007 : Pour battre la droite, il faut pouvoir VOTER
En 2007, les élections présidentielles et législatives peuvent changer l’avenir de notre pays.
Pour voter, il faut être inscrit sur les listes électorales avant le dimanche 31 décembre 2006.
La Fédération de l'Eure du Parti Socialiste démarre une campagne de sensibilisation sur ce thème dès la fin de cette semaine. Le tract est disponible ci-dessous en téléchargement, et auprès de la Fédération pour distribution.
http://www.parti-socialiste27.org/docs/tract%20listes%20electorales.pdf
Une semaine décisive
Le week end prochain, les collectifs antilibéraux devraient choisir un candidat unique pour l'élection présidentielle... C'est un enjeu capital pour notre pays et pour toute la gauche.
En effet, pour gagner contre la droite et l'extrême droite, les forces de gauche doivent être unies. La question est de savoir comment elles pourront y parvenir...
Actuellement, les composantes font campagne sur le thème de l'impossibilité de leur rassemblement. Quelle escroquerie intellectuelle ! Quelle manque au Devoir ! Les forces centrifuges à gauche sont de retour... Comment accepter les préalables, les exclusives : que ce soit du coté du PS ou du coté de la LCR alors que les victimes du libéralisme se multiplient, alors que notre base électorale est de plus en plus confrontée à la chute de son pouvoir d'achat à la disparition programmée des services publics, quand ce n'est pas à la pauvreté et à l'exclusion ! C'est cela l'état d'urgence sociale, c'est cela l'état d'urgence politique.
Pourtant ! la situation politique du pays est assez simple à comprendre : l'extrême droite n'a jamais eu un candidat aussi haut dans les sondages ; la droite a perdu toutes les dernières élections, elle est divisée ; la gauche pourrait être en bonne position si elle était rassemblée... Ce n'est pas (encore) le cas.
Une majorité de notre peuple a rejeté le Traité Constitutionnel Européen et le modèle libéral qu'il lui proposait de constitutionaliser. Sur cette même base, celle de l'Europe sociale, le parti socialiste avait obtenu un bon résultat aux européennes. L'idée d'une gauche rassemblée, victorieuse est une idée porteuse...
Et cette présidentielle se gagnera contre l'extrême droite ! Le spectre du 22 avril 2002 plane toujours...
En politique, il vaut mieux être au rendez vous des convictions qu'à celui des reniements... La défaite de la droite (cantonales, régionales, référendum), les mobilisations sociales contre le CPE montrent la réalité d'une aspiration au changement que la gauche doit transformer et lui donner son expression politique. Tel est son Devoir !
Pourquoi tergiverser ?
Les militants de Trait d'Union (socialistes) et ceux de PRS (socialistes et non socialistes) sont investis dans les débats difficiles de la gauche antilibérale. Ils militent pour une candidature unique, base du rassemblement du 2° tour. Et ce n'est pas parce qu'actuellement, nombreux sont ceux qui "n'y croient pas", qu'ils vont renoncer.
Nous ne voulont pas d'une alliance "obligée" au 2° tour avec l'UDF de M. Bayrou "parce-que-ce-serait-la-seule-condition" pour les battre... Non pas parce que ses militants ne seraient pas estimables, ce n'est pas une question de personne, mais tout simplement parce que nous ne partageons pas cette politique.
Nous ne sommes pas le SPD de Shroeder ! La seule manière d'éviter cette situation suicidaire pour la gauche (comme c'est le cas en allemagne), c'est de tout faire pendant qu'il en est encore temps, pour rassembler la Gauche du 29 mai !
AIDER
Par Jean-Luc Mélenchon
Dans les jours qui viennent les traits essentiels de la présence de la gauche dans l'élection présidentielle seront dessinés. Depuis dimanche, le ralliement à Ségolène Royal de Jean-Pierre Chevènement après celui du PRG préfigure la centralité absolue de la candidature socialiste. L'impasse de « l'autre gauche », si elle se confirme, la certifierait. Dans ce tableau chacun est bien pleinement responsable de son sort actuel.
Côté socialiste : l'énergie d'une dynamique construite sur le remord du 21 avril sest nourrie de toutes les révoltes contre la droite. Ensuite, une compétition âpre entre trois personnes et trois lignes a débouché sur une décision claire que personne ne conteste. Côté de « l'autre gauche » c'était l'hésitation. C'est devenu l'impuissance. A présent une débandade pleine de rancoeurs semble s'annoncer. Ici, la contradiction est complète avec l'attente exaspérée d'un ample secteur du peuple de gauche. A l'image de ces milliers de personnes qui se rassemblent dans les meetings de cette gauche, il est à la fois anti libéral et fondamentalement unitaire. Et il est surtout avide d'une recomposition qui lui donne une force politique nouvelle, à l'image de la diversité d'origine de ceux qui le composent. Cependant « l'autre gauche » est, à cette heure, en voie de pulvérisation. Les dégâts impliqueraient toute la gauche. Car si efficace et convaincant que parvienne à devenir ou non le rassemblement qui s'opère autour de Ségolène Royal, qui, pourtant, est prêt à dire qu'il suffira à entraîner la masse profonde de désemparés qui est l'enjeu de cette élection ? Qui, par exemple, est certain que le cancer lepéniste a cessé de ronger les masses populaires que l'arrogance de la droite ne suffit pas à pousser vers l'évanescence de la gauche social-démocrate ?
