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Mais elles sont peu devant l'immensité de l'effort nécessaire
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Actualités de la Laïcité

Mercredi 20 février 2008 3 20 /02 /2008 19:33
VSD maintient sa version des propos de la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy



Source
: NOUVELOBS.COM | 20.02.2008 | 16:45
 


L'hebdomadaire a publié une interview dans laquelle Emmanuelle Mignon déclare que les sectes sont "un non-problème", que "la liste établie en 1995 est scandaleuse" et qu'"on peut s'interroger" sur la menace représentée par la Scientologie. La directrice de cabinet avait démenti avoir tenu de tels propos.
 


I
nterrogé par nouvelobs.com, Marc Dolisi, rédacteur en chef délégué de l'hebdomadaire VSD a maintenu, mercredi 20 février, les propos de la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon. 

Dans un communiqué, cette dernière avait démenti les propos que lui avait fait tenir le magazine mercredi. Je "n'ai jamais tenu les propos qui me sont prêtés par l'hebdomadaire VSD, selon lesquels 'les sectes seraient un non-problème en France'", avait affirmé la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon.

"Interrogée de manière informelle sur les positions du président de la République dans ce domaine, j'ai rappelé la position constante de Nicolas Sarkozy sur ce sujet", explique-t-elle.

"Soit ces mouvements et ces groupes troublent l'ordre public et abusent de la faiblesse psychologique des personnes, et dans ce cas ils doivent être poursuivis et sanctionnés -les moyens de rendre plus efficaces ces poursuites sont d'ailleurs à l'étude. Soit ils ne troublent pas l'ordre public et respectent les personnes, et ils doivent alors pouvoir exister normalement conformément au principe de la liberté de conscience", résume-t-elle.

"Il semblerait que l'on soit entré dans l'ère du démenti. Bientôt il faudra la présence d'un huissier à chaque interview, comme pour les mariages", commente Marc Dolisi à nouvelobs.com. 


"Scandaleuse"

Selon l'hebdomadaire VSD paru mercredi matin, cette proche du chef de l'Etat a affirmé que "la lutte contre les sectes a longtemps permis de dissimuler les vrais sujets. Mais, en France, les sectes sont un non-problème". "La liste établie en 1995 est scandaleuse", ajoute-t-elle, évoquant la liste des "mouvements sectaires" mise au point alors par la Commission parlementaire d'enquête sur les sectes. "Quant à la Scientologie, je ne les connais pas, mais on peut s'interroger", poursuit-elle selon VSD. "Ou bien c'est une dangereuse organisation et on l'interdit, ou alors ils ne représentent pas de menace particulière pour l'ordre public et ils ont le droit d'exister en paix". Les rapports parlementaires français considèrent que l'Eglise de Scientologie est une secte. La scientologie bénéficie toutefois du statut de religion dans d'autres pays, notamment aux Etats-Unis.


La Miviludes bientôt rattachée à l'Intérieur

Emmanuelle Mignon indique, selon VSD que le gouvernement compte "transformer" la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires), instituée auprès du Premier ministre, "en quelque chose de plus efficace et en finir avec le bla-bla". "A part publier des rapports annuels, la Miviludes ne fait rien", accuse-t-elle.
Selon la directrice de cabinet du président, "l'idée serait de rattacher ce nouvel organisme au ministère de l'Intérieur, afin de collaborer plus étroitement avec les services de police. Le reste doit relever de la justice".


"Assurer la liberté de croyance de tous"


Michèle Alliot-Marie, la ministre de l'Intérieur chargée des Cultes, a relancé le débat sur les sectes début février. Elle a notamment mis en cause le fonctionnement de la Miviludes, au moment où celle-ci est précisément l'objet de critiques de mouvements comme la Scientologie.
Dans un entretien au Parisien, la ministre confiait vouloir "décomplexer la lutte contre des dérives sectaires" et "assurer la liberté de croyance de tous".
Plusieurs associations, dont l'Unadfi (Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu), s'étaient déclarées "émues et indignées" par ces déclarations.
L'église de Scientologie s'est dite la semaine dernière victime de "violations de la loi de 1905" sur la séparation des Eglises et de l'Etat et a demandé que ses membres bénéficient de la liberté de conscience reconnue dans la Constitution.


