Trait d'Union de l'Eure
"Assez parlé d'égalité, il est temps de faire des
égaux" (Jean Jaurès)
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Bonjour !
Merci à celles et ceux qui ont la gentillesse
de reprendre la lecture de ce blog politique.
Les échéances électorales sont évidemment importantes.
Mais elles sont peu devant l'immensité de l'effort nécessaire
de formation, de réflexion, de cohésion pour
reconstruire le parti des socialistes
sur une ligne clairement à gauche !
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Catherine PICARD
Présidente de l’UNADFI
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Jacques MIQUEL,
Président du CCMM
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Communiqué d’Alain GEST, Député de la Somme,
Membre du Conseil d’orientation de la MIVILUDES
Les propos, même amendés, d’Emmanuelle MIGNON concernant les sectes, relèvent, au minimum, d’une méconnaissance totale du sujet. C’est ignorer les difficultés et les souffrances rencontrées par
de très nombreuses familles confrontées à des déviances sectaires. C’est limiter à quelques mouvements très médiatisés un phénomène qui concerne, en réalité, une multiplicité de petits organismes
qui manipulent nombre de nos concitoyens. C’est, une fois de plus, commettre l’erreur, en parlant de liberté de conscience, de rapprocher sectes et religions… comme le souhaitent les mouvements
sectaires les plus connus. C’est oublier que s’il faut bien sûr mieux sanctionner les groupes clairement identifiés comme troublant l’ordre public ou abusant de la faiblesse des personnes, celà
ne peut constituer la seule réponse des pouvoirs publics qui doivent mieux comprendre ces phénomènes complexes pour informer et prévenir. C’est le rôle de la MIVILUDES qui est aujourd’hui
l’émanation du rapport de la commission d’enquête que j’avais présidé en 1995. Avec mes collègues parlementaires membres de son conseil d’orientation, nous n’avons pas le sentiment d’y tenir des
conversations de salons ! C’est aussi pour mieux prévenir qu’en 1995, la commission avait, à l’unanimité, décidé de publier une liste de mouvements à caractère sectaire, établie par les services
de police, qui s’est révélée bien utile pour de nombreux concitoyens ou élus locaux sollicités par des mouvements sectaires pour, par exemple, leur mettre des locaux à disposition.
Tout propos semblant banaliser les déviances sectaires constitue d’une part, un recul par rapport au travail de prévention réalisé depuis 12 ans et d’autre part, risque d’exposer davantage nos
compatriotes les plus vulnérables.
Et puisque Madame MIGNON dit ne pas connaître la scientologie et que je n’ai pas de raison de mettre sa parole en doute, je suis prêt à lui présenter la réalité du phénomène sectaire en France,
afin de lui permettre, à l’avenir, d’en parler en toute connaissance de cause.
Source : La Gazette des Communes
Alors que les collectivités sont épaulées par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) lorsqu’elles sont
confrontées au phénomène sectaire, (notamment dans les domaines de la protection maternelle et infantile, la formation des agents territoriaux, le parcours d’insertion des Rmistes, les demandes
de location de salles par des associations, etc.), celle-ci fait à nouveau l’objet d’attaques.
Après les déclarations controversées de Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, mettant en cause le fonctionnement de la Miviludes, Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet de Nicolas
Sarkozy aurait en effet déclaré dans un entretien publié le 20 février par l’hebdomadaire VSD qu’"en France, les sectes sont un non-problème". «La liste [des mouvements sectaires] établie [par la Commission parlementaire d'enquête sur les sectes] en 1995 est scandaleuse (…).
Quant à la scientologie, je ne les connais pas, mais on peut s'interroger».
Emmanuelle Mignon a apporté un démenti à ces propos : «soit ces mouvements et ces groupes troublent l’ordre public et abusent de la faiblesse psychologique des
personnes, et dans ce cas ils doivent être poursuivis et sanctionnés (…). Soit ils ne troublent pas l’ordre public et respectent les personnes, et ils doivent alors pouvoir exister normalement
conformément au principe de la liberté de conscience». Elle n’a toutefois pas remis en cause ses autres déclarations, ni l’annonce probable de la transformation de la Miviludes, instituée auprès du Premier ministre. Elle évoquait sur ce point la volonté de la rendre " plus efficace et [d’] en finir avec le bla-bla.
L'idée serait de rattacher ce nouvel organisme au ministère de
l'Intérieur, afin de collaborer plus étroitement avec les services de police. Le reste doit
relever de la justice".
Réagissant à ces propos, Catherine Picard, présidente de l’Union nationale des associations de défense des familles et de l’individu victime de sectes (UNADFI)
invite Emmanuelle Mignon «à voir ce qu’est une association de défense des victimes». Ancienne parlementaire, elle regrette également que le directeur de cabinet du Président
de la République ayant le rang de conseiller se montre «aussi méprisante pour le travail de nos institutions. Les commissions parlementaires marquent un temps fort de la
République. Le Premier ministre, de qui dépend la Miviludes et le Président de la République doivent maintenant s’exprimer sur le
sujet».