En réponse à ces questions cest la thèse en faveur de « l'union dans l'union » que je propose avec un nombre croissant de socialistes inquiets du resserrement de la gauche. Nous avons agi de toutes nos forces, de toutes les façons possibles, pour favoriser l'union de « l'autre gauche ». Nous avons voulu être un trait d'union actif et fraternel. Bien des gauchistes s'en sont contrariés. Les sectaires sont aussi de ce côté, rappelons le. Nous n'avons pas toujours été bien compris par certains de nos camarades socialistes. Beaucoup nous ont regardés avec scepticisme. Ils sourient aujourd'hui. D'autres ont demandé des sanctions contre ce qui leur paraissait être une transgression de l'esprit de parti.
Quoiqu'il en soit, à cette heure, la dynamique se concentre d'un seul côté. De fait, par exemple, la candidature socialiste de Ségolène Royal semble avoir enjambé le oui et le non de gauche quand elle affiche ses alliances. De fait, l'autre gauche ne parvient pas à trouver le moyen de représenter l'arc de force qu'elle incarnait le 29 mai! Au contraire, le front se fractionne. D'un côté une dynamique, de l'autre côté une dépression. Tout nom proposé dans la machinerie du « double consensus » chère au « collectif national » est déchiqueté avec plus ou moins de délicatesse. Dorénavant les forces politiques constituées sont traitées avec la même brutalité. Absurde ! Quel peut-être la finalité de la violence qui se tourne depuis peu contre les communistes, leur parti ou leurs décisions collectives? Aucune recomposition de l'autre gauche ne peut se faire sans eux ou contre eux. Dans les conditions actuelles, le Parti Communiste, quelle que soit sa faiblesse électorale, est le lieu de plantation de la force nouvelle. Mais cela non plus ne lui est pas acquis pour toujours.
Pourtant il y a urgence. Car il faut y revenir: en France comme dans le reste de l'Europe et du monde il s'agit de passer à l'invention d'une autre voie à gauche, au delà de la faillite du communisme d'Etat et du naufrage de la social-démocratie dans le social-libéralisme. Cest le raisonnement fondateur de lassociation PRS que je préside. Il est proposé à toute la gauche et non aux uns pour nuire aux autres ! Ce nest pas un prétexte à dispute pour justifier des répartitions de circonscriptions. Cest le constat que je tire de ce que jobserve à ce moment de la mondialisation libérale. Ce diagnostic, je nai cessé de le nourrir dobservations de terrain notamment au fil de mes déplacements politiques à létranger, dans les forums sociaux européens ou dans lAmérique latine des révolutions démocratiques. Je lai surtout inscrit dans une réalité militante avec mes camarades en allant par exemple faire un meeting à Berlin sur les enseignements du « non » français avec Oskar Lafontaine et les dirigeants du Linkspartei. Ainsi, quand mon nom a été proposé au pire moment de blocage de la réunion place du colonel Fabien samedi, mes camarades qui ont beaucoup donné de leur temps et de leur énergie m'ont pris au mot de mes propres déclarations à ce sujet. Qu'ils s'agissent d'eux, des communistes ou des républicains de gauche qui ont repris cette proposition, je sais quaucun n'a voulu proposer autre chose que ce qui allait avec dans leur esprit: commencer concrètement cette construction politique nouvelle.
Trop tôt, trop tard? La réponse sur ce point aussi dépend de la décision des communistes et de leurs instances ce week-end. Ils ont la clef de ce processus. En toute hypothèse nulle force politique ne peut penser se donner le confort du huis clos. En effet, le nombre à gauche s'intéresse de près à toutes ces constructions dont il est meilleur connaisseur que beaucoup le croient. Mais il le fait dans la limite du raisonnable. Au delà de cette limite, chacun en revient à l'essentiel: comment battre la droite et avec qui ? S'il y a deux propositions gouvernementales solides à gauche, il y aura une compétition dont la dynamique entraînera jusqu'au plus désorienté. Le Pen y perdra. Bayrou y perdra. Sarkozy sy bloquera. Et donc, toute la gauche y gagnera. Et sinon ? Oui, sinon : quoi ? La vie est si dure pour un si grand nombre ! La logique de l'efficacité politique ne quittera pas les esprits, j'en suis certain Mais trouvera-t-elle son chemin à gauche jusqu'aux urnes ? Lutilité consistera à ly aider, quoi quil en soit.
