Trait d'Union de l'Eure
"Assez parlé d'égalité, il est temps de faire des
égaux" (Jean Jaurès)
Pour être informé en temps réel de la publication de nouveaux articles,
inscrivez vous à la Newsletter
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Bonjour !
Merci à celles et ceux qui ont la gentillesse
de reprendre la lecture de ce blog politique.
Les échéances électorales sont évidemment importantes.
Mais elles sont peu devant l'immensité de l'effort nécessaire
de formation, de réflexion, de cohésion pour
reconstruire le parti des socialistes
sur une ligne clairement à gauche !
communique de presse du Sénateur Gérard DELFAU
30 mai 2008
REGRESSION INTOLERABLE POUR LE DROIT DES FEMMES :
L’ARRET DU TRIBUNAL DE LILLE EN ANNULATION D’UN MARIAGE EST UNE VIOLATION MANIFESTE DE LA LÉGISLATION
Gérard Delfau interroge Madame le Garde ses Sceaux sur la violation manifeste de la législation française concernant le statut de la femme dans notre société
par le jugement du tribunal de Grande Instance de Lille prononçant l’annulation d’un mariage à la demande du mari, qui se plaignait d’avoir été trompé par sa future épouse sur son état
de virginité avant leur union.
En effet, le pouvoir judiciaire n’est pas souverain et son indépendance doit s’exprimer dans le cadre strict de la loi.
Or, qui peut nier que les femmes ont dû livrer un dur combat pour obtenir l’égalité en matière de sexualité ? Cette conquête leur fut âprement disputée.
La notion de « libération sexuelle » de Mai 68, le vote des lois sur la contraception et l’interruption volontaire de grossesse en sont les principales étapes. Ce sont ces acquis que remet
implicitement en question le jugement de Lille, aujourd’hui pour une minorité de femmes élevées dans la confession musulmane et qui se trouveraient
discriminés, demain, n’en doutons pas, pour l’ensemble du sexe féminin.
Par ailleurs, chacun sait que cet interdit sur les relations sexuelles des femmes – et elles
seules – avant le mariage est directement issu d’une religion, en l’occurrence une conception rétrograde de l’islam. Or, depuis la loi de séparation des Églises et de l’État, en 1905, aucune
religion ne peut dicter ses normes morales ou ses modes d’organisation aux citoyens par l’intermédiaire d’une institution de la
République.
En rendant leur arrêt, les magistrats de Lille ont gravement contrevenu au
principe de laïcité, qui a été inscrit dans la Constitution. Enfin, ne devaient-ils pas orienter le couple vers la procédure adéquate en cas de désaccord grave, le divorce ? Une autre conquête
sociale, qui fut si longtemps refusée aux femmes...
Bien loin d’être un dérapage mineur, une petite « erreur de jugement», l’arrêt de Lille, s’il était confirmé, ouvrirait la voie à une régression intolérable de la place de la femme dans notre
pays. Il mettrait en danger la paix civile que nous devons à un siècle de laïcité.
Gérard DELFAU,
Sénateur
Communiqué
Décision scandaleuse du T.G.I. de Lille déclarant la virginité « qualité essentielle »
de la femme avant le mariage.
Les Libres Penseurs de l’Association Des Libres Penseurs de France (ADLPF, membre de l’Union Mondiale des Libres Penseurs) expriment leur colère et leur indignation contre la scandaleuse décision du Tribunal de Grande
Instance de Lille de prononcer l’annulation d’un mariage à la demande du mari musulman qui se plaignait d’avoir été trompé sur ce qu’il prend pour sa marchandise : la promise qui n’était plus vierge. Considérer la virginité comme une « qualité essentielle » (sic) de la femme avant le mariage constitue une attitude misogyne, discriminatoire et attentatoire au principe de l’égalité homme – femme. Se permettrait-on de s’assurer que le mari était vierge lui aussi ?
La République laïque ne doit pas s’insérer dans la sphère privée et rendre un jugement, au nom du peuple souverain, en fonction de dogmes et de principes de l’obscurantisme religieux. En conséquence, les Libres Penseurs de l’A.D.L.P.F. demandent à la Garde des Sceaux d’annuler cette décision effarante contraire à nos principes constitutionnels de laïcité et de non-discrimination en fonction du sexe. Si ce jugement était confirmé, il constituerait une régression insupportable de la place de la femme dans notre République laïque et une mise en cause inadmissible de la paix civile que nous a jusqu’à présent garanti un siècle de laïcité institutionnelle.