"La croyance diffuse des valeurs"


La Miviludes doit présenter son rapport 2007 à François Fillon début avril, a indiqué l'organisme samedi, précisant que c'est au chef du gouvernement qu'il revient de décider de rendre public ce rapport ou non.
Un document de travail, issu d'une réunion commune du conseil d'orientation et du comité exécutif de la Miviludes tenue le 7 février, a été transmis vendredi aux différents ministères concernés (Intérieur, Justice, Santé...).
Emmanuelle Mignon souligne par ailleurs que Nicolas Sarkozy est le premier président français à avoir dit que "la question spirituelle doit jouer un rôle dans la société".
"La quête de sens n'a sûrement jamais été aussi importante qu'aujourd'hui. La croyance diffuse des valeurs, et tout ce qui diffuse des valeurs est positif", assure-t-elle. 




Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Actualités de la Laïcité - Communauté : République sociale
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Jeudi 21 février 2008 4 21 /02 /2008 11:53

Le gouvernement, prêt à succomber à l'intoxication sectaire



 
Communiqué de presse
 
 
 
Mercredi 20 février 2008.
 
 
L’UNADFI et le CCMM accompagnent depuis de nombreuses années les familles d’adeptes et les anciens adeptes, victimes de sectes.

Ce travail, qui s'inscrit dans la durée, fonde la légitimité de l’analyse du phénomène sectaire menée par l’UNADFI et le CCMM, et ce en dehors de tout esprit partisan.

Une forte action lobbyiste est menée par les groupes sectaires qui s’inscrivent dans une logique de pression antidémocratique pour tenter de faire oublier leur dimension destructrice des individus.

Il semble que le gouvernement, mélangeant secte et religion, sous couvert de spiritualité, soit prêt à succomber à l’intoxication sectaire. L’opinion publique garde présent à l’esprit les 74 morts de l’Ordre du Temple Solaire, les drames personnels d’innombrables victimes qui, avec courage, viennent témoigner, lorsqu’elles le peuvent, de l’enfermement totalitaire qu’elles ont vécu dans leur groupe de soumission que constitue la structure sectaire.

S’arrêter à une approche purement théorique comme celle exprimée par Mme MIGNON dans VSD du 20 février 2008 constitue un déni de la réalité. Non seulement la vigilance s’impose plus que jamais, mais chacun saura exprimer la résistance nécessaire face à la montée de l’obscurantisme sectaire, destructeur des libertés.

L’UNADFI et le CCMM reconnaissent l’excellent travail d’étude mené par la MIVILUDES ; il permet de comprendre la complexité du phénomène sectaire qui ne saurait être réduit à la vision binaire exprimée par Mme MIGNON : « Tolérer ou interdire ».
 
 
Catherine PICARD
Présidente de l’UNADFI
Jacques MIQUEL,
Président du CCMM
Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Actualités de la Laïcité - Communauté : République sociale
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Jeudi 21 février 2008 4 21 /02 /2008 12:08




Communiqué d’Alain GEST,
Député de la Somme,

Membre du Conseil d’orientation de la MIVILUDES



Les propos, même amendés, d’Emmanuelle MIGNON concernant les sectes, relèvent, au minimum, d’une méconnaissance totale du sujet. C’est ignorer les difficultés et les souffrances rencontrées par de très nombreuses familles confrontées à des déviances sectaires. C’est limiter à quelques mouvements très médiatisés un phénomène qui concerne, en réalité, une multiplicité de petits organismes qui manipulent nombre de nos concitoyens. C’est, une fois de plus, commettre l’erreur, en parlant de liberté de conscience, de rapprocher sectes et religions… comme le souhaitent les mouvements sectaires les plus connus. C’est oublier que s’il faut bien sûr mieux sanctionner les groupes clairement identifiés comme troublant l’ordre public ou abusant de la faiblesse des personnes, celà ne peut constituer la seule réponse des pouvoirs publics qui doivent mieux comprendre ces phénomènes complexes pour informer et prévenir. C’est le rôle de la MIVILUDES qui est aujourd’hui l’émanation du rapport de la commission d’enquête que j’avais présidé en 1995. Avec mes collègues parlementaires membres de son conseil d’orientation, nous n’avons pas le sentiment d’y tenir des conversations de salons ! C’est aussi pour mieux prévenir qu’en 1995, la commission avait, à l’unanimité, décidé de publier une liste de mouvements à caractère sectaire, établie par les services de police, qui s’est révélée bien utile pour de nombreux concitoyens ou élus locaux sollicités par des mouvements sectaires pour, par exemple, leur mettre des locaux à disposition.


Tout propos semblant banaliser les déviances sectaires constitue d’une part, un recul par rapport au travail de prévention réalisé depuis 12 ans et d’autre part, risque d’exposer davantage nos compatriotes les plus vulnérables.


