Vous et nous

Refusons
les pleins pouvoirs
à Sarkozy !
Affirmons
la voix de la gauche
aux élections législatives.
 
Législative 
1° tour : J-34

 

Fil rouge

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Bonjour !

Merci à celles et ceux qui ont la gentillesse
de reprendre la lecture de ce blog politique.

Les échéances électorales sont évidemment importantes.
Mais elles sont peu devant l'immensité de l'effort nécessaire
de formation, de réflexion, de cohésion pour
reconstruire le parti des socialistes
sur une ligne clairement à gauche ! 
 

Edito

Dimanche 15 avril 2007 7 15 /04 /2007 12:33

 

Cet homme est dangereux !

 

Il insulte l'Allemagne :

 
 
 
Rappel de l'analyse d'Edwy Plenel :
 


 

Il n'a qu'une connaissance sommaire de ses dossiers :

Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Edito
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Dimanche 15 avril 2007 7 15 /04 /2007 12:42

 

 

"Aider les autres, c'est voter Ségo !"

 

 

 

Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Edito
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Mercredi 25 avril 2007 3 25 /04 /2007 22:19

 

Vous avez dit Bayrou ?

 

 "Au premier tour on choisit, au 2° on élimine". Cette vieille maxime des scrutins à deux tours a, cette fois, subit des variantes substantielles !

Par crainte des positions extrémistes de Sarkozy, des électeurs de droite on préféré voter Bayrou. Ils continueront au 2° tour à refuser Sarkozy.

Par crainte des positions pas assez engagées contre le libéralisme de Ségolène Royal tout en faisant barrage à Sarkozy, des antilibéraux ont voté Bayrou. Comment voteraient-ils pour Sarkozy ?

Des électeurs du PS, parfois même des enseignants qui avaient pourtant manifesté contre lui lorsqu'il était leur ministre, ont choisi de voter Bayrou. Là encore, comment ne reviendraient-ils pas dans leur famille politique ?

Bref, tant  ici et tant là qu'on finit par se demander combien de "centristes" réels ont voté Bayrou ? Nous le saurons lorsque le "Parti démocrate" qu'il veut créer à la place de l'UDF prendra corps.

Pour cause de "vote utile", un certain nombre de voix qui se seraient portées sur les candidats de la gauche de la gauche (Buffet, Bové, Besancenot et même Laguillier) ou sur les Verts (Voynet) se sont portées sur Ségolène Royal dès le premier tour. C'est probablement pour cette raison que ces candidats ont réalisé des scores si faibles. D'ailleurs ils ont, dès dimanche soir ou lundi matin, appelé soit à voter pour Ségolène Royal (c'est une grande première pour Laguillier en 6 présidentielles), soit à faire barrage à Sarkozy, c'est-à-dire à voter Royal...

Enfin, le positionnement de Sarkozy, dans les derniers temps, très eugéniste, a permis le ralliement de voix frontistes. Ajoutées aux voix traditionnelles de la droite caporaliste, et à celles du vicomte Le Joly de Villiers de Saintignon, tout récemment rallié, le total ne fait pas une majorité. On peut même imaginer que Le Pen gardera une certaine rancoeur vis à vis de celui qui l'a ainsi "syphonné". Quant à la garde rapprochée chiraquienne dont le "leader" n'a jamais voté pour son camp sauf lorsqu'il en était lui-même le candidat, on peut se demander avec quel entrain ils vont mettre leur bulletin Sarkozy dans l'urne le 6 Mai... De sorte qu'il est fort probable qu'en dehors des voix centristes, Sarkozy ait déjà fait le plein de ses voix.

Si cette arithmétique électorale peut expliquer en partie les sollicitations dont Bayrou fait l'objet de la part des deux finalistes, elle n'explique pas tout et surtout elle n'excuse pas tout. Il y a le feu à la maison. Certes ! Mais c'est précisément pour cette raison que les socialistes doivent rester sur leurs bases politiques, c'est-à-dire fidèles à leurs engagements du 1° tour.

Le pacte présidentiel de Ségolène Royal a été présenté à nos concitoyens. Il nous engage vis à vis d'eux. Il doit donc rester la base à partir de laquelle nous nous présenterons au 2° tour.  Nos électeurs ne comprendraient pas que nous changions d'orientation dans l'intervalle.