Paris, le
30 mai 2008.
Denis PELLETIER, Pésident
Accord Vatican-Kouchner ...
Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes a reçu, ce 18 décembre, Mgr Dominique Mamberti, secrétaire pour les Relations du Saint-Siège avec les Etats.
A cette occasion, ils ont signé un accord sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l’enseignement
supérieur entre la France et le Saint-Siège, dans le cadre de la Convention de Lisbonne du 11 avril 1997 et du processus de Bologne.
Cet accord a pour objet de reconnaître la valeur des grades et des diplômes canoniques (théologie, philosophie, droit
canonique) ou profanes délivrés par les établissements d’enseignement supérieur catholiques et reconnus par le Saint-Siège, et de faciliter les différents cursus universitaires.
Voir l'article : http://www.diplomatie.gouv.fr:80/fr/pays-zones-geo_833/vatican-saint-siege_451/france-vatican_1253/accord-entre-saint-siege-france-sur-reconnaissance-diplomes-18.12.08_69485.html
Catherine PICARD, Chevalier de la Légion d'Honneur
La promotion du 1° janvier 2009 dans l'Ordre de la Légion d'Honneur comprend, au titre du Premier ministre, la présidente de l'UNADFI : Catherine PICARD avec le grade de
Chevalier.
Les amis comprendront le sens de cette distinction au moment où les communautarismes et les dérives sectaires gagnent chaque jour du terrain.
Catherine PICARD est aussi l'auteure avec le sénateur Nicolas About, lorsqu'elle était députée, de la première loi contre les agissements délictueux des organismes à caractère sectaire et de
leurs dirigeants.
Source : http://www.fairelejour.org/breve.php3?id_breve=1845 dimanche 4 janvier 2009
AFP 03.01.09 | La pilule contraceptive a "des effets dévastateurs sur l’environnement" et est en partie
responsable de "l’infertilité chez l’homme", écrit samedi le journal du Vatican, l’Osservatore Romano. La pilule "a depuis des années des effets dévastateurs sur l’environnement en relâchant des
tonnes d’hormones dans la nature" à travers les urines des femmes qui la prennent, affirme l’auteur de l’article, le président de la Fédération internationale des associations de médecins
catholiques, Pedro José Maria Simon Castellvi.
"Nous avons suffisamment de données pour affirmer qu’une cause non négligeable de l’infertilité masculine (marquée par une baisse constante du nombre de spermatozoïdes chez l’homme) en Occident
est la pollution environnementale provoquée par la pilule", poursuit-il, sans donner plus d’explications. Cet article, consacré à l’encyclique du pape Paul VI "Humanae Vitae" qui a interdit il y
a quarante ans aux catholiques l’usage de la pilule et du préservatif, résume les grandes lignes d’un rapport publié récemment par la Fédération des médecins catholiques, explique son président.
"Nous sommes face à un effet anti-écologique clair qui exige davantage d’explications de la part des fabricants", souligne le Dr Castellvi, qui qualifie l’encyclique "Humanae Vitae" de "prophétie
scientifique". "Une fois métabolisés, les hormones contenues dans les contraceptifs oraux n’ont plus aucun des effets caractéristiques des hormones féminines", a réagi Gianbenedetto Melis,
vice-président d’une association de défense et de recherche sur la contraception, cité par l’agence Ansa. Les hormones contenues dans la pilule, telles que les oestrogènes, "sont présents partout
(...) dans le plastique, dans les désinfectants, dans la viande que nous mangeons", souligne Flavia Franconi, responsable de la société italienne de pharmacologie. Le pape Benoît XVI a réitéré en
octobre la condamnation par l’Eglise catholique de la contraception à l’occasion du 40e anniversaire de l’encyclique "Humanae Vitae". Exclure la possibilité de donner la vie "au moyen d’une
action visant à empêcher la procréation signifie nier la vérité intime de l’amour conjugal", avait déclaré le pape.
Commentaire FLJ : le
seul message intéressant que l’on puisse tirer des délires du Vatican est qu’il ne faudrait plus compter comme catholiques tous ceux qui ont été baptisés et qui utilisent ou approuvent la
contraception : ainsi, il ne resterait plus que quelques centaines de milliers de catholiques en France, et quelques millions dans le monde...