Et puisque Madame MIGNON dit ne pas connaître la scientologie et que je n’ai pas de raison de mettre sa parole en doute, je suis prêt à lui présenter la réalité du phénomène sectaire en France, afin de lui permettre, à l’avenir, d’en parler en toute connaissance de cause. 



Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Actualités de la Laïcité - Communauté : République sociale
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Jeudi 21 février 2008 4 21 /02 /2008 12:16

Lutte contre les sectes : que veut le gouvernement ?



Source : La Gazette des Communes


Alors que les collectivités sont épaulées par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) lorsqu’elles sont confrontées au phénomène sectaire, (notamment dans les domaines de la protection maternelle et infantile, la formation des agents territoriaux, le parcours d’insertion des Rmistes, les demandes de location de salles par des associations, etc.), celle-ci fait à nouveau l’objet d’attaques. 


Après les déclarations controversées de Michèle Alliot-Marie, ministre de l
'Intérieur, mettant en cause le fonctionnement de la Miviludes, Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy aurait en effet déclaré dans un entretien publié le 20 février par l’hebdomadaire VSD qu’"en France, les sectes sont un non-problème". «La liste [des mouvements sectaires] établie [par la Commission parlementaire d'enquête sur les sectes] en 1995 est scandaleuse (…). Quant à la scientologie, je ne les connais pas, mais on peut s'interroger».

Emmanuelle Mignon a apporté un démenti à ces propos : «soit ces mouvements et ces groupes troublent l’ordre public et abusent de la faiblesse psychologique des personnes, et dans ce cas ils doivent être poursuivis et sanctionnés (…). Soit ils ne troublent pas l’ordre public et respectent les personnes, et ils doivent alors pouvoir exister normalement conformément au principe de la liberté de conscience». Elle n’a toutefois pas remis en cause ses autres déclarations, ni l’annonce probable de la transformation de la Miviludes, instituée auprès du Premier ministre. Elle évoquait sur ce point la volonté de la rendre " plus efficace et [d’] en finir avec le bla-bla. L
'idée serait de rattacher ce nouvel organisme au ministère de l'Intérieur, afin de collaborer plus étroitement avec les services de police. Le reste doit relever de la justice". 

Réagissant à ces propos, Catherine Picard, présidente de l’Union nationale des associations de défense des familles et de l’individu victime de sectes (UNADFI) invite Emmanuelle Mignon «à voir ce qu’est une association de défense des victimes». Ancienne parlementaire, elle regrette également que le directeur de cabinet du Président de la République ayant le rang de conseiller se montre «aussi méprisante pour le travail de nos institutions. Les commissions parlementaires marquent un temps fort de la République. Le Premier ministre, de qui dépend la Miviludes et le Président de la République doivent maintenant s’exprimer sur le sujet». 


Alain Gest, député UMP de la Somme, a également vivement réagi aux propos «même amendés d’Emmanuelle Mignon [qui] relèvent, au minimum, d’une méconnaissance totale du sujet. Alain Gest rappelle par ailleurs que la liste établie en 1995 par les services de police, s’est révélée bien utile pour de nombreux concitoyens ou élus locaux sollicités par des mouvements sectaires pour, par exemple, leur mettre des locaux à disposition».


La Miviludes devrait publier son rapport annuel début avril et le «Guide du maire» le 15 mai. L’Institution se refuse à tout autre commentaire dans l’attente de savoir si François Fillon lui «renouvelle ou pas sa confiance». 

Hélène Delmotte

Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Actualités de la Laïcité - Communauté : République sociale
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Jeudi 21 février 2008 4 21 /02 /2008 13:09

Mignon : «Renforcer l'action contre les sectes»


Propos recueillis par Angélique Négroni

Source : Le Figaro 21/02/2008


La directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy revient sur des propos qui ont provoqué une polémique.

Avec des déclarations sur les sectes publiées par l
'hebdomadaire VSD, Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, a déclenché hier une vive polémique. Julien Dray, porte-parole du PS, a déclaré que «le camp laïque» allait devoir «descendre dans la rue». De son côté, le secrétaire général du PS, François Hollande, a affirmé : «S'il s'avérait que Mme Mignon ait pu, en quoi que ce soit, justifier l'existence de sectes et notamment, par rapport à l'Église de scientologie, dire que ce serait finalement une Église, ça mettrait en cause la présence même de Mme Mignon à l'Élysée.»


LE FIGARO - Dans une interview accordée à VSD, vous avez déclaré : «En France, les sectessont un non-problème».
 