Pour l'heure, l'autre campagne a commencé. Celles et ceux qui souhaitent maintenant le soutenir face au danger pour la démocratie que représente Sarkozy, doivent pouvoir le faire sans arrière pensée. Mais ne nous y trompons pas. Nous sommes, nous socialistes, les seuls à pouvoir faire campagne pour expliquer cela autour de nous. Extrêmement courte, cette nouvelle campagne nous commande de ne rien négliger. Aucune rencontre, aucun contact, aucune conversation ne doivent échapper à notre volonté d'explication politique pour convaincre d'aller voterle 6 mai. Car le plus grand danger sera précisément l'abstention. La formidable mobilisation du premier tout ne doit pas retomber. Le différentiel du 1° tour peut être rattrapé et porter Ségolène ROYAL à l'Elysée. Mais cela ne se fera pas sans nous !

Gérard Contremoulin

Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Edito
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Lundi 7 mai 2007 1 07 /05 /2007 08:27
Après l'élection de Nicolas Sarkozy
 
 Avec 83% de participation et 53,06% des voix, le pays vient de se choisir un président en lui assurant une incontestable légitimité. Nicolas Sarkozy, fort de ce score, est aussi complètement responsable du mandat qui commence. Et ce début est édifiant. Déjà, le ballet des prétendants se montre dans les allées du "nouveau" pouvoir et notamment au "Fouquets", restaurant huppé et "chic" (à la portée de toutes les bourses !), lieu caricaturalement symbolique du président de "tous les français".
 
Coucou, les revoilou ! Alain Juppé, l'homme du Plan éponyme qui a suscité les manifestations et la crise qui devait conduire à la dissolution du 1997 ; François Fillon, l'homme de la réforme des retraites et des énormes manifestations infructueuses du printemps 2003.
 
La gauche sort éparpillée de ce scrutin. Mais l'heure n'est pas aux divisions. C'est l'épreuve de vérité et de réalisme car l'enjeu des prochaines semaines est déterminant pour les 5 années qui viennent. Elle doit IMPERATIVEMENT se rassembler pour éviter le pire. Nicolas SARKOZY ne doit pas bénéficier des "pleins pouvoirs" !
 
Le quinquennat et l'inversion du calendrier électoral ont une conséquence immédiate : le renforcement du Pouvoir par la possible concentration des pouvoirs exécutif et législatif entre les mêmes mains et pour la même durée de mandat : 5 ans ! Cette superposition peut déséquilibrer la démocratie au seul profit d'un camp qui disposerait du pouvoir exécutif (l'Élysée et Matignon) du pouvoir législatif (une majorité à l'Assemblée Nationale et celle qu'il a déjà au Sénat) et toutes les autorités de contrôle (Conseil Constitutionnel, diverses Hautes autorités dont celle de l'Audiovisuel). Ces "pleins pouvoirs", que jamais la Gauche n'a eu dans le passé, même en 1981 (on se souvient de la résistance du Sénat à propos des nationalisations), seraient une véritable menace pour la démocratie. On peut encore l'éviter !
 
Les élections législatives des 10 et 17 juin prochains nous offrent la possibilité de rééquilibrer les pouvoirs dans le pays. La droite extrême de Sarkozy va multiplier les provocations pour arriver à son but : convaincre, y compris par la peur, que le "bon sens" serait de lui donner tous les moyens de sa politique. Nous savons déjà ce qu'il en adviendrait. N'est-il pas choquant d'entendre le "nouveau" président dire pendant sa campagne "J'ai besoin de vous. Jamais un candidat n'a eu autant besoin du peuple à ses cotés". Voilà le projet sarkozien tout contenu dans ces propos : non pas servir le peuple, mais l'avoir "à ses cotés"… Jamais les institutions de la 5° république n'auront été à ce point résumées !
 
 
OUI, vraiment, il serait dangereux pour la démocratie de lui donner les pleins pouvoirs !
 