Les tribunaux religieux en Europe
L’Europe bascule lentement mais sûrement dans l’obscurantisme religieux et la communautarisation à outrance, dans tous les domaines. L’Union européenne elle-même est de plus en plus noyautée par
les lobbys religieux. L’émission sur les religions par ARTE l’a récemment encore confirmé. Le président Sarkozy ne veut pas uniquement communautariser et théocratiser la France, mais l’Europe
tout entière.
C’est pourquoi il est aussi l’instigateur ou le promoteur, du colloque « Religions et puissance publique dans l’Union européenne » qui a eu lieu le 17.12.2008 à Paris,
avec ses délégués des religions (prêtres, popes, pasteurs, rabbins et imams). Il a prononcé 14 fois le mot « Dieu » dans son discours, le 14.1.2008 devant le Roi Abdallah d’Arabie
Saoudite, ce pays musulman où les hommes sont décapités et les femmes abattues ou lapidées au nom d’Allah, conformément à la charia saoudienne. Benoît XVI est tellement fier du chanoine Sarkozy
qu’il ne faudrait pas s’étonner qu’il en fasse le premier Français canonisé de son vivant.
Les règles de la charia s’introduisent partout et dans toute l’Europe, grâce à l’appui des politiciens qui bafouent la Convention européenne des droits de l’homme et la vident de sa substance. Il
est inacceptable que les femmes musulmanes n’aient pas les mêmes droits que les hommes en Europe, et qu’elles soient soumises partiellement ou entièrement à la charia, ce fatras
juridico-religieux discriminatoire, injuste, arbitraire et moyenâgeux. Dire qu’elles acceptent soi-disant volontairement d’être jugées par des tribunaux islamiques est un sophisme. C’est tout
aussi faux que de prétendre qu’elles portent soi-disant volontairement le voile ou la burqa, cette prison ambulante, qui les déféminise, les dépersonnalise, et les fait vivre selon des règles
islamiques moyenâgeuses, du 7e siècle de notre ère.
Dans l’Afghanistan théocratique, les talibans brûlent les écoles pour filles, tuent les instituteurs, mutilent les filles qui osent aller à l’école et les menacent de mort si elles ne se
résignent pas à déserter l’école avant le 15 janvier 2009. Va-t-on ensuite prétendre que les filles ont abandonné volontairement l’école par respect pour la charia
afghane ?
La liberté religieuse a ses limites, et la tolérance ne permet pas de tolérer l’intolérable.../...
Lire la suite : http://www.fairelejour.org/article.php3?id_article=1893
|
Source : Mediapart |
Par Claude Lelièvre - 23 décembre 2008 |
Parmi les grands médias nationaux, seul « La Croix » du 18 décembre a jusqu’alors mentionné cet accord en affirmant que « cette signature jeudi, dans le grand salon du quai d’Orsay, est historique ; elle revient sur une situation d’infériorité de l’enseignement supérieur catholique vieille de plus d’un siècle ».
Ce ne devrait pourtant être un secret pour personne puisqu’un « communiqué technique » publié par le quai d’Orsay ce même jeudi 18 décembre a annoncé urbi et orbi que « cet accord a pour objet de reconnaître la valeur des grades et des diplômes canoniques (théologie, philosophie, droit canonique) ou profanes [toutes les autres disciplines] délivrées par les établissements d’enseignement supérieur catholiques reconnus par le Saint-Siège et de faciliter les différents cursus universitaires » (cf. mon précédent billet).
Le journal « La Croix » précise à juste titre que « si, en 1875 [sous l’Ordre moral présidé par Mac Mahon], la troisième République avait proclamé la liberté de l’enseignement supérieur, elle avait très vite, dès 1880, à l’initiative de Paul Bert et Jules Ferry, réservé l’attribution des titres universitaires aux seules universités publiques [ce qu’on appelle la « collation des grades »] ».
Le journal « La Croix » rappelle également à juste titre que, en 1984, en plein conflit « privé-public », « le Conseil d’Etat a estimé que ce principe du monopole d’Etat de la collation des grades universitaires s’imposait même au législateur ». En effet, à l'occasion de l'examen du projet de loi sur l'enseignement supérieur - dite loi Savary - promulguée le 26 janvier 1984, le Conseil d'Etat a consacré, par avis, le caractère constitutionnel du monopole de l'Etat de la collation des grades, en ces termes : « Le Conseil d'Etat a estimé que le principe suivant lequel la collation des grades est réservée aux établissements publics d'enseignement et que les lois de la République n'ont jamais transgressé depuis 1880 s'impose désormais au législateur ».