Emmanuelle MIGNON. - Je n
'ai pas dit la phrase que l'on me prête. S'il y a des mouvements sectaires qui abusent de la faiblesse des gens ou qui troublent l'ordre public, ils constituent un problème. On cherche d'ailleurs les moyens de renforcer notre action contre ces mouvements. Mais ce n'est pas parce qu'un mouvement spirituel n'appartient pas officiellement à une Église traditionnelle, comme l'Église catholique, qu'il est nécessairement sectaire. Si ces mouvements ne troublent pas l'ordre public, il n'y a pas de raison de les interdire par respect pour la liberté de conscience.


Vous avez d
'autre part vivement critiqué la liste établie en 1995 regroupant les mouvements sectaires. Pourquoi? 

Cette liste venait des Renseignements généraux et a été retranscrite dans un rapport parlementaire sur les sectes sans vérification appronfondie. Personne ne conteste aujourd
'hui que certains mouvements n'auraient pas dû y figurer.


Quelle est votre position sur la Scientologie
? 

Je ne connais pas précisément le dossier de la Scientologie mais si ce mouvement ne crée pas de trouble à l
'ordre public et s'il n'est pas à l'origine d'abus de faiblesse de gens, notre législation ne permet pas de l'interdire. Cette polémique, qui naît aujourd'
hui, prospère avec le débat lancé plus tôt par Nicolas Sarkozy sur la laïcité et la religion.

 
Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Actualités de la Laïcité - Communauté : République sociale
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Vendredi 22 février 2008 5 22 /02 /2008 01:14

Pour la Scientologie, "la France évolue dans le bon sens"


Source : NOUVELOBS.COM | 21.02.2008 | 16:15
 


Avec des déclarations sur les sectes qu
'elle a démenti partiellement, Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, a déclenché une vive polémique. Seule l'Eglise de Scientologie salue ses propos. Attaques au PS, et même au sein de l'UMP.
 

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La croix de l
'Eglise de Scientologie (AP)


L
'
Eglise de Scientologie a estimé mercredi 20 février que "la France évoluait dans le bon sens" à propos de l'interview d'Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet du président Sarkozy, à VSD sur les sectes.
Emmanuelle Mignon a démenti mercredi avoir déclaré à VSD que les sectes étaient "un non-problème en France", sans préciser si elle infirmait ou confirmait d
'
autres propos tenus sur la Scientologie.
Dans son interview à VSD, confirmée par la direction de l
'hebdomadaire, Emmanuelle Mignon a jugé à propos de la Scientologie: "Je ne les connais pas mais on peut s'interroger. Ou bien c'est une dangereuse organisation et on l'interdit, ou alors ils ne représentent pas de menace particulière pour l'ordre public et ils ont le droit d'
exister en paix".


Secte en France


La Scientologie est considérée comme une secte dans les rapports parlementaires français mais bénéficie du statut de religion dans d
'autres pays comme les Etats-Unis.
"La France évolue dans le bon sens, a estimé Danielle Gounord, du service de communication de la Scientologie. Elle s
'
aligne désormais sur la majorité des pays européens".
Pour Danielle Gounord, la France "ne peut pas rester indéfiniment à la traîne en se faisant épingler dans des rapports systématiquement négatifs de l
'Onu, de l'OSCE et du département d'
Etat".
"Cette démarche n
'est pas venue d'un seul coup", ajoute-t-elle rappelant que quelques jours avant qu'
il ne quitte Matignon, en mai 2005, Jean-Pierre Raffarin avait demandé "le retrait de la liste noire des sectes publiée par le rapport parlementaire". "Le ton était donné", a-t-elle encore dit.


Pas de commentaire de la Miviludes


Danielle Gounord a également dénoncé "le militantisme complètement inacceptable de la Miviludes" (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires). "On ne demande rien sinon l
'application de la loi de 1905 sur la laïcité", a-t-elle ajouté.
De son côté, la Miviludes n
'
a pas souhaité faire de commentaires, renvoyant aux services du Premier ministre dont elle dépend.
Emmanuelle Mignon a indiqué à VSD que le gouvernement voulait "transformer" la Miviludes "en quelque chose de plus efficace et en finir avec le bla-bla".