 
Gérard Contremoulin
 
 
Ci-dessous, le rappel de quelques déclarations prononcées hier soir :

 

 
Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Edito
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Lundi 14 mai 2007 1 14 /05 /2007 19:54

 

 

 

Garder le cap et viser juste !

 

 
Au moment où le nouveau président de la République consulte pour composer son gouvernement (et où les Iago de la "gauche" s'égarent sur les chemins de la droite au pouvoir), après la réunion du conseil national du parti socialiste (où les demandes de modification du calendrier du parti sont faites devant les médias et non devant le CN), les sirènes médiatiques s'en donnent à cœur joie sur notre dos. Et la droite se réjouit au même rythme que se démoralisent les gens de gauche…
 
Halte ! Notre conception de l'engagement politique est aux antipodes de ce tintamarre.
 
Les socialistes ont évidemment "des choses à se dire". Mais prenons garde de ne pas nous tromper dans le calendrier. L'unique objectif des semaines qui viennent, c'est de ne pas donner les pleins pouvoirs à Nicolas Sarkozy en envoyant une majorité de gauche à l'assemblée nationale. Les femmes et les hommes, nos concitoyens, qui sont durement touchés par le libéralisme, le serait bien plus encore si la droite devait (encore) gagner !
 
Nous devons épauler nos candidats. Le matériel arrive, les réunions publiques et les rencontres dans les quartiers sont programmées. Les militants dans les cantons sont mobilisés. La campagne va s'accélérer. Pleins de morgue et de suffisance, les candidats de la droite ne nous laisseront aucun répit ! On les comprend puisqu'ils seront jugés sur leur capacité à servir leur chef. Raison de plus pour les mettre à la retraite…
 
Quels qu'ils soient, quoi qu'ils diront, quels que soient les auteurs qu'ils citeront, n'oublions pas qu'il n'ont jamais eu, qu'ils n'ont pas et qu'ils n'auront jamais d'autre objectif que de tout déréglementer, de faire régner la loi du plus fort pour la plus grande gloire des actionnaires du CAC 40 …
 
Pour nous remémorer le cap, qu'il me soit permis de citer un extrait du discours de Jaurès à l'assemblée nationale sur "l'émancipation sociale des travailleurs" :
 
 
 
 
Jean Jaurès

 L’émancipation sociale des travailleurs
Discours à la Chambre des députés : 21 novembre 1893
 
 
Oui, par le suffrage universel, par la souveraineté nationale qui trouve son expression définitive et logique dans la République, vous avez fait de tous les citoyens, y compris les salariés, une assemblée de rois. C’est d’eux, c’est de leur volonté souveraine qu’émanent les lois et le gouvernement ; ils révoquent, ils changent leurs mandataires, les législateurs et les ministres, mais, au moment même où le salarié est souverain dans l’ordre politique, il est dans l’ordre économique réduit à une sorte de servage.

Oui ! au moment où il peut chasser les ministres du pouvoir, il est, lui, sans garantie aucune et sans lendemain, chassé de l’atelier. Son travail n’est plus qu’une marchandise que les détenteurs du capital acceptent ou refusent à leur gré […].

 

Il est la proie de tous les hasards, de toutes les servitudes et, à tout moment, s’il veut exercer son droit légal de coalition pour défendre son salaire, il peut se voir refuser tout travail, tout salaire, toute existence par la coalition des grandes compagnies minières. Et tandis que les travailleurs n’ont plus à payer, dans l’ordre politique, une liste civile de quelques millions aux souverains que vous avez détrônés, ils sont obligés de prélever sur leur travail une liste civile de plusieurs milliards pour rémunérer les oligarchies qui sont les souveraines du travail national.

 

Et c’est parce que le socialisme apparaît comme seul capable de résoudre cette contradiction fondamentale de la société présente, c’est parce que le socialisme proclame que la République politique doit aboutir à la République sociale, c’est parce qu’il veut que la République soit affirmée dans l’atelier comme elle est affirmée ici, c’est parce qu’il veut que la Nation soit souveraine dans l’ordre économique pour briser les privilèges du capitalisme oisif, comme elle est souveraine dans l’ordre politique, c’est pour cela que le socialisme sort du mouvement républicain. C’est la République qui est le grand meneur : traduisez-la donc devant vos gendarmes !