Pour retrouver régulièrement "A Gauche", l'hebdo de Pour République Sociale :
http://www.pourlarepubliquesociale.org/article/archive/7/
Assurer la victoire de la Gauche n'est possible qu'en gagnant la présidentielle ET les législatives !
Dans la fédération de l'Eure, les socialistes ont décidé de se mettre en ordre de bataille pour battre la droite et l'extrème droite en assurant la victoire de Ségolène Royal en mai prochain. Ils savent aussi qu'une victoire à la présidentielle est une condition nécessaire mais pas suffisante pour qu'un gouvernement de gauche se mette en place. Il faut aussi gagner les législatives ! Ces deux batailles doivent être menées simultanément. Nous risquerions, sinon, d'être privés des moyens de notre politique !
Nous savons aussi que les socialistes, seuls, ne parviendront pas à atteindre leur objectif. Par la nature de leurs engagements, les socialistes doivent continuer à oeuvrer pour le plus large rassemblement à Gauche... Les débats, difficiles et parfois suicidaires, qui se déroulent encore actuellement "à la gauche de la gauche" ne sont pas achevés. Les militants de Trait d'Union 27, comme dans tout le pays, appellent de leurs voeux la fin des atermoiements et des hésitations. Ils continuent de militer pour "l'Union dans l'Union". C'est aussi la seule manière d'assurer la victoire au second tour. Cela doit être aussi la perspective stratégique dans laquelle doivent s'inscrire les débats des collectifs anti libéraux. Sinon, et bien que certains pensent le contraire, la victoire de la droite en 2007 ne représenterait pour les plus pauvres de nos concitoyens -dont le nombre ne pourra que s'étendre- encore plus de pauvreté, d'injustices et d'exclusions !
Pour leur part, les socialistes se préparent à assumer leurs responsabilités.
Le conseil fédéral du jeudi 14 décembre a pris les dispositions nécessaires pour assurer le rassemblement des socialistes, pour organiser le parti vers son objectif : assurer le changement politique dans le pays.
Le mandataire départemental de la candidate est Michel RANGER, 1° secrétaire fédéral, 1° vice président de la région Haute Normandie.
Le président du comité de soutien est Jean-Louis DESTANS, président du conseil général de l'Eure.
Le comité de campagne départemental est le bureau fédéral et nos candidats aux législatives : Catherine PICARD, François LONCLE et Alfred RECOURS.
L'animateur de la campagne, chargé de la mise en oeuvre des actions arrêtées par le comité de campagne départemental est Eric VILLEDIEU.
Au delà, le conseil fédéral lance un large appel au rassemblement de toutes et de tous pour une mobilisation qui doit être à la hauteur des enjeux.
A/ La première partie de la campagne va s'organiser autour de Forums participatifs sur 4 thèmes.
Deux initiatives ont d'ores et déjà été arrêtées pour le mois de janvier :
- le 18 janvier à Vernon sur le thème "Lutte contre toutes les formes de violence et toutes les insécurités", coordonné par Catherine PICARD
- le 25 janvier à Evreux sur le thème "Education, formation, qualification, accès à l'emploi, lutte contre toutes les discriminations", coordonné par Eric VILLEDIEU
Outre ceux qui seront traités les 18 et 25 janvier, les deux autres thèmes sont :
- "Vie chère, pouvoir d'achat, petites retraites, dialogue social, efficacité économique", coordonné par Alfred RECOURS
- "Environnement et co-développement", coordonné par Jean-Paul LE VOURC'H.
Les sections pourront prendre des initiatives allant dans le même sens et sous la même forme de débat participatifs.
Par cette forme de débat, les socialistes veulent réconcilier nos concitoyens avec la politique, avec le goût du débat public, direct, sans peur de donner la parole, d'écouter et de retransmettre. Toutes les propositions seront adressées par le parti à notre candidate. (Voir page 12 de l'hebdo des socialistes n° 427)
Le projet socialiste restera la base de notre engagement devant français.
B/ Une fête de la Rose, sera organisée le 1° avril 2007.
Elle s’articulera autour de trois grands axes :
— politique : tables rondes, espace librairie, dédicaces…
— culturel et associatif : expositions, petites formes musicales, stands de diverses associations,
— et gastronomique autour des cuisines du monde.Parmi les temps forts : un concert avec une tête d’affiche nationale et un meeting.
C/ La commission fédérale formation propose 3 rendez-vous pour ce trimestre :
1/L'Histoire des socialistes : Vendredi 12 janvier.L'identité des socialistes, les déclarations de Principes, les congrès, les programmes, les alliances et les débats qui jalonnent l'histoire du mouvement socialiste.2/Militer aujourd'hui : Samedi 10 février.Cette session comprendra une séquence théorique sur les règles de fonctionnement du Parti et une séquence en ateliers sur l'expression orale et l'animation de groupe.3/ Décrypter les programmes de droite et d'extrême droite : Vendredi 9 mars.Lire - comprendre - argumenter.
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