Hollande réclame une "vérification"


Alors que les positions de Nicolas Sarkozy sur la religion et la laïcité continuent de faire grincer des dents, les propos prêtés à Emmanuelle Mignon ont été vivement attaqués.
Réclamant une "vérification", le numéro un du
PS François Hollande a jugé que si ces propos avaient bien été tenus, "ça mettrait en cause la présence même de Mme Mignon à l'Elysée". Pour le porte-parole du parti Julien Dray, "l'ensemble du camp laïque va devoir descendre dans la rue".
Alain Gest (UMP), membre du conseil d
'
orientation de la Miviludes, a fustigé "une méconnaissance totale" de la question des sectes.
Le souverainiste de droite Nicolas Dupont-Aignan a appelé le chef de l
'Etat à "clarifier la position de l'
Etat".
François Bayrou (MoDem) s
'est indigné d'"une réhabilitation de la Scientologie". Il a rappelé la visite en 2004 de l'acteur américain Tom Cruise, adepte de ce groupe, à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'
Economie. 

 
Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Actualités de la Laïcité - Communauté : République sociale
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Vendredi 22 février 2008 5 22 /02 /2008 01:27
Sarkozy : "Ce n'est pas à moi de dire si la Scientologie est une secte"


Source
: NOUVELOBS.COM | 21.02.2008 | 16:14

"Ce n
'est pas à moi de dire si la Scientologie est une secte. Il y a une commission" pour cela, a affirmé le président, qui revenait sur la polémique créée par sa directrice de cabinet, Emmanuelle Mignon. Celle-ci avait jugé "scandaleuse" la liste établie en 1995. "On n'a pas à changer des structures tous les six mois", lui répond le chef de l'Etat.
 
 
Le président Nicolas Sarkozy a prôné jeudi 21 février à Noyelle-Godault "la plus grande fermeté" vis-à-vis des sectes, "les activités sectaires" étant selon lui "inacceptables, inadmissibles".

Le chef de l
'Etat répondait à la presse, en marge d'une visite sur l'ancien site de Metaleurop, à Noyelles-Godault (Pas-de-Calais), sur la polémique déclenchée par les propos de sa directrice de cabinet, Emmanuelle Mignon, à l'
hebdomadaire VSD, sur les sectes, propos démentis partiellement par Mme Mignon.

Emmanuelle Mignon "a elle-même contesté ces propos. En ce qui concerne les sectes, ma position a toujours été claire : les activités sectaires sont inacceptables, inadmissibles, il faut faire preuve de la plus grande fermeté", a déclaré Nicolas Sarkozy.

"Ce n
'est pas à moi de dire si la Scientologie est une secte. Il y a une commission" pour cela, mais "je n'ai jamais eu la moindre faiblesse avec eux (ndlr: les Scientologues) quand j'étais ministre de l'
Intérieur", a-t-il également affirmé.
"Chacun sait ce que j
'ai fait en la matière", a-t-il insisté.
Alors ministre de l'Economie, Nicolas Sarkozy avait reçu en 2004 l'acteur américain Tom Cruise, adepte de ce groupe.

Interrogé sur la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires), Nicolas Sarkozy a affirmé qu
'il ne s'agissait "pas de (la) réformer". "Qu'elle fasse son travail, qu'elle soit, sévère avec toutes les activités sectaires qui abusent de la faiblesse de pauvres gens. Et puis voilà ! On n'a pas à changer des structures tous les six mois. Ce qu'il faut, c'est obtenir des résultats ici comme ailleurs", a-t-il ajouté.
 

La liste de 1995 en cause

Dans les propos qui lui sont attribués mercredi par VSD, Emmanuelle Mignon déclare que "la lutte contre les sectes a longtemps permis de dissimuler les vrais sujets. Mais, en France, les sectes sont un non-problème".

"La liste établie en 1995 est scandaleuse", y ajoute-t-elle en évoquant la liste des "mouvements sectaires" de la Commission parlementaire d
'enquête sur les sectes. "Quant à la Scientologie", qui figurait dans cette liste, "je ne les connais pas, mais on peut s'interroger", estime-t-elle.

Interrogée à nouveau ce jeudi matin par Le Figaro, Emmanuelle Mignon a nié une nouvelle fois avoir affirmé que "les sectes sont un non-problème", comme il est écrit dans l
'hebdomadaire, mais conteste néanmoins la liste des sectes établie en 1995.

Emmanuelle Mignon affirme dans le quotidien que "s
'il y a des mouvements sectaires qui abusent de la faiblesse des gens (...) il y a un problème. On cherche d'
ailleurs les moyens de renforcer notre action contre ces mouvements". 

Mais elle souligne que la liste des sectes établie en 1995 l
'a été "sans vérification approfondie" et que "certains mouvements n'auraient pas dû y figurer". Interrogée sur la Scientologie, elle affirme que ce mouvement ne peut être interdit s'il n'est pas "à l'origine d'abus de faiblesse de gens".
 
Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Actualités de la Laïcité - Communauté : République sociale
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Vendredi 22 février 2008 5 22 /02 /2008 02:12
 


"Le problème des sectes existe, nous en avons la preuve"

LES SECTES par Jean-Michel Roulet,
président de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires)


Interview de Jean-Michel Roulet par Sibylle Laurent

(réalisée le jeudi 21 février 2008)


Comment réagissez-vous aux propos tenus par Emmanuelle Mignon, chef de cabinet de Nicolas Sarkozy, dans
VSD ? Les sectes en France sont-elles un "non-problème" ?


- Je crois au contraire que les dérives sectaires sont un vrai problème. A la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires), nous constatons tous les jours qu
'il y a en France un certain nombre d'organisations qui se livrent sur des personnes à des actions dangereuses. Cette semaine encore, nous avons reçu deux victimes de ces mouvements.
Je peux donc dire sans hésitation que le problème des sectes existe : nous le voyons de façon concrète et nous en avons les preuves.


Emmanuelle Mignon a également indiqué dans
VSD que le gouvernement voulait "transformer" la Miviludes en "quelque chose de plus efficace et en finir avec le blabla". Partagez-vous cette opinion sur la fonction de la Miviludes ?


- La Miviludes fait un travail très, très concret, en analysant les dérives sectaires. D
'abord parce qu'elle observe et suit l'évolution du paysage sectaire. Ensuite parce qu'elle en rend compte : au Premier ministre, mais surtout au public. Elle l'informe sur les dangers auquel il est exposé, dans la formation, la santé, le bien-être, domaines où il y a un grave danger de dérives sectaires.
La Miviludes fait son travail de façon très rigoureuse, et c
'est une critique imméritée pour nous que de dire qu'elle n'est pas efficace ni active. Nous avons mis à disposition du public dernièrement un guide sur le satanisme, un autre sur le risque sectaire dans les entreprises, qui a été salué dans ces milieux. Nous concevons ces rapports et ces guides dans une optique très concrète, d'
un usage facile, pour informer le citoyen sur les risques auxquels il est exposé.
Evidemment, on peut toujours faire mieux. Mais pour l
'ensemble des collègues et des membres de la Miviludes qui planchent sur ces rapports, je trouve que cette critique n'
est pas du tout méritée.
La Miviludes, attachée au Premier ministre depuis sa création en 2002 a remplacé la Mission interministérielle pour la lutte contre les sectes (MILS), créée en 1998. Ces deux organismes répondent et ont toujours répondu à un besoin. Le Premier ministre et l
'
Assemblée nationale, tous courants confondus, les ont toujours soutenu et accompagné ces organismes, en veillant à ce que le travail soit bien fait et les libertés publiques respectées. 


Quels sont les critères mis en avant en France pour définir les sectes ? Est-ce une bonne chose de s
'aligner sur d'autres pays d'Europe en la matière, dont certains reconnaissent la Scientologie comme une religion ?


- Dans le domaine de la lutte contre les dérives sectaires, la France est au contraire plutôt en avance par rapport aux autres pays. Nous sommes aujourd
'hui bien au point dans l'analyse et la connaissance de ces mouvements, nous avons défini une batterie de critères qui permettent de dire quand nous sommes en présence d'une secte, comme l'emprise mentale, les exigences financières exorbitantes, les violences, le discours radical, la rupture avec l'environnement familial. La plupart des pays d'Europe s'appuient au contraire sur la méthode française.
Sur le problème plus particulier de la Scientologie, il faut faire attention, car c
'est un mouvement qui est passé maître dans l'art de communiquer. Les Scientologues se targuent d'être reconnus comme religion dans beaucoup de pays, comme l'Espagne par exemple. Ce que le mouvement ne précise pas, c'est qu'en Espagne, la reconnaissance des religions repose sur un régime déclaratif. Chaque mouvement peut là-bas s'autoproclamer religion. En France, si n'
importe qui peut faire de même, cela ne sera pas reconnu comme religion.
Nous avons la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l
'Etat, au terme de laquelle l'Etat garantit la liberté totale de conscience et de culte. Mais l'Etat français ne définit pas la religion. Il y a ainsi en France beaucoup de mouvements qui, parce qu'ils ont un lieu de culte, des rituels, se sont rassemblés en associations cultuelles. Ce que la Scientologie aurait pu faire mais n'
a pas fait.
Les mouvements sectaires sont très habiles pour se servir de l
'argument de la liberté de conscience, et pour éviter qu'on ne puisse regarder comment ils fonctionnent. Ils s'abritent derrière une pseudo-discrimination religieuse. J'y vois une volonté d'
effectuer un petit business plutôt que de proposer une véritable solution spirituelle. 