 

Et puis, vous avez fait des lois d’instruction. Dès lors, comment voulez-vous qu’à l’émancipation politique ne vienne pas s’ajouter, pour les travailleurs, l’émancipation sociale quand vous avez décrété et préparé vous-mêmes leur émancipation intellectuelle. Car vous n’avez pas voulu seulement que l’instruction fût universelle et obligatoire… vous avez voulu aussi qu’elle fût laïque, et vous avez bien fait.
 

 

Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Edito
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Mercredi 16 mai 2007 3 16 /05 /2007 14:49
Assez !
 
Soyons clairs : sauf à être suicidaire ou à trouver du plaisir dans la souffrance de l'auto flagellation, les débordements actuels des dirigeants socialistes sont totalement inacceptables !
 
En livrant aux médias leurs états d'âmes ou leurs fantasmes de carrières, ils font preuve d'une très grande irresponsabilité ! Les militants ont une autre priorité : celle de former une majorité de gauche à l'assemblée nationale. Et nous n'avons que 23 jours pour le faire. Alors, de grâce, laissez nous travailler !
 
Nous n'en publierons AUCUN dans cet intervalle ! Mais nous savons quoi en penser…
 
La réussite de Nicolas Sarkozy, lorsqu'il rassemble son camp, est d'autant plus probante que celui de ses adversaires montre sa grande fragilité politique. Dans la France de la 5° République, il n'y a que deux camps : celui qui gagne la présidentielle et celui qui la perd. Un point c'est tout. Qu'il soit nécessaire de modifier les institutions, c'est bien certain. Mais aujourd'hui, ne prenons pas nos désirs pour la réalité, nous sommes toujours dans ce système. Et pour cinq années encore…
 
Vous aurez remarqué que Nicolas Sarkozy a rendu un (bref) hommage à François MITTERRAND. Gageons qu'il pensait surtout au rassembleur du Parti socialiste d'Épinay, exercice qu'il a lui-même réussi avec sa propre famille politique.
 
Les débats entre socialistes viendront en leur temps. Et nous y prendrons toute notre part car les bilans sont toujours des enjeux : soit pour les dresser, soit pour ne pas les dresser, soit pour en donner une version convenue… Nous savons cela. La période qui s'ouvrira après les législatives sera éclairée par leurs résultats. N'écrivons pas l'histoire par anticipation… Mais nous savons, d'ores et déjà, qu'ils devront aller au fond. Refonder n'est pas droitiser, disait Laurent Fabius. Les agitations sournoises des uns et des autres, les Iagos n'engagent qu'eux-mêmes, même si l'image qu'ils donnent de la politique est dévastatrice.
 
"Ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent" disait Edgar Faure, qui en savait long sur le sujet. Nous n'aimons pas cette phrase. Elle traduit une posture vénale de la politique que certains ont apparemment adoptée. Nous nous en souviendrons.
 
Pour l'heure, n'oublions pas les attentes sociales de nos concitoyennes et de nos concitoyens auxquelles nous DEVONS répondre. C'est notre seule priorité dans les semaines qui viennent.
 
Gérard Contremoulin
Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Edito
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Jeudi 17 mai 2007 4 17 /05 /2007 09:55




 Quelques lecteurs m'ont fait part de leur étonnement d'avoir vu Jean-Luc MELENCHON, hier, à la cérémonie d'investiture du président de la République. 
Ci-dessous son billet qui décrit assez précisément le climat qui règne depuis quelques jours. 
Ne soyons pas dupe ! Comment ne pas se demander "'à qui profite le crime" en pleine période de préparation des législatives où l'enjeu est de refuser les pleins pouvoirs à Sarkozy en envoyant une majorité de gauche à l'assemblée... A lui bien sûr.
 


L'ERE DU SOUPCON

par Jean-Luc Mélenchon

 

Ce matin j’étais à l’Élysée pour la cérémonie d’installation du nouveau Président de la République. En effet tout le bureau du Sénat est présent pour représenter notre assemblée. Je suis membre du bureau du Sénat. 