Alain Gest, député UMP de la Somme, a également vivement réagi aux propos «même amendés d’Emmanuelle Mignon [qui] relèvent, au minimum,
d’une méconnaissance totale du sujet. Alain Gest rappelle par ailleurs que la liste établie en 1995 par les services de police, s’est révélée bien utile pour de
nombreux concitoyens ou élus locaux sollicités par des mouvements sectaires pour, par exemple, leur mettre des locaux à disposition».
La Miviludes devrait publier son rapport annuel début avril et le «Guide du maire» le 15 mai. L’Institution
se refuse à tout autre commentaire dans l’attente de savoir si François Fillon lui «renouvelle ou pas sa confiance».
Hélène Delmotte
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Le président de la Milivudes satisfait de «l'unanimité de la classe politique» |
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Source : Le Parisien
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PARIS, 21 fév 2008 (AFP) - Le président de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), Jean-Michel Roulet, a estimé jeudi «très important qu'il y ait unanimité de la classe politique» sur le problème des sectes en France, après la mise en point de Nicolas Sarkozy. «Depuis plus de 11 ans, a-t-il dit sur France-Info, l'Etat s'est préoccupé de cette question et l'a toujours fait sans approche politicienne, dans l'unanimité». «Il y a une unanimité, a-t-il ajouté, dans cette approche de protéger les victimes et de leur faire comprendre que nous sommes auprès d'elles». Dans une interview partiellement démentie à VSD, la directrice de cabinet du chef de l'Etat, Emmanuelle Mignon, a eu des propos très controversés sur les sectes et a affirmé que le gouvernement voulait «transformer» la Miviludes qui, «à part publier des rapports annuels», «ne fait rien». Après la mise au point, à la mi-journée du président Sarkozy, qui a prôné «la plus grande fermeté» vis à vis des sectes, M. Roulet, s'est déclaré «très heureux d'entendre ces messages d'encouragement». «Cela fera chaud au coeur de beaucoup de personnes», a-t-il affirmé, soulignant que «souvent on nous reprochait soit d'en faire trop, soit pas assez». A propos de la liste des mouvements sectaires établie en 1995 par un rapport parlementaire, Jean-Michel Roulet a déclaré qu'«il n'appartenait pas à un pouvoir exécutif de dire si elle est bien ou pas bien». Mme Mignon avait jugé cette liste «scandaleuse», dans son entretien à VSD. «Cette liste a dix ans», a-t-il dit, soulignant qu'elle n'était «plus à jour parce que les mouvements sectaires s'adaptent». «Beaucoup ont disparu ou sont devenus inoffensifs comme la secte du Mandarom», a-t-il poursuivi. S'agissant de la Scientologie, M. Roulet a estimé qu'il y avait «des victimes qui s'en plaignent régulièrement». «Elle a un certain nombre de méthodes qui sont éminemment critiquables et dangereuses pour nos concitoyens», a-t-il ajouté. |
Le tribunal de grande instance de Lille vient de rendre un jugement étonnant : il a considéré la virginité comme une « qualité essentielle » (sic) de la femme avant
le mariage.
Un mari avait demandé l’annulation de son mariage au motif que sa femme n’était pas vierge alors qu’elle avait prétendu l’être. Il se trouve que les deux époux sont de confession musulmane. Le
tribunal aurait-il tenu compte de la religion des époux pour rendre son jugement ? De deux choses l'une : ou bien le tribunal a été différentialiste et a rendu un jugement
discriminatoire, ou bien il faut comprendre que la virginité est devenue une qualité essentielle sur laquelle une future épouse ne doit dorénavant ni plaisanter, ni mentir.
La décision rendue par le tribunal pervertit l'esprit même de cette loi qui avait pour finalité manifeste de protéger les femmes contre les mariages forcés.
Il s'agit d'un précédent : la République, en tant qu'elle est laïque, n'a jamais considéré, ni dans son esprit ni dans sa lettre, que la virginité pouvait être une qualité essentielle
d'une citoyenne qui veut librement s'engager dans le mariage, fût-elle musulmane.
Un jugement rendu par un tribunal français est prononcé au nom du peuple souverain, source de la volonté générale, et non pas au nom d'une religion, d'une tradition ou d'un droit coutumier.
Dans la même veine anti-républicaine, anti-laïque et anti-féministe, pourquoi ne pas aller jusqu'à blanchir cette coutume barbare qu'est l'excision ?
L’UFAL appelle la représentation nationale et, au-delà d'elle, tous les citoyens, à résister à cette dérive communautariste et à refuser ce jugement :
il serait en effet désastreux qu'il fasse jurisprudence.
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