Le président de la Milivudes satisfait de «l
'unanimité de la classe politique»
 
 
 Source : Le Parisien

PARIS, 21 fév 2008 (AFP) - Le président de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), Jean-Michel Roulet, a estimé jeudi «très important qu
'il y ait unanimité de la classe politique» sur le problème des sectes en France, après la mise en point de Nicolas Sarkozy.


«Depuis plus de 11 ans, a-t-il dit sur France-Info, l
'Etat s'est préoccupé de cette question et l'a toujours fait sans approche politicienne, dans l'unanimité». «Il y a une unanimité, a-t-il ajouté, dans cette approche de protéger les victimes et de leur faire comprendre que nous sommes auprès d'elles».


Dans une interview partiellement démentie à VSD, la directrice de cabinet du chef de l
'Etat, Emmanuelle Mignon, a eu des propos très controversés sur les sectes et a affirmé que le gouvernement voulait «transformer» la Miviludes qui, «à part publier des rapports annuels», «ne fait rien». 


Après la mise au point, à la mi-journée du président Sarkozy, qui a prôné «la plus grande fermeté» vis à vis des sectes, M. Roulet, s
'est déclaré «très heureux d'entendre ces messages d'encouragement». «Cela fera chaud au coeur de beaucoup de personnes», a-t-il affirmé, soulignant que «souvent on nous reprochait soit d'en faire trop, soit pas assez». 


A propos de la liste des mouvements sectaires établie en 1995 par un rapport parlementaire, Jean-Michel Roulet a déclaré qu
'«il n'appartenait pas à un pouvoir exécutif de dire si elle est bien ou pas bien». Mme Mignon avait jugé cette liste «scandaleuse», dans son entretien à VSD.

«Cette liste a dix ans», a-t-il dit, soulignant qu
'elle n'était «plus à jour parce que les mouvements sectaires s'adaptent». «Beaucoup ont disparu ou sont devenus inoffensifs comme la secte du Mandarom», a-t-il poursuivi.

S
'agissant de la Scientologie, M. Roulet a estimé qu'il y avait «des victimes qui s'en plaignent régulièrement». «Elle a un certain nombre de méthodes qui sont éminemment critiquables et dangereuses pour nos concitoyens», a-t-il ajouté.

leparisien.com ,
jeudi 21 février 2008, 14h36



Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Actualités de la Laïcité - Communauté : République sociale
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Mardi 11 mars 2008 2 11 /03 /2008 17:19


Sauver la laïcité
 


André Bellon, écrivain, ancien parlementaire - Caroline Fourest, journaliste - Catherine Kintzler, philosophe - Jean-Claude Milner, philosophe - Henri Pena-Ruiz, philosophe - Jean Riedinger, Observatoire chrétien de la laïcité - Jean-Paul Scot, historien - Bruno Streiff, écrivain et metteur en scène.
 

Source
: Libération

 

La laïcité est en péril.
Ce n’est plus, cette fois, le résultat d’attaques détournées, mais une remise en cause violente et globale. Le Président de la République, déjà inspirateur de la commission Machelon, mène l’offensive avec la plus grande brutalité. Nul procès d’intention de notre part, mais de simples constats :
 

- Proclamer la supériorité de la religion sur les autres types de convictions, c’est détruire la laïcité
. On bafoue ainsi l’égalité de traitement des citoyens. Aux uns la reconnaissance publique de leurs convictions, avec les éventuels privilèges financiers que cela entraîne. Aux autres l’assignation de leurs convictions à la seule sphère privée. Une telle discrimination renie la devise républicaine.
 

- Affirmer une telle hiérarchie est inacceptable de la part d’un Président de la République dans l’exercice de ses fonctions
. Nul n’a donné mandat au Président pour fixer une norme en matière de conviction personnelle. La laïcité n’est pas le seul modèle politique dans lequel la liberté de conscience est assurée. Mais elle se distingue des autres Etats de droit par le silence auquel doit se tenir la puissance publique sur les différents types de conviction. Elle seule garantit ainsi un égal respect à tous. En rompant ce silence, le Président de la République introduit une inégalité morale entre les citoyens et enfreint la Constitution qui fait de la France une République laïque.
 