Comme il règne une ambiance horrible depuis l’annonce des débauchages et des retournements de veste, j’ai passé le début d’après midi à répondre aux vannes, au gens qui se posent des questions sans écouter les réponses et ainsi de suite. Bref, je suis à cran. Mais je comprends bien d’où vient ce soupçon généralisé, sérieux ou rigolard. Je mesure quel venin est à présent instillé ! Aux yeux de beaucoup dorénavant, un socialiste quoiqu’il ait dit auparavant est désormais susceptible de retourner sa veste « pour avoir un bon poste ». Je crains que cela nous coûte cher aux législatives. Cette fois ci la blessure est profonde. Elle discrédite toute parole avant même qu’elle soit prononcée en discréditant par avance celui qui parle : « demain il dira le contraire pour un bon poste ! ». Sarkozy marque un point. Pourvu que ce ne soit pas un point d’intention de vote. Ensuite il impose le thème de « l’ouverture » qui a pour but d’assécher d’un coup la diabolisation de Sarkozy que certains ont cru malin d’instrumentaliser pour faire campagne. Encore un point d’appui de moins. La manœuvre est grosse bien sur. Mais elle est efficace.

Quand à ceux qui entrent au gouvernement il est évident que ce sont des alibis conscients du mal qu’ils font. Nous avons non seulement le droit de les mépriser mais c’est même un devoir moral. De toutes les sottises entendues à ce sujet en voici une particulièrement lourde : tel important qui serait débauchés par Sarkozy « méritait d’être à ce poste » alors que les socialistes l’ont « toujours maltraité ». Je ne vous fais pas l’injure de démonter cet argument qui en dit long sur la vision de la politique réduite au plan de carrière de ceux qui osent le présenter. Mais le codicille est vite amené : quiconque flétri ces comportements serait un sectaire ! C’est le moment de rappeler qu’en démocratie il est nécessaire que des opinions contraires s’expriment pour qu’il ait débat et que le peuple souverain tranche par son vote. Après quoi le devoir démocratique c’est de reconnaître cette décision, c'est-à-dire de l’accepter pour soi-même. Il y a une majorité et une opposition. Chacune sert le pays à sa manière. Si passer de l’opposition à la majorité est noble et rester opposant une forme de sectarisme alors c’est qu’on n’admet pas qu’il y ait une opposition. Un sage ami africain m’a dit « le plus dur en démocratie ce n’est pas d’accepter d’avoir gagné c’est d’accepter d’avoir perdu ». Celui qui n’est pas prêt à accepter d’avoir perdu ne peut pas comprendre pourquoi il est important de gagner.




Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Edito
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Lundi 11 juin 2007 1 11 /06 /2007 18:25

Oui, la vague bleue risque d'envahir l'Assemblée nationale au soir du 17 juin. Surtout si l'électorat de gauche continue de se laisser culpabiliser de vouloir limiter les pouvoirs de Sarkozy. Comme si les élections législatives ne devaient être que la déclinaison de la présidentielle. Pourquoi alors ces deux élections si les secondes n'ont qu'un rôle de confirmation ?

C'est ce qu'essaie de faire croire le rouleau compresseur de la droite, avec ses énormes rélais médiatiques. Il fait tout ce qui est en son pouvoir pour faire penser que tout est déjà joué. 

Mais dans un scrutin à deux tours, il y a ..... deux tours ! Et c'est précisément pour permettre à l'électorat de se reprendre que le 2° existe, à la différence de l'Angleterre qui n'en a qu'un...
 avec les résultats calamiteux que tout bon démocrate reconnaît.

L'un des faits majeurs de ce premier tour aura été la (trop) forte abstention par rapport à la présidentielle. Et cela atteste de l'efficacité de l'effet dénoncé ci dessus. L'autre est, sans conteste, le score très favorable à l'UMP. Je dis bien "favorable" car à l'heure où nous sommes (6 jours avant le 2° tour), on ne peut dire que cela. En effet, il est assez aisément vérifiable que ce sont surtout les électeurs de droite qui sont venus voter dimanche. Le sort définitif des élections législatives réside dans l'attitude des électeurs de la gauche dimanche prochain. S'ils vont voter,  les résultats peuvent encore être inversés !