Cela n’a pas empêché, le président de la République Nicolas Sarkozy de souligner, il y a tout juste un an ( dans son discours au palais du Latran à Rome du 20 décembre 2007 où il appelait à une « laïcité positive » contre « une laïcité épuisée » menacée par le « fanatisme ») que « la République répugne encore […] à reconnaître la valeur des diplômes délivrés dans les établissements d’enseignement supérieur catholique alors que la convention de Bologne le prévoit », et de conclure : « Je pense que cette situation est dommageable pour notre pays ».
Le lendemain, « Le Figaro » du 21 décembre 2007 est très explicite (même si ce n’est guère relevé alors par l’ensemble de la presse) : « Ainsi, dans les mois prochains, l’Etat devrait publier une circulaire relative à la reconnaissance d’une équivalence des diplômes entre les universités et les cinq instituts catholiques français (Paris, Lille, Lyon, Toulouse et Angers). La France se mettra ainsi en conformité avec les accords de Bologne sur l’harmonisation des diplômes, signés en juin 1999 avec 44 autres pays, dont le Saint-Siège. En France, la reconnaissance, partielle, dépend d’accords signés au cas par cas. Une suite logique des accords de juin 2002 signés entre le ministre de l’Education nationale Jack Lang et Mgr François Tricard, alors président de l’Union des établissements d’enseignement supérieur catholique, reconnaissant leur contribution à « l’effort collectif de l’enseignement supérieur » ».
Ce n’est finalement pas une simple circulaire, mais un accord entre Etats (la France et le Vatican) qui, une année après, statue sur le problème. Ce n’en est que plus « historique ». D’autant - comme le révèle encore le journal « La Croix » - que « les discussions entre le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, à Paris, et la Congrégation pour l’éducation catholique, à Rome, n’avaient porté que sur les diplômes « canoniques’ » », et que « la question des disciplines profanes aurait, elle, été introduite lors de la négociation de l’accord entre le Quai d’Orsay et la Secrétairerie d’Etat du Vatican ». Etonnant, non ?
Plus fort encore, alors que le journal « La Croix » « attend de voir’ » (« Reste à savoir quand cet accord sera applicable. Jeudi, le Quai d’Orsay n’était pas en mesure de préciser si une ratification par voie parlementaire était requise. Il faudrait alors compter avec les réactions laïques »), ces dites réactions laïques sont jusqu’ici limitées (à notre connaissance) à la fédération UNSA Education, au CNAL (Comité national d’action laïque), et à la fédération nationale de la Libre Pensée. Et elles restent quasi inaudibles, en raison du silence presque unanime de la grande presse. La laïcité « à la française » est-elle en voie de disparition ? Le processus européen de Bologne impose-t-il un silence (embarrassé ?). Joyeux Noël !
PETITION
ANNULATION DE L’ACCORD
VATICAN - KOUCHNER
Les citoyennes et citoyens de la République française soussignés
Ø constatent que l’accord signé le 18 décembre entre le gouvernement français et le Vatican :
- met fin au monopole de l’Etat sur l’attribution des grades universitaires
- reconnaît la validité des diplômes, aussi bien « canoniques » que « profanes », délivrés par les établissements catholiques d’enseignement supérieur
- englobe de fait le baccalauréat en tant que premier grade universitaire.
Ø considèrent cet accord comme totalement anti-laïque
- parce qu’il ne respecte ni l’indépendance de l’Etat par rapport aux religions, ni l’indépendance des religions, en l’occurrence la religion catholique, par rapport à l’Etat
- parce que les diplômes et titres universitaires attribués par les universités françaises n’ont pas à être reconnus par les instances hiérarchiques catholiques de France ou du Vatican !
- parce que l’Etat n’a pas à reconnaître des diplômes attribués par une religion quelconque
Ø dénoncent le caractère anti-républicain de cet accord :
- exit la loi de 1880 qui a instauré le monopole de l’Etat sur la collation des grades universitaires
- exit la loi de 1905 et son article premier
- exit l’avis du Conseil d’Etat de 1984 confirmant le principe du monopole
Ø rappellent que les instances européennes n’ont en aucune façon le droit de remettre en cause les institutions de la République fondées sur le principe intangible de laïcité.
Ø demandent en conséquences l’annulation pure et simple de l’accord Vatican –
Kouchner, et soutiennent le recours déposé dans ce but devant le Conseil d’Etat.
| Août 2010 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | 31 | |||||||||
|
||||||||||
Commentaires