- Prétendre que l’instituteur ne peut éclairer la distinction du bien et du mal comme le fait le pasteur ou le curé, c’est disqualifier l’autonomie de jugement dont l’école laïque assure la promotion
. Une telle autonomie a évidemment un sens moral et civique autant qu’intellectuel. Elle est gage de lucidité - et n’a donc rien à envier à la direction de conscience religieuse. Insinuer que la République est muette sur les valeurs est tout aussi inacceptable. Son souci de promouvoir la liberté, l’égalité et la fraternité ne passe certes pas par un catéchisme. Mais elle fait le pari de la conscience éclairée pour développer ces valeurs. Miser sur l’autonomie des personnes en la fondant sur la maîtrise du savoir et s’interdire tout endoctrinement, tel est l’honneur de la République laïque et des enseignants qui la font vivre dans les écoles.
 

- Brouiller la distinction entre culturel et cultuel afin de rétablir le financement public des religions, c’est détruire la laïcité
. Outre ses résonances communautaristes contraires à l’universalisme républicain, l’amalgame entre culture et religion est un prétexte. Il est conçu pour contourner la loi qui réserve le financement public à ce qui est d’intérêt commun. La culture a une portée universelle ; le culte, une portée particulière. Payé par tous, l’impôt doit être dépensé pour tous. Le détournement des fonds publics ainsi envisagé est d’autant plus inacceptable que, dans le même temps, les missions de service public de l’Etat sont remises en cause par une privatisation croissante. Va-t-on sacrifier ce qui est d’intérêt universel sur l’autel du particulier ?
 

Face à une offensive sans précédent, la plus large mobilisation pour la laïcité est à l’ordre du jour
. L’enjeu est de taille : assurer la coexistence sereine de personnes issues des traditions les plus diverses en émancipant la loi commune de tout particularisme. Avant toute chose, une parfaite clarté sur les objectifs s’impose. Bien sûr, il faut réaffirmer la liberté de conscience, premier des principes laïques. Mais celle-ci doit aller de pair avec l’égalité de traitement des convictions, second principe rendu possible par la neutralité de la République et la loi qui sépare l’Etat des autorités religieuses. Selon le troisième principe, les institutions publiques ne doivent pas avoir d’autre but que l’intérêt de tous. Le moment est venu de réaffirmer ces trois principes et de les défendre, comme un tout, face aux empiétements dont la laïcité ne cesse de faire l’objet, et de rappeler fermement que ces empiétements ne sauraient faire jurisprudence.
 

Non à toute réécriture de la loi du 9 décembre 1905 !
Non à son contournement insidieux par quelque voie réglementaire que ce soit ! Non au tarissement de l’action publique à finalité universelle ! Non à la généralisation des entorses multiformes à la laïcité !
 

Le mouvement laïque saura s’unir pour empêcher toute régression de la laïcité, qui signerait une régression de la République elle-même.


Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Actualités de la Laïcité - Communauté : République sociale
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Vendredi 30 mai 2008 5 30 /05 /2008 12:59



La virginité «qualité essentielle» de la femme avant le mariage !


Le tribunal de grande instance de Lille vient de rendre un jugement étonnant : il a considéré la virginité comme une « qualité essentielle » (sic) de la femme avant le mariage.


Un mari avait demandé l’annulation de son mariage au motif que sa femme n’était pas vierge alors qu’elle avait prétendu l’être. Il se trouve que les deux époux sont de confession musulmane. Le tribunal aurait-il tenu compte de la religion des époux pour rendre son jugement ? De deux choses l'une : ou bien le tribunal a été différentialiste et a rendu un jugement discriminatoire, ou bien il faut comprendre que la virginité est devenue une qualité essentielle sur laquelle une future épouse ne doit dorénavant ni plaisanter, ni mentir.


La décision rendue par le tribunal pervertit l'esprit même de cette loi qui avait pour finalité manifeste de protéger les femmes contre les mariages forcés.


Il s'agit d'un précédent : la République, en tant qu'elle est laïque, n'a jamais considéré, ni dans son esprit ni dans sa lettre, que la virginité pouvait être une qualité essentielle d'une citoyenne qui veut librement s'engager dans le mariage, fût-elle musulmane.


Un jugement rendu par un tribunal français est prononcé au nom du peuple souverain, source de la volonté générale, et non pas au nom d'une religion, d'une tradition ou d'un droit coutumier. Dans la même veine anti-républicaine, anti-laïque et anti-féministe, pourquoi ne pas aller jusqu'à blanchir cette coutume barbare qu'est l'excision ?

L’UFAL appelle la représentation nationale et, au-delà d'elle, tous les citoyens, à résister à cette dérive communautariste et à refuser ce jugement : il serait en effet désastreux qu'il fasse jurisprudence.



Par Gérard CONTREMOULIN - Publié dans : Actualités de la Laïcité - Communauté : République sociale
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