Dans la 5° circonscription, la candidate socialiste est 9.872 voix derrière le sortant. C'est important. Si l'on fait l'hypothèse que la mobilisation du 17 sera la même que celle du 10, alors le résultat est clair. Franck Gilard, l'homme du rétablissement de la peine de mort (ce dont l'extrême droite raffole !), l'homme des 3 propositions de loi visant à supprimer l'Impôt de Solidarité sur la Fortune, l'homme qui signe une proposition de loi homophobe avec M. Vanneste, condamné sur ce chef d'accusation et qui laisse citer la Bible dans les exposés des motifs, l'homme qui, dans le même temps, veut créer dans le code civil un statut pour les chiens ... cet homme donc, qui est tout sauf progressiste, pourrait espérer retourner au Palais Bourbon...

Mais voilà, il y a 24.208 électeurs du premier tour de la présidentielle qui n'ont pas voté dimanche dernier. Et là, ça peut effectivement tout changer, car ce sont principalement des voix de gauche... Le rapprochement de ces deux chiffres montre tout l'enjeu du travail d'explication politique qu'il nous reste à faire.

Et c'est pareil cas dans beaucoup d'autres circonscriptions en France. Vous aurez sans aucun doute remarqué sur les plateaux de télé, dimanche soir, la "retenue" dans les propos qu'affectait d'avoir les représentants de la droite, se méfiant de tout triomphalisme. Il est vrai que Franck Gilard, spécialiste de la provocation, n'en était pas, ouf (pour eux) ! 

Tout simplement parce que les "stratèges" de la droite savent, eux, que rien n'est encore joué vraiment. Il leur faut transformer l'essai... Disant cela, ils nous indiquent la voie à suivre. Faire le pack, resserrer nos lignes et aller de l'avant. Politiquement, cela signifie qu'il nous faut rassembler celles et ceux qui auraient le plus à souffrir d'une droite massive au parlement et qui aurait ainsi tous les pouvoirs. Il nous faut les mobiliser pour résister à la déferlante libérale et autoritaire de l'UMP. Il nous faut leur faire comprendre à quel point ce gouvernement n'est qu'une machine électorale pour les tromper. Il nous faut enfin rassembler les forces de toute la gauche.

Dès hier soir, des contacts ont été établis pour que nos candidats soient ceux du rassemblement de toute la Gauche. C'est désormais effectif. Opposée à Gilard ce matin et cet après midi dans des débats avec la presse, Catherine PICARD a su faire valoir cette nouvelle qualité. Elle a surtout montré le choix de dimanche :

La droite va nous faire payer les cadeaux qu'elle a promis aux riches !
(15 milliards d'€)
 
Les emplois vont diminuer
La vie va augmenter :TVA, Médicaments, Soins

Dernière chance : 17 juin 2007
 
RESISTEZ : VOTEZ PICARD
Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Edito
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Mardi 19 juin 2007 2 19 /06 /2007 03:14
Une vaguelette bleue pâle !

 
L'UMP (avec 47,79% des voix) est donc majoritaire à l'Assemblée nationale.
Mais cette UMP est beaucoup moins écrasante qu'annoncée ! Pire, elle sort de cette consultation plus petite qu'en y entrant puisqu'elle y a perdu 26 sièges par rapport à 2002 ! Et même si elle pourra compter sur l'apport des 22 anciens UDF regroupés derrière Hervé Morin sous l'étiquette "Nouveau Centre", la majorité présidentielle de Sarkozy est plus petite que celle de Chirac élue en 2002 !

La vague bleue s'est fracassée sur la TVA Sociale ! Merci Laurent Fabius d'avoir su pratiquer l'opposition frontale au bon moment. Même que la démonstration de cette habileté donne quelques regrets…
 
A l'inverse, la gauche, forte de cette cacophonie gouvernementale sur la TVA Sociale qui prouve la justesse de ses analyses, gagne plus d'une cinquantaine de sièges. A nouveau merci Laurent. Le PS-PRG (avec 45,01%) obtient 204 élus (+54 !). Le PCF (avec 3,30%) limite sa décroissance à 4 avec 18 députés et les Verts (avec 0,44%) en gagne 1 avec 4 élus. Ils devraient même former un groupe ensemble …
 
Voir l'analyse de l'Express, "La gauche sauvée des eaux :
La moindre des déconvenues de cette consultation n'est pas la défaite d'Alain Juppé, battu à Bordeaux par la socialiste Michèle Delaunay. Moment de saine jouissance à gauche. Monsieur "droit-dans-ses-bottes" peut les rechausser pour le Canada. Le fond de l'air est frais ! Et on pu remarquer la grande capacité du président de la République à "contenir" sa tristesse. Édifiant !
 
Dans l'Eure, il faut saluer la réélection de François Loncle qui continuera d'assurer, seul, la représentation, non seulement de la 4° circonscription, mais aussi celle des intérêts des salariés de l'ensemble du département…
 
Dans la 5° circonscription aussi la vaguelette est bleue pâle…
Le sortant est réélu avec 26.958 voix sur 82.005 inscrits soit 32,87%... C'est-à-dire moins d'1 électeur sur 3 ! Cela ne fait une majorité que sur le papier. C'est un des éléments, avec l'absence de proportionnelle, de la crise politique qui couve. Car lorsque deux tiers de la population citoyenne ne se sentent pas représentés, il y a à craindre pour la paix sociale…
 
L'abstentionnisme, qui a encore gagné, ici, 2 points entre les deux tours, mais qui est une tendance nationale, devra rester présent à l'esprit de cette majorité. Certes elle est élue, mais dans des conditions de représentativité qui devront la rendre prudente et attentive.
 
Ce sera pour le Réélu un véritable calvaire : se montrer prudent et attentif, tout en restant "décomplexé"… Bigre, c'est la limite de la rupture !
 
Mais n'oublions pas que l'UMP a gagné et que la gauche est minoritaire ! Sarkozy peut appliquer sa politique de casse sociale et de revanche.
 
Voilà pourquoi il sera absolument nécessaire de se réorganiser pour lui opposer une détermination sans faille et construire les futures majorités municipales. Il est bien évident qu'il fallait être présent dans ces batailles pour se construire une représentativité dans la population de gauche. 

Et là où les militants ont su se mobiliser pour convaincre, là où ils ont réussi, alors c'est là qu'il faudra compter avec eux… 

Gérard Contremoulin
Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Edito
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Vendredi 29 juin 2007 5 29 /06 /2007 10:37

Les enjeux de la Refondation



Trame de mon intervention au Conseil fédéral de la fédération de l'Eure du parti socialiste, hier soir, 28 juin 2007.

D'abord faire l'état des lieux.

- C'est la 3° élection présidentielle consécutive que nous perdons. Nicolas Sarkozy concentre en ses mains l'ensemble des pouvoirs de la 5° république. Jamais un président ne s'est retrouvé dans cette situation. Même François Mitterrand ne s'y trouvait pas puisqu'il avait le Sénat contre lui, ce qui nous a couté fort cher lors des lois de nationalisations !

- Nous n'avons plus de stratégie d'alliances lisible avec les appels à Bayrou lancés entre les deux tours de la présidentielle et des législatives d'une part et d'autre part avec le ralliement de personnalités "socialistes" qui sont entrées dans les gouvernements Fillon 1 puis 2.

- Nous n'avons plus de base doctrinale claire avec les déclarations stupéfiantes de Royal sur les 35 heures et sur le SMIC !

Tout cela face à une droite sarkozyste restructurée, "décomplexée" (voir mes précédents articles sur ce sujet). Une droite qui a su inverser le mouvement des départs vers le FN des années 80, et dont les voix sont revenues cette fois - et d'une façon durable - vers son candidat.

La politique de cette droite ramène sur le devant de la scène la réalité de la "lutte des classes" et nous conduit maintenant à demander des comptes à toutes celles et tout ceux qui, au parti socialiste, voulaient nous convaincre que c'était un archaïsme, issu d'un marxisme surrané ! Cette inflexion idéologique, nous la devons notamment à la lutte engagée au PS par les "quadras" deloristes des années 90, au nombre desquels : Royal, Hollande, Gorce, DSK !

Dans ces conditions, la décision du dernier conseil national s'impose : Refonder.


Pourquoi refonder :


Nous constatons nos désaccords sur le concept fondateur du Parti d'Epinay : 
   - quel projet politique de transformation sociale ?
   - quel outil pour le porter (quel parti) ?
   - quelle stratégie d'alliances pour convaincre ?

La crise des idéologies ou plus exactement la perte de puissance de l'idéologie socialiste avec le retour de la conviction que l'horizon du capitalisme (le libéralisme à la mode mondialisée) serait indépassable. Cela suppose que nous reprenions le discours idéologique socialiste comme point de départ de toute réflexion...

Il nous faut également tenir compte de l'état actuel de la gauche et des gauches. Toute refondation n'est possible qu'en levant les anathèmes lancés ici ou là. Notre réflexion doit s'adresser et concerner toutes les gauches... L'alternative politique ne peut se construire que sur ces bases là, sans a priori !

Dans ces conditions, il n'est pas inutile de constater que l'habileté politique de Fabius qui a su mettre en difficulté Borloo puis tout le gouvernement Fillon sur la question de la TVA "sociale" a été très bien reçu par les citoyens entre les deux tours. Les mérites de cette opposition frontale consistent à enregistrer la quarantaine de députés qui ont pu gagner ou sauver leur siège.


Sur quoi refonder :


La question centrale qui est au coeur de notre refondation est celle de la redistribution des richesses produites !

Deux réponses s'offrent à nous :
     - la social-démocratie, le social-libéralisme
     ou 

     - la rupture avec le libéralisme

Nous ne pouvons plus tergiverser davantage . Nous devons trancher, c'est-à-dire CLARIFIER la réponse que les socialistes entendent apporter à cette question centrale.

Nous devons l'aborder à partir d'exemples concrets comme :

- la place de la démocratie dans l'ensemble des secteurs de la vie sociale, non seulement dans la vie citoyennes (les élections) mais aussi dans les entreprises (cf. la République sociale de Jaurès), dans la vie locale (associaltions, contre pouvoirs), syndicale (poursuite du morcellement syndical qui pousse aux surenchères ou recherche des convergences et de l'unité d'action conduisant, éventuellement, à des rapprochements organisationnels)

- la place du Service Public pour faire face aux inégalités, conséquences du morcellement individualiste de la société provoqué par la logique du libéralisme,

- la place de la Laïcité face à la montée des communautarismes à l'anglo-saxonne.

A titre d'exemple, nous pouvons revenir sur un débat lancé par Alain Minc dans les années 90 sur Egalité ou Equité...


Comment refonder :

Il s'agit d'abord et avant tout d'un processus et non d'un simple calendrier. C'est-à-dire qu'il est impératif que les militants prennent toute leur place dans les différentes étapes qu'il prévoit.

Ce débat interne doit être accepté et mené jusqu'à son terme sur la base de nos règles statutaires. Nous pouvons, donc nous devons, retrouver les mécanismes de l'élaboration collective qui nous ont maintes fois permis de gagner par la conviction.

Il est bien évident qu'il faudra déjouer les diverses stratégies de contournement des adversaires de ce processus. Il a besoin de temps pour se déployer. La pétition qui circule actuellement pour la réunion d'un congrès avant décembre vise précisément à ne pas le lui accorder. Sous couvert de consultation des militants, cet appel n'est en fait qu'une grossière astuce pour priver les militants de ce débat de fond. (Voir également mes articles sur cette question.)


Les prochains scrutins.

Il faut remercier les militants qui se sont mobilisés sur les campagnes de ce trimestre. Il faut leur dire aussi qu'ils ont bien fait car c'est sur eux et avec eux qu'il faudra compter désormais lors de ces scrutins. Ces campagnes leur ont permis d'assoir davantage leur implantations locales...

Et les résultats que nous avons obtenus dans certaines villes sont prometteurs... 

Alors, la clarification pour une refondation est-elle un handicap pour ces élections ?

NON :
- si elle se réalise dans la clarté,
- si elle se réalise dans le respect des hommes et des idées,
- si elle ne sert pas de base aux "petites phrases" distillées dans la presse et qui seront autant de parasitages de notre entreprise collective.

Il est plus que temps de repasser du "JE" au "NOUS"

Gérard Contremoulin

 

Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Edito
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